The Pigeon Detectives (+ Huck) au Trabendo

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The Pigeon Detectives commencent à bien connaître Paris depuis ces deux dernières années : un Inrock Indie Club en avril 2007, ainsi qu’un concert qui paraît-il fut monstrueux début juillet 2008 à la Maroquinerie. Fin des vacances scolaires, date trop rapprochée, ou explosion d’une super nova aux confins de la constellation d’Orion, toujours est-il que le combo britannique ne sera en mesure que de remplir au 2/3 la capacité du Trabendo. Ce qui n’empêchera pas le public présent – majoritairement jeune – de trouver ce qu’ils étaient venus chercher : un show d’enfer.

Il n’est pas encore 18h qu’une petite file d’attente constituée uniquement de filles attend patiemment dans le doux froid pré hivernal. Parmi ces donzelles surexcitées, deux têtes reconnues, rencontrées pour la première fois au superbe concert de Razorlight à la Maroquinerie (il est temps que j’arrête de parler de ce lieu dans cet article, l’on va finir par croire qu’une forme de publicité subliminale perverse se faufile à travers les lignes). Quelques minutes plus tard, Gilles, un vieux de la vieille qui écûme depuis des années les salles obscures, rejoint l’équipe. Le froid est occulté, l’on parle de tout et de rien (de Johnny Hallyday en passant par Cocoon, d’AC/DC aux tubes interstellaires des Funk Brothers – que personne ne connaît), et à 19h45, les portes s’ouvrent.

Un groupe aussi dévastateur scéniquement que Pigeon Detectives mériterait une communication plus soutenue ; car seuls les afficionados, ayant convaincu leur entourage de découvrir le combo britannique, semblent avoir eu vent du concert … quoiqu’il en soit, cette poignée de fans suffira amplement pour mettre le feu, même si l’on a connu des concerts bien plus hystériques. Mais comme live qui se respecte, le public va devoir patienter, et Huck se dévoue durant 40 minutes.

Huck

Je n’irais pas dire que Huck (super héros à qui on a remplacé le L originel) est un de ces groupes à oublier : la présence scénique est indéniable, les compos sont souvent efficaces, carrées, et le son poutre sévère. Mais lorsque l’on tente de « hardrockiser » du Téléphone, les bonnes intentions de vouloir en mettre plein la vue et les oreilles finit par se dissiper, et ne reste finalement qu’un quator qui en veut, mais qui ne propose rien de bien nouveau. Bien que la quête de l’originalité ne soit pas ici le facteur principal – ainsi apprendrais-je par un charmant couple de « vétérans » fans de rock anglais depuis pratiquement 30 ans que Pigeon Detectives puiseraient dans ses influences un certain Jam – le rock français semble moins singulier que son pendant anglais ; dès lors, on accroche les deux premières chansons, puis tout semble se répéter en boucle, tel le mythe de Sisyphe, et l’on finit par tomber de Charybe en Scylla (mon dieu, mais quelle est énorme de connerie cette phrase, piquez-moi !). Dommage, même si cela ne retire en rien que le groupe ne soit pas totalement dénué d’intérêt.

The Pigeon Detectives

Un an et demi auparavant, la prestation de The Pigeon Detectives à la Maroquinerie me laissa une empreinte gravée au fer rouge dans les méandres de mon cortex anéanti par cette profusion quasi névrotique de concerts couverts : il faut dire que le brillant et charismatique Matt, véritable être non asujetti aux lois de la gravité telle que nous la connaissons, est un showman extraordinaire, qui attire tous les regards : les filles en sont folles, les mecs restent bouche bée. Mais limiter le groupe à son chanteur serait quelque peu réducteur : The Pigeon Detectives, c’est autant de titres qui sonnent comme des tubes, l’absence totale de soli (aucun titre ne dépasse les 3 minutes en live), des rythmiques catchy typiquement « from England », des mélodies d’une simplicité enfantine, mais d’une puissance résolument monstrueuse. Ainsi, lorsque l’on entend les refrains de Keep on your dress ou This is an Emergency (titres issus du dernier album répondant au doux patronyme de Emergency) – même si ce sont les « vieux tubes » comme le titanesque I’m not Sorry ou Take a Back qui feront réagir davantage – on ne peut s’empêcher, comme les quasi 500 personnes présentes au Trabendo, de remuer des fesses et hocher de la tête. En d’autres termes, malgré 200 larynx absents, le concert fut comme à l’accoutumée de très bonne facture. Une fois de plus, le public parisien aura eu tort de bouder un tel spectacle, et la seule excuse tolérée sera d’avoir choisi l’autre concert immanquable de la soirée, en l’occurence la magnifique Martina Topley-Bird à l’Alhambra. Et oui ma p’tite dame, tout choix suppose une perte.

« Indie-Pop Perfection » © NME

publié par Rod le 06.11.08

archives.le-hiboo.com

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11 commentaires

  1. Au fait, j’ai oublié!
    Toutes mes condoléances pour ce soir!
    Il en faut du courage, pour aller voir les BBB …

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  2. Alice Allwright 6.11.08 | 20:42

    Je reprends ma chère amie Blandine en ayant une pensée positive pour ce soir. BBBrunes en concert avec toujours le même objectif que pour les pigeon.
    Résumé de ce concert plutôt satisfaisant.
    Dans l’hypothèse de se recroiser (?), A bientôt.

