Madame Edouard
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A Bruxelles sont découverts des cadavres de jeunes femmes ensevelies derrière des tombes de collectionneurs de peintures. A chacune d’entre elles manque l’avant-bras droit. Le commissaire Léon, passionné de tricot, va rapidement soupçonner Madame Edouard, un travesti ménager du bistrot du coin, d’être l’auteur de ces meurtres.
Le casting intrigue … Dominique Lavanant, Josiane Balasko, Michel Blanc ou encore Didier Bourdon… Même la BO signée Benabar nous fait de l’oeil … Madame Edouard entre en scène … et c’est avec beaucoup de grâce et de sensibilité.
Premier film de Nadine Monfils, qui transpose ici sa propre nouvelle, Madame Edouard commence plutôt … lentement. Voire même un peu trop. On a un peu de mal a rentrer dans le film, même s’il s’en dégage une vérité manifeste et un fort sentiment d’indulgence. Mais heureusement, le déclic arrive, et qui sait, il arrive peut-être par l’extraordinaire BO signée Benabar. Le manque de rythme est habilement compensée par les mélodies qui plante le décor et aide enfin le spectateur a trouver une ambiance au film. Ensuite, tout s’enchaine, un scenario sans grande originalité, mais plutôt bien mené, des acteurs (notamment Didier Bourdon ou l’excellente Dominique Lavanant) qui donnent une véritable couleur au film et une réalisation sans prise de risque mais efficace.
‘Madame Edouard’ étonne plus qu’il (elle ?) n’emerveille. L’accent est mis sur le droit à la difference et se vante d’une belle moralité. A noter l’excellente prestation de Rufus, fidèle à lui-même, et les clins d’oeil trés nombreux à la culture belge et trés bien vus, sans jamais tomber dans la stupide extrapolation des moeurs de nos voisins.
Un film qui ‘prend son temps’. Certains lui reprocheront son manque de rythme, mais il nous emmene tout de même dans un univers belge où tout est cool, et bien loin des enquêtes policières remplies d’artifices et de ‘profiler’ en tout genre. Une histoire basée sur des personnages ayant existé. La vraie vie, un poil chatouillé par la folie. Tout simplement.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
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