La Fonta (+ Twin Twin + Little Ballroom) au Set de la Butte
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Vendredi soir à Paris : quel meilleur moyen de terminer la semaine que de profiter de bonne musique dans un cadre agréable et détendu qu’est le Set de la Butte ? La Fonta, Twin Twin et Little Ballroom sont au rendez-vous ce soir pour égayer notre nuit de manière originale. On sort de là le sourire aux lèvres en se disant qu’assurément, ce fut une excellente soirée !
- Date : 19.12.08
- Adresse : 7 rue Pierre Picard, 75018 Paris
- Téléphone : 01 42 62 15 12
- Web : www.lesetdelabutte.com
Trois groupes surdoués dans l’art de manier les mots sont au programme ce soir dans la petite salle du Set de la butte qui a des airs de bal musette avec ses guirlandes d’ampoules multicolores accrochées au plafond et sa boule à facette. C’est dans cette ambiance chaleureuse que va se dérouler un spectacle vivant auditif et visuel, bourré d’humour, d’énergie et de bonne humeur ! Surprenantes et originales, les différentes performances ne laisseront pas de marbre. Préparez-vous à entrer dans un monde complètement fou…
La Fonta (ex Mrs Love Stream) (web)
Première prestation de la soirée, La Fonta immerge très vite le public dans son univers. Son style est assez particulier : il se rapproche du slam mais reste tout de même très mélodique. La musique alternative a trouvé une très bonne représentante ! Mélangeant la langue française et anglaise de manière parfaitement dosée, elle jongle avec les mots et écouter ses textes poétiques est un véritable plaisir : « La poudre d’escampette, je l’ai sniffée, elle n’a pas de goût ». Son univers onirique est troublant car il est rempli d’émotions. Pour couronner le tout, elle se fait accompagner par deux musiciens hors pairs (un clavier et une guitare). Le guitariste, en transe pendant toute la durée du concert, sera en grande partie responsable de l’ambiance irréelle et planante grâce aux notes superbement maîtrisées de son instrument. Les airs prenants fredonnés par la voix douce de La Fonta restent dans la tête et donnent des frissons. Ses paroles courent le long de ceux-ci de manière enivrante. L’humour est également présent et le public est on ne peut plus réceptif face à cette excellente performance qui permet de débuter la soirée en beauté.
Twin Twin (ex Chimere) (web)
Twin Twin, c’est deux frères un peu fous accompagnés par le beat boxer Patrick Biyik, véritable instrument vivant que certains d’entre vous reconnaîtront (récemment avec Spleen et Lippie). Le résultat de ces trois zigotos se démenant sur scène est une explosion sonore et artistique de qualité. Ces originaux entremêlent le rap et le slam (c’est du « slap » selon leur terme !) sur des lignes mélodiques rocks chantées ou à la basse. Le beat box de Patrick ajoute un complément à tout ce mélange qui détonne ! Une énergie incroyable se dégage de ces trois artistes et une réelle complicité existe entre eux. Cela fait plaisir à voir ! On ne peut s’empêcher de remuer la tête au son des rythmes entraînants. La langue française est maîtrisée avec humour et la vitesse à laquelle les mots peuvent sortir de la bouche du chanteur coupe le souffle du public! Les textes acérés donnent une bonne claque mais l’esprit comique est toujours là pour alléger les thèmes abordés, pas toujours très roses. Ce concert qui parfois relève plus du spectacle théâtral laisse un bon goût dans la bouche et une sensation de pas assez lorsque les dernières notes sont jouées. Vraiment à voir !
Little Ballroom (web)
Qu’est-ce que Little Ballroom ? Du cabarock déjanté !! Et le cabarock c’est du rock accompagné par une contrebasse et un accordéon, le tout mêlé à un visuel complètement fou ! La chanteuse porte une perruque à plumes sur la tête, un short et des collants léopards ainsi que d’étranges lunettes. Elle entrera en scène en parcourant la salle histoire de réveiller le public tout en shootant dans la boule à facettes. Cette punk folle s’énerve sur son micro et certaines personnes du public ne peuvent s’empêcher de sauter dans tous les sens. Malheureusement pour ce groupe, quelques problèmes techniques agrémenteront leur performance et le public commencera à diminuer dû à l’heure de plus en plus tardive. Cela ne les empêchera pas de donner leur maximum, la contrebassiste n’hésitant pas à hurler dans son micro et à imiter tous les animaux de la ferme. La folie régnante sera peut-être de trop pour certains mais cela fait partie de leur personnalité musicale. Ces agités du bocal clôtureront la soirée en apothéose en faisant danser tout leur public. C’est ce qu’on appelle un « happy ending » !
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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