[Sonic Protest] noise noise noise au Trabendo

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Le Trabendo
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Les soirées d’hiver sont longues, en cette fin d’automne, c’est sans doute la raison de l’existence du festival Sonic Protest, qui nous évite d’aller hiberner trop tôt avec un programme copieux sur 6 jours, telle l’affiche du Trabendo ce jeudi soir…

Dimension X (web)

Ça débute dans une relative intimité, puisque l’ouverture des portes est fixée à 19h, et la salle se remplira peu à peu jusqu’à la tête d’affiche, mais il n’y a quand même pas grand monde pour assister à la prestation de Dimension X,un trio italien basse/guitare/batterie, de qualification « Expérimentale / Rock / Alternative« , qui nous présente des titres exclusivement instrumentaux, très sonores, créant des ambiances à base de larsens et d’effets de pédales, que j’aurais tendance à associer parfois à la notion limite de noise progressif tant cela prend du temps à monter en puissance… Comme dit l’autre c’est du brutal, mais je n’irais pas jusqu’à dire que cela me passionne, cela manque un peu de variations, mais au moins on comprend mieux l’intitulé du festival !

Parenthetical Girls (web)

Après un changement de plateau agrémenté de vidéos originales malheureusement projetées de manière à ne pouvoir être vues qu’à moitié, c’est le quatuor américain (Portland, Oregon, et ils en semblent fiers, les bougres !) de Parenthetical Girls qui arrive sur scène, et on ne peut pas dire que l’appellation « Pop / Idol » soit vraiment erronée, puisqu’elle ne correspond pas à grand chose de tangible ! En résumé, c’est la multiplication des claviers du scène, avec une guitare, une batterie, un xylophone et un violon pour agrémenter l’espèce de cabaret dont l’intérêt essentiel semble être le mouvement créé par les changements de place et d’instruments des uns et des autres… Pour le reste, la voix m’insupporte, la musique m’endort, et ça me permet de terminer mon bouquin en attendant la suite !

Stanley Kubi (web)

Pas de problème avec la suite, puisque les parisiens de Stanley Kubi sont des têtes connues, même si ce sera la première fois qu’on les verra sans leur trombone, parti pour de nouvelles aventures… Avec donc l’habituel trio basse/guitare/batterie, le bassiste prenant parfois le piano d’assaut, plus le joueur d’épinette des Vosges, qui la lâche aussi pour la mandoline quand ça le prend, et un chanteur incontournable, le set démarre de manière bordélique comme souvent, avec les lumières qui s’éteignent 5 minutes avant que le groupe soit prêt, mais dès que ça commence il n’y a plus grand chose à dire, juste à apprécier : le « Autre / Rock » peut aussi s’appeler « hardcore folklorique » si l’on veut, les alternances de parties calmes avec une prépondérance des instruments acoustiques étant largement contrebalancées par les envolées largement rock du groupe, et on inclut les performances vocales de Macario dans le groupe, car sa voix est toujours aussi étonnante, oscillant entre rires d’outre-tombe et hurlements, en passant par du chant presque classique… Au passage, il y a aussi une distribution de verres (remplis, bien sûr !) au public, des apartés qui tombent plus ou moins à plat, mais c’est souvent le résultat espéré puisque l’idée est de s’éloigner au maximum des standards habituels du rock ! Et en ce qui concerne l’absence du trombone, j’ai trouvé que cela donnait un set légèrement moins varié qu’avant, mais toujours totalement jubilatoire, ce dont on ne doutait que très peu à vrai dire !

Deerhoof (web)

Pour clore la soirée, ce sont les nippo-américains de Deerhoof qui s’y collent : au menu ce qu’on pourrait qualifier d’indie/rock (aucune signification véritable !), mâtiné de jazz par instants, de rock classique par moments, genre Who meets Led Zep… La composition du groupe est simple (2 guitares, une batterie, une basse, tous les musiciens étant alignés sur le devant de la scène), mais la voix de la chanteuse/bassiste japonaise détonne totalement, on hésite souvent en se demandant si elle chante en japonais ou en anglais, et la douce voix entre en conflit frontal avec la musique souvent très brutale distillée… Pour être franc, cette deuxième occasion de voir le groupe est un peu moins scotchante qu’il y a 1 an et demi au Point Éphémère, l’effet de surprise étant passé, mais il reste que cela est tout de même assez épatant, et que pas grand monde dans la salle ne renâclera lorsque les musiciens reviendront sur scène pour un 2e rappel a priori imprévu, ce qui permet de boucler les 70 minutes en beauté, et confirme que le groupe est à voir sur scène : la prochaine fois, n’hésitez plus !

publié par matttbrrr le 12.12.08

www.myspace.com/matttbrrr

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3 commentaires

  1. Pfff c’est pénible d’avoir loupé deerhoof. Et ce soir y a les Brainbombs, du lourd qui envoie sa race, et pour les courageux Ich bin dimanche^^

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  2. non. non non non. j’y étais. et non. non non non non non. on ne peut pas dire de bien de stanley kubi. ce n’est pas drôle. ce n’est pas bien. c’est même pas original, des types font déjà le coup « on est enervé, puis hop, on est calme, on change de rythme, c’est bizarre » depuis très longtemps. même avec l’épinette des Vosges c’est pas possible. c’est peut être le groupe le plus nul que j’ai jamais vu, et ne me dites pas que c’est parce que j’ai pas compris. j’ai très bien compris. et le coup de passer de l’alcool au public dans des gobelets doit être la chose la plus vulgaire et pitoyable que j’ai eu l’occasion de voir depuis très longtemps.

    dieu merci, après, c’était deerhoof, et c’était parfait.

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  3. Deerhoof !! Je suis vert, je savais pas qu’ils passaient sur Paris ! J’aurais bien pris ma place !

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