Festival des Inrocks 2008 #03 : Ting Tings = Collective Orgasm
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Il paraît que les Franz Ferdinand ont orgasmé la Cigale mais alors, que penser du bordel total après le passage de The Ting Tings ? C’était vendredi, 3ème soir du Festival des Inrocks avec des groupes uniquement anglophones. Entre cuir et talons, entre pogos et danse, la soirée a été on ne peut plus sadomasochiste.
- Date : 14.11.08
- Adresse : 120 Boulevard Rochechouart 75018 PARIS
- Téléphone : 01.49.25.81.75
- Web : www.lacigale.fr
Amazing Baby (web)
Les américains d’Amazing Baby sont les premiers à commencer le marathon. Venu de Brooklyn et proche des très en vue MGMT, le quintet envoie d’abord une attitude rock sexy qui permet de commencer doucement la soirée. Il ne faut néanmoins pas attendre longtemps pour que les guitares s’excitent et fassent monter la chaleur dans la salle au plafond doré. Pour leur première scène française, Amazing Baby s’apparente pour moi à une belle surprise. Les riffs sont bruts à s’y frotter. Finalement, seul le bassiste s’approchera du public pour clôturer un set court et efficace qui n’aura fait pas délirer mais fait bien plaisir !
The Black Kids (web)
Le magazine Les Inrockuptibles leur avait consacré un bel et long article dans un numéro récent et ils ne s’étaient pas trompés : l’arrivée du groupe sur scène a déclenché un petit orgasme dans les premiers rangs. Mais à part ça : rien ou des pogos ! C’est à partir de ce moment que le public a commencé à avoir trop d’alcool dans le sang – comme tous les ans – et à laisser jaillir son hystérie. Les filles montent embrasser le chanteur alors que je me demande si la base rythmique du groupe va s’envoler pour proposer du neuf. La douce sensation d’avoir déjà entendu les compositions coupe toute envie de vouloir continuer l’aventure live ou sur album. Seules les deux dernières chansons permettent de décoller physiquement du sol mais sinon …
Cajun Dance Party (web)
Heureusement le set des Cajun Dance Party a permis de remettre les pendules à l’heure ! Si les rockstars doivent mourir à 27 ans, le groupe anglais aurait encore un peu plus de 5 ans devant lui pour continuer à livrer ses performances. Alliant plaisir d’être sur scène, folie physique et rock psyche, le quintet a un furieux talent, un talent fou. Déjà invité l’an dernier au festival des Inrocks, il avait eu la lourde tâche d’ouvrir la soirée. C’est dans un autre état d’esprit et avec plus d’expérience scénique que le combo londonien avait les moyens de proposer un set plus complet alternant temps forts et temps calmes et allant au bout du potentiel de chaque chanson : un régal.
The Ting Tings (web)
Groupe ultra buzzé et partout à la fois, The Ting Tings n’ont besoin d’aucune presentation et ont pourtant tout à prouver. Qualifié de groupe de l’ère numérique travaillant seulement par ordinateur, j’imaginais déjà un macbook, des platines et une chanteuse blonde. Finalement et pour de vrai, il y aura plein d’instruments =) Mes préjugés se sont donc vite envolés car si l’album est assez ennuyeux (si si, avouez), le constat en live est tout autre : The Ting Tings retournerait n’importe quelle salle normalement constituée. En balançant un tube dès la seconde chanson, le public de la Cigale s’oublie totalement et oblige la sécurité à agir tout de suite. A partir de ce moment-là, l’idée est de s’extirper rapidement d’une fosse devenue terrain de pogo (vous rappelez-vous de l’atmosphère suffocante durant le set de Gossip! l’an dernier ? : c’était pire, ce soir). Aucun recoin de libre dans la salle et The Ting Tings emflamme totalement chaque personne présente. Il n’y a plus qu’à finir, le contrat est rempli.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Sarah 16.11.08 | 17:35
Je me permet d’ajouter que j’ai raté Gablé – groupe francophone – et qu’il faut découvrir absolument !