    Ps: une apostrophe oubliée dans une parenthèse, si je ne m’abuse.

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  3. The question is : who is Alice :)

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  4. Woohoo !!! Ma g’le sur le Hiboo, c’est le début de la staritude.
    [Bon j'ai la pire tronche de ma vie mais c'est pas de ta faute huhu]
    On essaie de se recroiser avant la prochaine année et demie ? Tu crois que c’est jouable ?

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  5. La fille qui a garder son bonnet pendant tout le long du concert. 7.11.08 | 21:50

    Wow ! C’est mecs là ont une energie de dingue ! Le chanteur en tout cas, il n’arrete pas de sauter partout & j’adore ahah. Faut dire que moi et ma keupine ont a attendu 3h voir 4h dans ce « doux froid pré hivernal » mais on a kiffer parce qu’on a entendu les répètes et c’etait fun !
    J’ajoute aussi que c’est pas la première fois que je viens sur ton site (que je trouve génial) et que maintenant je sais qui tu es (je t’ai vu ahah) Je viendrais plus souvent maintenant !
    Bonne continuation ! (:

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  6. Pas d’accord avec la critique de la première partie !!!
    Une première partie intéressante pour qui n’attend pas plus les pinguins limiers…que Huck (moi aussi, je suis un rigolo). Je ne pense pas que ton avis concernant Huck soit pertinent pour des raisons bien précises : Huck ne prétend pas et ne fait pas du hard-rock, quant au côté Téléphone, je te conseillerais fortement de raccrocher. Oui, la prestation des Pigeons Detectives était bonne, mais ouvres un peu les yeux, les oreilles, prends un peu de recul et si tu veux te refaire une idée sur Huck, je t’invite à te rendre sur leur page myspace : http://www.myspace.com/huckfrance -Olivier-

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  7. Sébastien 19.11.08 | 11:17

    Tout-à-fait d’accord concernant la critique des Pigeons Detectives, le chanteur a un charisme indéniable. On pourrait simplemement leur reprocher un manque de ‘tubes’ (je n’ai retenu que 2 ou 3 morceaux max).
    Sinon leur guitariste lead est excellent !

    Pas trop d’accord en revanche pour Huck.
    Je trouve les textes originaux pour le coup. Je ne vois pas le rapport avec Téléphone, ni de près, ni de loin (à part que c’est du Rock Français, c’est un peu faible), ni avec le mythe de Sisyphe (que j’ai lu également), si tu veux éclairer ma lanterne …

    C’est quelque chose que je trouve déplorable, toutes les personnes qui veulent être crédibles se sentent obligés d’étaler leur culture, je trouve ça limite obscène et surtout stérile.

    A part ça, il est piquant de remarquer que tu reproches que tous les morceaux se ressemblent chez Huck, mais j’ai ressenti la même chose avec les Pigeons Detective.

    Il semble qu’on ne juge pas de la même façon un groupe confirmé et un nouveau groupe.

    Enfin, j’ai apprécié Huck et les Pigeons, c’était une bonne soirée de concert.

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  8. Sébastien 19.11.08 | 11:22

    erratum il fallait lire ‘toutes les personnes se sentent obligées de …’

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  9. et les cocos, on va s’calmer hein :)

    1. je dis ce que je veux
    2. les comms sont la pour exprimer un avis different du mien. En aucun cas pour emettre un jugement de valeur sur qui je suis. Vous n’etes pas OK ? No pb. Evitez juste d’extrapoler avec des sortes de théories freudiennes sur qui je suis.

    Quant à la ma culture à étaler, bah la aussi, je fais ce que je veux ; d’autant plus que je me fous litteralement de moi entre parenthese (oui je suis en + champîon d’autodérision, je dis ca car certains lisent au premier degré, et ont zappé le detail). Enfin, je n’ai pas trouvé le groupe 100% mauvais (ca s’appelle objectivité, mais attention, les mecs ne lisent que ce qui les arrange, je peux rien faire de ce coté la). bref :) si vous en avez encore en stock, n’hesitez pas :) ca a le merite d’etre drole, les gens qui se prennent au serieux :)

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  10. Je pense pas me prendre plus au au sérieux que quelqu’un qui met un gros plan de lui en noir et blanc en guise d’avatar et qui prose sur des critiques musicales. -Olivier-
    PS : Si j’étais critique, je ne m’amuserai pas à critiquer de la musique que je n’apprécie pas ou peu (rock français dans ton cas par rapport au rock anglais) et/ou que je ne connais pas sur le bout des doigts (rien à voir entre Huck et Téléphone à part le fait qu’il y ait de la guitare) car c’est le meilleur moyen de NE PAS ETRE OBJECTIF.
    Bonne chance à toi pour la suite.

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  11. trop fort, un cyber freud qui sait ce que j’aime et n’aime pas … wow :)

    quant à mon avenir, bah ecoute, il est trop tot pour en parler : mais c’est grace à mes articles pourris et mon ego surdimensionné qu’on a décidé de changer mon existence : un billet en preparation sans doute. Avec ca, tu devrais ENFIN après me foutre la paix :) Merci de prendre du temps d’en perdre sur un site qui est une injure à ta culture.

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