Et après
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À huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la « mort imminente » pour avoir voulu sauver une fillette. Déclaré mort, le petit garçon se réveille inexplicablement. Vingt ans plus tard, Nathan est devenu un brillant avocat new yorkais. Meurtri par les circonstances douloureuses de son divorce, il s’est barricadé dans son travail, loin de son ex-femme Claire et de sa fille. C’est alors qu’un mystérieux médecin, le docteur Kay, fait irruption dans son existence en prétendant pouvoir dire à quel moment certaines personnes vont mourir. Et parce que Kay bouleverse tous les repères de sa vie, Nathan va enfin découvrir pourquoi il est revenu. (fiche allociné)

Une fois de plus on ne peut se fier à la bande annonce (trop rythmée). Heureusement que le casting Duris-Malkovich est là pour allécher le spectateur. Un gros travail pour l’acteur français qui signe son premier rôle dans la langue de Shakespeare, à aucun moment il ne paraît ridicule face au monstre Malkovich ; il y démontre ainsi son talent et sa maturité. Face à ces deux hommes, un premier rôle pour celle qui se fit connaître dans la série Lost, Evangeline Lilly. Elle campe une femme très nature et posée malgré un événement passé dur.
[allocine 18846559]
Gilles Bourdos réussit l’adaptation de ce best-seller de Musso, en ne tombant pas dans le côté rose de ce roman de plage ; pour ne déplaire à certains il laisse la fin ouverte, libre à chacun de choisir. Il creuse le personnage de Nathan, en créant autour de lui un univers mystérieux et poétique. La froide solitude associée à New-York s’oppose à la légèreté familiale d’une petite ville américaine, tout comme la première scène (qu’on ne comprend qu’à la fin) réunit la candeur infantile et un choc violent. Le docteur Kay ne s’adresse pas seulement à son « élève », mais à tout ceux présents dans la salle. La morale peut paraître désuète et simpliste, mais qui a dit que tout était compliqué ? Pour vivre réellement, il faut accepter la mort et ne pas vivre dans le passé. Je vous laisse méditer cette parole, qui inspira le réalisateur : La merveille est dans l’instant et on s’en aperçoit toujours trop tard (François Mitterand)
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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