The Parisians + The Elektrocution au Divan au Monde

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Métamorphoooooose. Tel pourrait être l’adjectif qualifiant au mieux les changements radicaux opérés par la nouvelle équipe du Divan du Monde. Et toute transformation d’un lieu parisien – et surtout ses orientations – demandé, malgré la surabondance d’autochones peuplant la Capitale, un certain temps d’adaptation, afin de capter le public visé. Et du rock garage dans un lieu qui a longtemps été « contraint » de faire dans la folk et autres répertoires à consonnance acoustique, ça peut surprendre

Depuis mon arrivée sur Paris (soit à ce jour, 2 ans), je n’avais jamais eu l’opportunité de découvrir le Divan dans une configuration musicale résolument rock. Jadis, les légendes hantant le lieu laissaient sous-entendre que la limitation des décibels dûe à un voisinage excédé empêchait des groupes à l’instar de The Elektrocution de se produire. En contre-partie, le public pouvait déguster du Moriarty, du Woven Hand, du 21 Love Hotel … ce qui permettait finalement au Divan du Monde de se démarquer des salles et clubs plus généralistes.

Par ailleurs, le changement ne s’arrête pas en si bon chemin ; en effet, l’entrée souvent gratuite disparaît totalement du menu. Ainsi, même pour des formations peu ou proues (re)connues, l’achat d’un billet est obligatoire. Ce qui en soi, n’est pas une mauvaise nouvelle : les derniers concerts surblindés de personnes n’ayant rien à faire – dans – des lives, mais juste venus jacter comme des nazguls, ont totalement déserté la salle. Et c’est bien ce qui s’est produit en ce samedi soir : oui, il y avait du monde – majoritairement jeune et feminin, rock powah oblige – mais on était loin d’être sold out. En contre partie, un public de bien meilleure qualité, très attentif aux deux groupes qui vont repousser de très loin le taux de décibels d’antan. Bouchons d’oreilles obligatoires. Ou pas, pour les plus rebelles.

(A noter que le rock, style très en vogue dans la Capitale, est de retour, il semblerait que la diversité musicale ne s’arrête pas en si bon chemin, puisque des sets Reggae sont également à l’ordre du jour)

The Parisians (web)

Soyons clair : le jeune public tendance « branchouille rock » (l’équivalent des tektonik dans l’électro, bien que les looks des deux communautés aient tendance désormais à s’homogenéiser, ainsi que l’ajout massif de pots complets l’Oréal sur la tête) est clairement et pour la plupart uniquement venus pour The Parisians, groupe qui m’avait déjà accroché sur un titre en surfant par hasard sur leur page MySpace. Pour les placer / classer, ils seraient dans la veine « rock chouchou Manoeuvre » : on est dans l’esprit Second Sex, Naast et autre minet boys qui se mettent à gratter des riffs brouillons mais efficaces. Si l’ensemble du set a été à la hauteur pour 99,9% de la salle, on retiendra quelques hymnes au potentiel qui méritent d’être creusés, à l’instar de The Way you got Me, vraiment catchy en live. Rien de bien transcendant donc, mais un petit groupe bien sympathique à voir sur scène, même si l’on pourra leur reprocher un certain stoïcisme en total décalage avec l’avalanche de décibels balancée au public (les 100 dB ont dû être franchies sans souci).

The Elektrocution (web)

Elektrocution et moi, c’est une grande histoire d’amour. A l’époque, je photographiais surtout des minettes et sourires Colgate dans les bars et discothèques rouennais, et c’est dans un bar depuis effacé de la carte – le Brooklyn Café – que je vis ce combo complètement déjanté. A l’époque, Maxime, ne pouvait se produire sans être dans un état d’ébrité minimum. Les temps ont changé, et le groupe désormais semble pouvoir s’éclater sans avoir à se détruire en contre-partie la santé. L’an dernier, les sbires s’étaient même permis de voler la vedette aux Maximum Couette au Bataclan, clouant le public parisien sur place avec une présence scénique relativement déjantée et convulsive. Spectacle qui ne sera nullement réitéré en ce samedi soir. Est-ce dû au lieu ? A la salle à moitié pleine ? Au décor pas assez rock n’ roll attitude ? A une conjoncture de planètes que seuls les astrologues arriverait à décrypter auprès du profane ? Quoiqu’il en soit, la prestation quelque peu molle, conjugée à une majorité de titre du prochain album prévu le mois prochain (Rise The Sun), plus mélodiques et plus travaillées que les hits jusqu’alors bourrins et efficaces, et un public très difficile à faire participer auront sans doute altéré tout ce que j’attendais d’un set de The Elektrocution. A revoir donc très prochainement, quitte à remonter à Rouen exprès.

A noter quand même de nombreux points positifs : des filles de plus en plus belles (des générations spontanées, ce n’est pas possible autrement), les coca-menthes commandés dosés à la perfection, une rencontre sympathique avec Vivian, et quelques mots avec Alban (donc Alban, sur Ebay : Canon 350d + Tamron 17-50mm 2.8, et tu pourras faire un peu ce que tu veux), David et Maxime. Voilà, il m’en faut peu pour être heureux :)

publié par Rod le 21.09.08

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  1. 27.12.2010 | 24.10.09 : Videos » Clip : The Parisians ‘Time For Nothing More’ | Le HibOO
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