Marie Cherrier (+ Stéphane Mondino) au Glaz’Art
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La scène parisienne marque quiconque y joue, ce n’est pas Marie Cherrier qui vous contredira, surtout après l’enregistrement de son live à la Cigale. Depuis mars dernier, elle n’a pas remis les pieds dans la capitale; ce soir le Glaz’art l’aide à y remédier. Guère plus grand que la Boule Noire, mais plus coloré que la Flèche d’Or, le Glaz’art s’identifie par une ambiance chaude et familiale. Lieu plus qu’en adéquation avec la jeune chanteuse.
- Date : 16.10.08
- Adresse : 7 avenue Porte de La Vilette 75009 PARIS
- Téléphone : 01.40.36.55.65
- Web : www.glazart.com
Stéphane Mondino (web)
En évolution constante, ce soir marque une nouvelle « étape » même si pour certains cela peut sembler anodin; Marie Cherrier s’offre un duo avec sa première partie: Stéphane Mondino. Quelques années plus tôt, c’est elle qui ouvrait son concert, découvrant par la même occasion Roll Over, chanson qui l’a séduite. Mais avant ce moment partagé, Stéphane s’avance vers le public, seul avec sa guitare. Six titres pour donner envie d’en entendre plus, pour séduire. Concernant la séduction, pas de problème, l’homme est charmant et joue inconsciement avec cet atout. Ses textes, dont le thème tourne autour d’amours perdues, sont de la même catégorie que ceux de Jérome Attal; avec à la différence une vraie voix chantée. Très mélodieuse, sa voix ne colle pourtant pas à la musique émanant de ses guitares. La mélodie semble agir dans son coin, alors que les textes s’acheminent vers un monde différent.
Au final on ne sait que penser de sa prestation : un pop-rock insuffisant seul à la guitare, mais des paroles en français qui demandent plus d’intimité. La faute au stress dirons-nous.
Marie Cherrier (web)
Entrée sur scène pleine d’entrain, la troupe semble heureuse de retrouver Paris et des têtes familières. La taille de la salle à dimension humaine me pousse encore plus à penser Marie Cherrier comme un groupe désormais. En effet la formation (progressive) a trouvé dès le départ une osmose, un équilibre entre l’expérience et le caractère de chacun. A l’image de Mademoiselle K (Je dessine) – dans un autre registre – Marie sent néanmoins le besoin de rappeler « qui commande », en interprétant seule J’t'ai inventé. Ensemble ils se construisent et font évoluer les titres-live, inventant des arrangements nouveaux.
Surprise ce soir en entendant la fille artistique de Renaud et Brassens, introduire Joyeux Noël. Disparue des setlist depuis pas mal de temps, la chanson fait peau neuve entre les mains des musiciens. On peut s’attendre maintenant à voir les « anciens » titres refairent surface; avec trois albums il y a matière à choisir.
Autre évolution palpable, l’électrique de Franck Dunas (guitariste) prend une place de plus en plus importante lors du concert ; il suffit d’écouter Pattes du loup ou Funambule pour apercevoir cette énergie sous-jacente. Cela annonce-t-il la couleur du prochain album?
Quoi qu’il en soit, bonne humeur et sourire fleurissent toujours, ce qui quelques fois engendre des oublis de texte (). Les aléa du live sont un exercice pour les artistes: une corde qui casse, quelques personnes très expressives et encombrantes, il faut réagir avec tact et efficacité. Dans ce domaine, Marie et ses musiciens excèlent de spontanéïté. Cette liberté -leur marque de fabrique- fait la joie d’un public fidèle, de plus en plus conséquent. A qui la faute ?
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Douce 4.12.08 | 17:02
Marie, sans l’avoir jamais vue, nous l’attendions. Elle est arrivée, et c’est dans l’ordre des bonnes choses. Ses racines, saines, prennent sans l’engrais télé… L’arbre petit à petit pousse, beau, géant, magnifique. Déjà, il touche le ciel.
Merci d’être là, Marie, et de remplacer notre Renaud perdu.