Port O’Brien au Point FMR : La Nouvelle Bible
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Après un passage (super) éclair de 3 chansons et une corde cassée en juin dernier à la Flèche d’Or, les américains de Port O’Brien retrouvaient Paris pour une vraie première fois qui scèle le début d’une grande Histoire ?
- Date : 20.10.08
- Adresse : 200 quai de valmy 75010 PARIS
- Téléphone : 01.40.34.02.48
- Web : www.pointephemere.org
Talons qui claquent sur la scène et cordes sèches pincées à mains nues, on sentirait presque le sel de mer qui a du bouffer les mains de Van Pierzslaowski, chanteur et member fondateur du groupe. Dans son blog, nous pouvions lire : « c’est bizarre de ne pas travailler sur le bateau de mon père cet été« . Fils de pêcheur, le leader de Port O’Brien a en effet passé ses étés en Alaska à travailler sur ce bateau.
Mais, imaginez vous l’Alaska en été ? Calme et violent comme les contrées danoises d’Efterklang, on comprend mieux comment est né All we could do was sing.

Véritable témoignage de cette époque, l’opus a été écrit par Van Pierzslaowski et Cambria Goodwin alors que ceux-ci étaient séparés par plusieurs milliers de kilomètres. Sur scène comme sur l’album, nous pouvons lire une musique tortueuse où banjo, guitare et batterie se répondent tour à tour.
Ce duo formé en 2005 est devenu quintet et ne cesse d’écumer les salles de concert partout dans le monde. Une formation folk qui devient rock pour la seconde partie du set. Des claviers font leur entrée, les pieds tapent toujours, et le choeur des cinq musiciens renvoient à ces chorales du nord de la Norvège. Chanter dans le froid, face à la mer en vivant sa musique, Port O’Brien me récupère là où Arcade Fire m’a abandonné.
Stuck on a boat dépasse beaucoup d’albums « à écouter un soir d’hiver, le dimanche de préférence, pour aller mal mal mal mal mal » et I woke up today résonne comme une hymne malsaine et pleine de vie. Balancé en fin de concert, les Port O’Brien ont invité le public à monter sur scène pour venir jouer avec eux. Presque tout le monde a attrapé un objet/instrument et c’est comme cela que des membres d’Hopper / The Rodeo et Moriarty venaient vivre I woke up today.
Découvert suite à un article dans le New York Times, Port O’Brien commence à buzzer tranquillement le monde du rock/folk indé nord-américain. Le groupe s’offre une tournée en Europe pendant tout le mois d’octobre et si All we could so was sing est du beau songwriting, c’est encore sur scène qu’ils m’ont totalement convaincue. Allez écouter, il faut les faire revenir. www.myspace.com/portobrien
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
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renaud 24.10.08 | 09:38
Excellent concert… en effet…