Le Silence de Lorna

Pour devenir propriétaire d’un snack avec son amoureux Sokol, Lorna, jeune femme albanaise vivant en Belgique, est devenue la complice de la machination de Fabio, un homme du milieu. Fabio lui a organisé un faux mariage avec Claudy pour qu’elle obtienne la nationalité belge et épouse ensuite un mafieux russe prêt à payer beaucoup pour devenir belge. Pour que ce deuxième mariage se fasse rapidement, Fabio a prévu de tuer Claudy. Lorna gardera-t-elle le silence ? (Fiche Allociné)

Prix du scénario au festival de Cannes cet été, nouveau film des frères Dardenne, plusieurs articles dans la presse… voilà de quoi me donner envie de jeter un œil à ce film. Dès le début, Lorna (Arta Dobroshi) nous impose sa froideur, sa dureté et sa force. En effet, elle est mariée à un héroinoman -brillamment interprété par Jérémie Rénier- que son complice projette de tuer en provoquant une overdose, doit ensuite épouser un russe arrogant (pléonasme ?) pour lui donner la nationalité belge et enfin, vivre son rêve avec le véritable homme qu’elle aime : vendre des paninis dans une ville belge.

Tout tourne autour de l’argent et des sacrifices. Lorna a un rêve, elle croit en son avenir, ne se laisse pas abattre. Obéis docilement, subis silencieusement. Mais derrière cela se cache une femme rusée, avide et vénale. Prête à tout pour atteindre son but. Elle économise comme une fourmi pour préparer son futur… Elle travaille dans un pressing la journée et passe ses soirées au téléphone avec son Sokol. Ce n’est d’ailleurs que lors de la scène où ils dansent qu’on aperçoit son sourire. Elle devient attachante et douce, si bien qu’on en vient à oublier qu’elle est complice de meurtre et de fraude.

Critique Film Le Silence de Lorna de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne | Diaphana Films - Sortie 27 août 2008

Il s’avère que les plans les plus travaillés ne se passent jamais comme prévu. Lorna se révèle très – trop – fragile, paumée, voire rebelle. La folie est finalement toujours très proche…

Le film est lent, silencieux, volatile. Mais aussi poignant, bouleversant et fort. Il reste constamment imprévisible. Même si la fin a de quoi laisser quelque peu perplexe – il est pour moi un de ces films où l’on frissonne quand le générique de fin débute. Notons aussi la présence – courte mais intense – des dEUS que Jérémie Rénier semble adorer pendant ses périodes de manque …

En conclusion : à voir, à savourer (mais en silence) !

publié par Maryann le 15.09.08

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Un commentaire

  1. y a comme un non-respect des droits d’auteur ! je vais porter plainte !

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