Les irréductibles

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Pas simple de se recaser à 40 ans quand on vient de perdre son boulot et qu’on a aucun diplôme ! Malgré leur solide expérience professionnelle, Michel et Gérard en font l’amer constat : pas de bac, pas d’emploi ! Puisqu’il faut se « recycler », Michel décide de passer ce bac qu’il n’a jamais décroché. Il entraîne son pote Gérard au lycée, où il retrouve son fils, Philippe, bien peu concerné par la perspective de l’examen. Ce pari insensé ne manquera pas de provoquer l’incompréhension de leur entourage et l’ironie des voisins de cette petite ville du Bordelais où rien ne se dit, mais où tout se sait. Il leur permettra surtout de retrouver la plus importante des armes : la confiance en soi !

Un film sympathique, terriblement humain, qui à défaut de révolutionner le cinéma propose une fable très contemporaine. Un scénario sans grande surprise, un film sans grand relief, mais une histoire portée par un sacré trio d’acteurs. Pourquoi ne pas se faire sa propre idée lors de la fête du cinéma qui s’annonce ?

L’histoire est simple, plutôt bien amenée, Renaud Bertrand, dans son premier film nous conte les affres sociales d’une paire d’amis. Il est intéressant de voir comment ils vont vouloir s’en sortir. Le fond est plutôt morose, mais le film est égayé par la prestation des comédiens, notamment le trio Jacques Gamblin, Kad Merad et Rufus, qui fonctionne à merveille. Kad s’améliore de film en film, il évolue ici en toute simplicité, ne surjoue pas comme à l’accoutumé. Jacques Gamblin est complètement habité par son personnage tout en colère et en explosion. Ces deux là sont dans un duo qui fonctionne à merveille, mais pas forcément dans le registre attendu.

On pourra reprocher au film une certaine facilité, le scénario, même s’il était travaillé d’avantage ne serait pas en mesure de proposer un grand film de cinéma. Heureusement, les idées et les cadrages de Renaud Bertrand sont assez intéressants, on pense aux plans ‘clipesques’ qui ponctuent le film au son de Fuck U d’Archive, tout simplement géniaux. Trop peu néanmoins pour en faire un grand film, on le jugera de plaisant, sympathique et émouvant, ce qui n’est déjà pas si mal. De la comédie Made in France, on en attend plus désormais.

publié par Rod le 14.06.06

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