Ultraviolet
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A la fin du XXIe siècle, une maladie provoquant une mutation génétique engendre une nouvelle race d’humains. Ils sont plus forts, plus rapides et plus intelligents. Redoutant leur nombre et leur pouvoir croissant, le gouvernement les fait enfermer, et leur fait subir de terribles tests avant de décider de les éliminer. Seule une femme, Violet, infectée par la maladie, est déterminée à protéger les siens, et à se venger de ceux qui ont créé ces « nouveaux humains ». Son unique espoir repose sur Six, un étrange petit garçon de dix ans…
Peut-être que Kurt Wimmer vous parle autant que la physique quantique, mais ce réalisateur avait pondu il y a quelques années un film d’anticipation des plus fabuleux, répondant au doux patronyme d’Equilibrium. Ce dernier était donc attendu au tournant. Et quelle déception. Bouse serait un euphémisme. On y retrouve de jolies scènes, une Milla Jovovich décidément de plus en plus belle … mais la vedette de cette production, c’est le ridicule du scénario. Pour ados aux hormones en feu.
Les histoires de vampires ont le vent en poupe : après le très drôle Blade 3, et l’esthétique Underworld Evolution, c’est au tour de Milla Jovovitch d’endosser le rôle. Dès le départ, on sent bien que le film va être ridicule. En revanche ce qu’on n’arrive pas vraiment à déterminer, c’est jusqu’à quel point il va pouvoir l’être. Monde principalement remodelé en synthèse, le film serait une sorte de « Transporteur II » au féminin au pays de Matrix sauce Blade. Oui, le mélange fait peur. Kurt Wimmer arrive néanmoins à proposer des scènes particulièrement jouissives, qui n’ont rien à envier à la technique de Gun Kata que l’on avait pu apercevoir dans Equilibrium.
Le film s’avère être un gigantesque jeu video non interactif où les scènes de baston s’enchainent à vitesse grand V. Avec une surenchère d’effets spéciaux (particulièrement loupés, notamment les incrustations), de morts (mais c’est très politiquement correct, on ne voit rien) et de musiques de plus en plus insupportables. La fin confirmera tout le ressenti de la projection, où clichés et poncifs se marient à merveille.
Vous l’aurez compris, il faut être soit fan du comics originel, soit être un ado voulant baver sur le corps on ne peut plus parfait de Milla, ou bien adorer les vampires coûte que coûte. Mais vous aurez été prévenu.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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