[UK Subs / Vibrators / Trotskids] troops of today à la Pena Festayre
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La Miroiterie (Paris) - 18 février
Le Trockson (Lyon) - 23 février
U.K. Subs
La Clef (Saint-Germain-en-Laye) - 10 février
Trotskids
Secret Place (Saint-Jean-de-Védas) - 23 mars
Pour bien commencer l’année musicale 2009, rien de tel qu’un rassemblement de crêtes, piercings, docs, bref, un bon concert punk à la Pena Festayre, avec un mélange 100% amical de punks, skins, rockers (un peu) et anonymes (un certain nombre…) ! Bon, l’horaire annoncé (17h00 !) était un peu tôt pour un mardi, mais comme l’organisation m’avait indiqué que je pouvais ne me pointer qu’à 18h00 …
- Date : 13.01.09
- Adresse : 32 avenue Corentin Cariou 75019 PARIS
- Téléphone : 01.40.05.01.38
- Web : www.festayre.com
Stygmate (web)
C’est donc peu après 18h que je me pointe à la salle, pour m’apercevoir que les Stygmate ont déjà entamé leur set, et qu’il n’y a pas plus de 10 spectateurs… Qu’on se rassure, la salle se remplira (et bien, d’ailleurs !) au fur et à mesure de la soirée, mais si on cherche des exemples de concerts à l’ambiance absente, la prestation de ce soir en est un bon, ce qui est vraiment dommage, car le « Rock / Punk / Pop Punk » du trio est pêchu, sans prise de tête, parfois rigolo (la reprise du bonne humeur de Tristan), et mérite indéniablement un public autre que les punks gymnastes qui multiplient les roulades (avant et arrière, messieurs dames !) dans la fosse vide ! Pour preuve, les reprises (plus sérieuses, celles-là !) de parce que ça nous plaît (OTH) et le mix maximum / amsterdam (Oberkampf / Parabellum) montre que ces gens ont des lettres, des goûts sûrs, et si cela ne dépasse qu’à peine la 1/2 heure, c’est une singulière et très réussie mise en appétit pour la soirée !
Porno Kino (web)
Pour continuer, un groupe au nom ancien, puisque Porno Kino date de 1982, mais seul son chanteur est « d’origine », et le « Punk / Post-punk » annoncé par les Bordelais/Bayonnais s’avère plus globalement un punk à la sauce Cadavres, mâtiné de punk anglais 2e ou 3e génération, à la Conflict par exemple de temps à autres… Le chanteur donne l’impression de ne pas être à l’aise, et pour compenser de gesticuler beaucoup, et on sent de temps à autres que le guitariste se laisserait bien aller à des solos de hard-rock, ce dont il semble s’abstenir à grand-peine… On notera la reprise du east end kids des Ejected, adaptée en bordeaux kids (effectivement, écrit ainsi ça ne fait pas forcément rêver…), mais à la longue (45 minutes) l’ensemble semble un peu répétitif, d’autant qu’on a un mal fou à comprendre le dixième des paroles… On a connu pire, mais on pouvait espérer mieux !
Trotskids (web)
En dépit de commentaires pour le moins mitigés concernant leur prestation montpelliéraine du mois dernier, on attendait beaucoup du retour des Trotskids, un groupe rennais datant de la glorieuse époque dite du Chaos en France, dont la reformation l’an passé se continue avec un agenda bien rempli… A 20h pile (les horaires seront scrupuleusement respectés tout au long de la soirée, bravo pour l’organisation !), Doumé et ses acolytes entament un furonculé assez propre, puis le pogo démarre sur je sens mauvais, et on attend encore mieux de l’amour anal, mais ça démarre réellement avec la chanson du dernier obstructeur de siphons (vous aurez noté, je m’en doute, le goût des titres, qui correspond à la douceur des textes…), et cela restera du très haut niveau jusqu’à la fin du set, avec au passage une autre reprise des Ejected, ce qui montre une certaine unité dans la soirée… Le groupe est au point, le chanteur est à fond, le public en délire, et on a droit à des textes moins pipi-caca (blanche, mise à s.a.c.) pour varier des scato, je ne veux pas être bronzé, secoue plus fort ou le chéri de ces dames… En point d’orgue, la succession finale gueule d’enfer / pas de voyous dans mon bar fait plaisir à tout le monde, même (surtout ?) s’il n’y a pas eu de nouveaux titres, et on regrette juste que cela n’ait pas duré plus de 40 minutes !
the Vibrators (web)
On continue à remonter le temps, puisque The Vibrators se sont formés en février 1976 à Londres, et n’ont jamais réellement arrêté depuis… Si Knox, l’incontournable leader depuis le départ, est absent pour cause de déficience cardiaque, on retrouve Eddie aux fûts, Nigel à la guitare (un ancien Members, au passage…) et le petit nouveau Pete à la basse, et le trio va piocher allègrement dans les premiers albums du groupe (baby baby, wrecked on you, disco in mosco, le troops of tomorrow qu’Exploited leur empruntera par la suite, ou encore i need a slave…), dans des versions souvent légèrement ralenties, donc alourdies, ce qui fait qu’on apprécie le concert en tant que récital de titres archiconnus, mais qu’on n’est pas loin de penser qu’on les a déjà vus et entendus plus percutants ! Mais après un énorme automatic lover, il s’avère que chacun arbore un grand sourire, preuve que la prestation est tout de même largement supportable…
UK Subs (web)
Pour clore la soirée, un autre monument, puisque les UK Subs (United Kingdom Subversives au départ…) se sont formés en 1977, autour de Charlie Harper qui arborait déjà 33 ans… A presque 65 ans donc, le frontman continue d’emmener au pas de course ses troupes, dont les 2/3 sont d’origine (seul le batteur est récent…), et en entamant le set par les 3 titres de son premier 45 tours (b.i.c, c.i.d, i live in a car), la cause est entendue, d’autant plus aisément que l’énergie est là, et le restera tout au long de l’heure de set, en dépit d’un ou deux titres légèrement plus calmes… Au passage, on aura droit à d’autres morceaux de bravoure (stranglehold, bien sûr, ou warhead), et les spectateurs sont réellement heureux de ce qui se passe sur scène, et apprécient ainsi encore plus les deux titres en rappel, histoire de boucler l’horaire et la soirée avec de la (bonne) musique plein la tête, et des légendes encore plein les mirettes …
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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