[the Bellrays] hard sweet & sticky au Trabendo
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Le Trabendo
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Dirty Three (29 mai)
Pas grand monde ce soir au Trabendo, et une fois de plus on constatera que les absents ont eu tort … Les présents en tout cas auront bien profité de la musique, et même des hot-dogs…
- Date : 01.12.08
- Adresse : Parc de la Villette 211 avenue Jean Jaurès 75019 PARIS
- Téléphone : 01 49 25 89 99
- Web : www.trabendo.fr
Lippie (web)
Parfois, les premières parties sont en total décalage avec les têtes d’affiche, et c’est bien le cas ce soir : même si leur page propose « Punk / Industrielle / Tropicale » pour définir leur musique, il est difficile de croire que Lippie soit réellement du genre à déclencher les pogos … Le trio emmené par une chanteuse qui joue les ingénues à la perfection officie dans un genre de jazz-folk minimaliste, avec un batteur très zen qui parfois oublie d’utiliser ses baguettes et un guitariste tranquillement installé sur son siège … La chanteuse, à la voix légèrement rauque et parfois flageolante, utilise également une guitare de temps à autre, ou un mélodica, ou un clavier, et profite de ses longs moments de silence entre les morceaux pour pratiquer un genre de tai-chi personnel … La musique est pour le moins étonnante, mais de là à dire qu’elle me transporte, il y a un fossé : en fait, j’attends la fin du set avec une impatience non dissimulée, et c’est sous des applaudissements polis mais pas forcément unanimes que la scène se libère au bout de 40 minutes …
the Bellrays (web)
Changement radical de style avec l’arrivée des Bellrays sur scène : le quatuor américain « Punk / Rock / Soul », toujours emmené par l’impressionnante chanteuse Lisa Kekaula, oeuvre depuis de longues années dans une veine soul/rock qui depuis le passage de Bob à la guitare s’intensifie dans le côté rock seventies, parfois limite hard-rock, mais sans que cela tourne le moins du monde à l’insupportable ! Le charisme, la voix et la présence de la chanteuse font que les rapprochements inéluctables (du type « Tina Turner meets The Stooges ») ne sont pas que des vues de l’esprit, et on ne parle pas uniquement des morceaux calmes qui se rapprochent très nettement de la soul, avec un bon fond de James Brown pour couronner le tout… Il y a bien de petites fautes de goût, de type hard-FM, mais cela constitue en quelque sorte un moyen de reprendre des forces avant la bataille, et chacun dans la fosse rugit de plaisir quand le groupe repart à l’attaque… Si le duo Bob & Lisa accapare l’attention, il ne faut pas en conclure que la section rythmique est accessoire, car elle est vraiment carrée, et joue un rôle essentiel dans la bonne tenue du concert, qui est d’un professionnalisme exemplaire, tout en permettant au public de prendre son pied en participant activement, et les 80 minutes défilent à vitesse grand V, ce qui fait que 22h30 arrive bien trop vite, comme d’habitude : du grand art, et on en a plein les mirettes et les esgourdes !
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

charlotte 2.12.08 | 13:23
alors comme ca tu n’as pas accroché à Lippie, snif. Pour ma part j’ai trouvé les Bellrays singulier, mais sans plus…
matttbrrr 4.12.08 | 19:35
ben effectivement, on a des goûts un peu divers… ça permet de se compléter ! ;-)