Simon Mimoun – Debout sur le Zinc

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Simon est discret, presque effacé, une image qui contraste avec l’énergie qu’il dégage avec son groupe, Debout sur le Zinc. Simon chante, mais joue aussi de la trompette, du violon, un homme à tout faire qui se rend volontiers à notre point de rendez vous : la rive du Danube. Entretien décalé avec un artiste entier.

Debout sur le zinc, le zinc est un aussi le comptoir d’un bar, si vous étiez un cocktail, ça serait lequel ?

Personnellement, je ne bois que du jus de fruits ! Sinon, notre recette serait plutôt le mélange des genres, des musiques et des personnalités différentes. Je te parle de jus de fruits, d’autres te parleraient de cocktails !

Si vous deviez revisiter le répertoire d’un ou d’une artiste française, qui choisiriez vous ?

Nous avons autant d’influences et de goûts que de musiciens. Mais en ce moment, nous adorons Calexico et Arthur H.

Votre groupe est né à Rambouillet, nous savons qu’il y a la bergerie nationale là bas, est ce que cela a inspiré le titre de votre album « Des Singes et des Moutons » ?

(Rires) Non ! Nous avons quitté Rambouillet très vite, nous avons juste commencé là bas il y a 11 ans. Quand nous avons écrit cet album, on répétait à la Goutte d’Or à Paris ! Notre influence a plutôt été basé sur leurs comportements : il y a une chansons qui s’appelle « des moutons » et qui raconte un peu comment, quand on arrive à la trentaine, il est posible de devenir très conformiste, et nous ne nous posons plus les questions essentielles que nous nous posions à 20 ans ! Cela parle de ça avec un ton quelque peu décalé. Et « Des moutons et des singes » ; car ce sont deux manières de suivre qui sont un peu pitoyables !

Nous avons peu de chansons d’amour en fait, le propos est un peu en dessous : il est poétique, politique, il met le doigt sur quelque chose que nous aurions du mal à exprimer avec des mots normaux – Simon (Debout sur le Zinc)

Vos thèmes tournent autour de l’amour, des sentiments, vous considérez vous comme des nouveaux romantiques ?

C’est un piège : on peut avoir l’impression que nous parlons d’amour mais nous le faisons très peu en fait. C’est un prétexte pour superposer des couches de sens, c’est plus pratique. Nous avons peu de chansons d’amour en fait, le propos est un peu en dessous : il est poétique, politique, il met le doigt sur quelque chose que nous aurions du mal à exprimer avec des mots normaux.

Comment vous appréhender ce dernier concert de tournée ?

C’est bien car nous n’étions jamais venu jouer en Hongrie : c’est toujours un plaisir d’aller jouer ailleurs qu’en France pour nous, c’est un peu les vacances, et ça nous permet de nous replonger dans un contexte où nous ne sommes pas connu, nous avons à convaincre comme au début…

Vos chansons sont à textes pourtant…

Oui, on a commencé notre tournée en Allemagne et en Angleterre, et ça nous pose aucun problème : l’avantage de la chanson est justement qu’il y a du texte et de la musique, et sur scène, nous exprimons des choses avec nos corps. Je pense que c’est vraiment en complexe français. Quand on écoute des chansons de Césaria Evora, ou des chansons anglosaxones, tu comprends le propos sans forcément comprendre les paroles. Après, nous pouvons toujours creuser si ça nous intéresse ! De toute façon je suis certain que nous n’avons pas le temps de tout capter, même si nous comprenons le texte !

Vous promettez la lune dans l’une de vos chansons, qu’y a-t-il dessus ?

En vrai, je suis un peu scientifique, donc je sais qu’il n’y a rien ! (rires) En faux, c’est toujours très poétique la lune, c’est une source d’inspiration dingue, c’est la planète la plus proche de la Terre, en un seul coup d’œil, tu peux prendre un peu de recul, c’est l’essentiel.

Un petit mot sur la suite, vous faîtes une pause et c’est une tournée qui redémarre ?

Oui, nous avons une nouvelle tournée qui démarre fin septembre, nous allons sans doute rejouer à Paris. Nous avons fait l’Olympia il n’y a pas très longtemps, donc je pense que nous passerons dans une salle plus petite, comme le Bataclan, puis nous partons au Québec, à la Réunion. Enfin nous recommencerons les répétitions pour le prochain album « La fuite en avant », la vie d’un artiste quoi !

publié par Rod le 18.08.06

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