Appelez-moi Dave
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Afin de sauver leur Monde, un équipage d’extra-terrestres minuscules arrive sur Terre dans un vaisseau très spécial, qui leur permet de passer (presque) inaperçu. Il s’agit de la réplique parfaite d’un homme (qui ressemble au Capitaine du Vaisseau) dont chaque membre de l’équipage est responsable d’une partie du corps. Mais ressembler à un être-humain est une chose – se comporter comme un être-humain s’avère être beaucoup plus compliqué ! (Fiche Allociné)
Pour « apprécier » Meet Dave, il faut posséder certains prérequis indispensables :
- Accepter une histoire complètement surréaliste
- Avoir réussi à trouver 3 bons films avec Eddie Murphy (dans mon cas : Golden Child, Un Fauteuil Pour 2, et le premier Flic de Beverly Hills)
Si tel n’est pas le cas, passez votre chemin : vous ferez comme tous ceux qui ont descendu le film, et vous perdrez votre temps. Pour les autres, sachez que cette production loufoque fait rire au moins quatre fois, soit … quatre fois plus que Bienvenue chez les Ch’tis.
A l’heure où l’ensemble des blockbusters américains ont décidé de s’attaquer parfois de manière véhémente à leur pays (le dernier en date : The Dark Knight), Meet Dave est à l’instar de son thème un véritable OVNI : on a l’impression de regarder un film des années 90, où chaque dialogue transpirait de bons sentiments mielleux, dignes d’un vieux dessin animé Disney. L’analogie n’est pas anodine : pour apprécier un tel film, deux alternatives possibles : soit être un enfant, soit oublier qu’on est adulte pendant 1h20. Le cas échéant, on s’ennuie ferme.
Eddie Murphy depuis plus de 10 ans ne cesse d’enchaîner des productions très mauvaises ; mais c’est dans ce film de Brian Robbins qu’il pratique à la perfection – et Eddie’s touch oblige, jusqu’à l’overdose – l’art du cabotinage : on aime ou déteste, mais la prestation est relativement exceptionnelle, et les situations qui en découlent sont parfois cocasses.

Au delà de l’histoire abracabrante (où l’on peut y voir, mais ne rêvons pas trop, une allusion à Micromegas de Voltaire, mais « dans l’autre sens »), de la morale édulcorée à l’extrême, et le jeu excessif de l’acteur principal, l’on pourra faire plaisir à ses rétines grâce à la présence de la divine Elizabeth Banks. Oui, c’est peu. Mais il faudra s’en contenter.
Appelez-moi Dave n’est pas un bon film. Mais il n’est pas aussi mauvais que les divers échos vus ci et là pouvaient laisser présager : c’est une comédie « à l’ancienne », avec des acteurs « à l’ancienne », mais qui a au moins le mérite de faire rire un peu, sourire souvent : tentons de nous rappeler quelle comédie française a réussi un tel exploit depuis ces 3 derniers mois …
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
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