Alien, le 8ème Passager – Director’s Cut

En chemin pour la Terre avec une importante cargaison de minerai, le vaisseau commercial Nostromo fait escale sur une planète déserte. Kane, l’un des membres de l’équipage, est alors attaqué par une forme de vie inconnue s’apparentant à une arachnide. Revenu à bord de l’engin, le docteur Ash parvient à lui retirer le spécimen qui tente de l’étouffer. L’équipage retrouve le sourire, mais la bonne humeur fait rapidement place à l’horreur, lorsqu’au cours d’un repas l’officier, pris de convulsions, voit son abdomen perforé par un corps étranger vivant. Le parasite s’échappe dans les couloirs du vaisseau et commence alors son processus d’extermination …

La plus effrayante créature du cinéma, née sous les traits du génialissime HR Giger, revient sur les écrans géants. Né en 1979, Alien le 8e passager, remasterisé et remonté par son géniteur, Ridley Scott

Que dire après les 3 suites qui ont succédé à ce chef d’oeuvre ? Il n’a rien perdu de sa magie, de son intensité, et n’a pas à rougir à certaines productions actuelles qui ne prônent que par le tout numérique. A l’instar de Kubrik dans une période similaire, le talent de Ridley Scott est indéniable, intemporel. Malgré les faibles moyens, et un style complètement novateur, ce dernier a su créer un monstre qui va devenir un mythe, une légende, une référence pour tout le cinéma SF et horreur à venir

Les scènes ajoutées, qui n’excèdent pas 2 mn mettent cependant un avant les capacités intellectuelles de l’Alien : ainsi retrouve-t-on, dans un coin du vaisseau, un mur retapissé de ce qu’on retrouvera dans l’épisode suivant (réalisé cette fois-ci par James Cameron), ou encore les réactions humanoïdes du xénomorphe quand Ripley le réveille.

Alien, le 8e passager, comme le bon vin, s’est bonifié avec le temps. Et le jeu parfois maladroit des acteurs est vite compensé par quelques figures qui par la suite deviendront des incontournables du cinéma, avec notamment Sigourney Weaver, qui sera présente dans toutes les suites, et le robotique Ian Holm que l’on pourra retrouver en charismatique Bilbon Saquet dans la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Alien est le témoin vivant qu’un bon réalisateur couplé à un excellent character designer n’a pas besoin de millions de dollars pour réaliser une oeuvre anthologique. A voir et à revoir sans modération.

publié par Rod le 12.11.03

archives.le-hiboo.com

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