La ferme se rebelle
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Une ferme coule des jours heureux. Ses animaux cohabitent en harmonie et rien ne semble pouvoir déranger ce long fleuve tranquille. Sauf qu’un jour, la vieille propriétaire n’a plus de quoi payer ses dettes et va devoir vendre ses terres à un vil individu, bien décidé à réduire les animaux en chair fraîche. Meuglement de terreur chez les vaches qui vont tenter de capturer un bandit local pour s’adjuger la récompense de mille dollars et ainsi sauver la ferme du bonheur !
Le dernier Disney (enfin, paraît-il) … et on ne s’en plaindra pas : à l’heure où Pixar crève l’écran, Dreamworks déchaîne les passions et Ghibli propose aux adultes des films passionnants, personne ne semble attristé par cet événement … hormis les nostalgiques qui aimaient les chansons ringardes, les graphismes calamiteux, et une histoire pompeuse à mourir … heureusement, y’a Buck !
Le ton est donné dès la première seconde : du chant, du chant et du chant … clin d’oeil sur ce qui faisait le succès d’hier, sans doute. Mais les chansons (en VF en tout cas) sont insupportables, hormis le voleur de vaches, tout simplement fantastique … mais revenons à l’histoire.
L’histoire de trois vaches rebelles qui ont décidé de s’humaniser pour sauver leur coin de paradis … assez loufoque, mais on s’y prend, même si leur galère est aussi improbable que sirupeuse, certains extraits sont drôles. Disney a mis l’accent sur les expressions des protagonistes, et cela fait mouche. Buck le cheval est incontestablement la vedette de cette animation. Mais hormis ce fou quadrupède … on a droit à du Disney pur et dur, dans la bonne vieille tradition instaurée depuis 60 ans : de bons sentiments prônant l’entre aide, l’amitié, la fraternité, la compréhension … le tout en subissant des mélodies ‘disneyiennes’ (n’avez-vous pas remarqué qu’elles sonnent toujours pareil ?) et une fin qu’on n’attend pas vraiment, puisque la magie Disney ne réside pas dans l’originalité … seul le graphisme semble avoir échappé aux rigueurs de la firme, avec un ton très proche de Kuzco (en même temps, il s’agit du même dessinateur) …
A voir, juste histoire de dire, dans 10 ans ‘moi j’ai vu le dernier Disney’ …
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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