Liam Finn (+ Glasvegas) au Nouveau Casino : une belle soirée en perspective. Oui, mais …
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En ce milieu de semaine, le quartier de Parmentier résonne vide pour la première fois depuis que je vais au Nouveau Casino. L’entrée de la salle n’attire pas plus de monde. Il est 19h et le billet annonce
l’ouverture à 19h30. S’il était peu probable (à tort, certainement) que Liam Finn joue à guichets fermés, les conversations de file d’attente tournent autour de Glasvegas.
Glasvegas … La première partie dont je ne connais rien et qui semble exciter tout le monde. Les portes ouvriront avec 30 minutes de retard, le concert à 20h45 et je n’aurais rien appris de ce groupe
écossais.
Glasvegas (web)
Il n’a suffi que de l’intro instrumentale et une note pour comprendre : Glasvegas ne fait pas partie de la came que j’aime. Pour les curieux, les chansons disponibles sur leur lecteur myspace sont fidèles au son live … les decibels en moins. Rien ne m’a plu, je vous dis :)
Glasvegas est donc un quatuor né à Glasgow en 2001 qui a produit un album en 6 ans. NME a consacré leur album comme le meilleur de l’année et cela me rassure une nouvelle fois de ne pas être sur la même longueur d’onde que le magazine britannique.
Composition peu inspirées pour musiciens proposant une attitude rock … Chanteur faisant porter sa voix sur des cordes explosant la pédale de disto… C’est une histoire de goût ! Reste que le son lui-
même était trop fort et étouffait tour à tour la voix ou un instrument. Pourtant, bien que le public soit timide, les fans sont dans les premiers rangs. C’est ce qui compte pour une bonne soirée, finalement ?
Oui mais pas si l’on attend (quand même) impatiemment Liam Finn. Rien ne lie ce groupe au neo-zélandais. Ce soir ce sont deux concerts différents, deux soirées, deux publics. Glasvegas finit son set, les roadies remballent TOUT pendant 30 MINUTES puis Liam Finn installe ses pédales …
Liam Finn (web)
Des pédales et une batterie. En toute simplicité et accompagné par Eliza Jane, sa pop/folk va encore jouer des tours. I’ll be lighting est le premier opus de son projet solo. Une oeuvre qui porte bien son nom et me sauve.
Mon argument ? Liam Finn c’est bien, c’est tout :) Le neo-zelandais réussit le pari de ne tomber ni dans le pathos, ni dans le déjà-vu et de mêler chansons calmes et rocks à un humour timide. Fort de la complicité d’Eliza Jane sur scène, les deux se jouent de nous et l’un de l’autre. On ne voit rien arriver et tout est à savourer.
Pas de foule en délire, pas de guichets fermés mais c’est une ambiance tendre qui règne dans la salle parisienne. Mes oreilles vont mieux et je réapprends enfin la définition de coup de coeur.
A (re)voir, le HibOO d’Live réalisé avec ce somptueux artiste dans les murs même de la Fargo’s Company …
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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