Charlie et la Chocolaterie
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Charlie est un enfant issu d’une famille pauvre. Travaillant pour subvenir aux besoins des siens, il doit économiser chaque penny, et ne peut s’offrir les friandises dont raffolent les enfants de son âge. Pour obtenir son comptant de sucreries, il participe à un concours organisé par l’inquiétant Willy Wonka, le propriétaire de la fabrique de chocolat de la ville. Celui qui découvrira l’un des cinq tickets d’or que Wonka a caché dans les barres de chocolat de sa fabrication gagnera une vie de sucreries.
Le générique à l’instar des productions Burton est un délice. La musique de Danny Elfman est succulente (avec sa petite touche personnelle, tout en y apportant des sonorités electro pour « coller » à l’image d’une usine en pleine création de chocolat), et les premières images démontrent tout de suite qu’on se retrouve dans le meilleur de Burton, avec des décors qui ne sont pas sans rappeler Beetle Juice.
La chocolaterie est un univers à part entière, très ponctuée par des chansons, interprétées par ces petits êtres nommés les Oompas Loompas. Couleurs flashy, thématiques musicales variées et surprenantes, et bien sûr des acteurs fantastiques. En première ligne, Johnny Depp, plus excentrique que jamais. Son personnage est très ambigu (est-il bon ? mauvais ? fou ? génial ? …), drôle et émouvant. Le petit Freddie Highmore (déjà aperçu dans le magique Neverland) confirme son talent : sa petite bouille d’ange est expressive, et il est difficile de ne pas admirer ses prouesses. On notera également une autre jeune recrue prometteuse Annasophia Robb … sans oublier la performance dingue de Deep Roy, qui réalise tous les rôles des Oompas Loompas !!! Ce qui peut paraître drôle, ce sont les acteurs récurrents que l’on retrouve (Deep Roy = le nain dans Big Fish, Madame Burton alias Helena Bonham Carter (Big Fish, La Planète des Singes) … Parmi les passages anthologiques, on notera la présence de l’immortel Christopher Lee, les chansons fabuleuses des Oompas Oompas Loompas (rhaaaaaaaa le thème de Willy Wonka !), ou encore l’énorme clin d’oeil à 2001 l’Odyssée de l’Espace : on vous avait prevenu, ce film regorge de surprises !
Quant au film, la morale quelque peu désuette (le livre commence à dater !) qui consiste à exprimer clairement que la vraie richesse provient du coeur, de la générosité et de la famille ne gêne aucunement le film. On appréciera aussi ce parcours initiatique que vont découvrir non seulement les enfants (face à leurs défauts), mais aussi l’évolution de Depp Wonka. La véritable magie Burtonienne, c’est cette capacité, avec une histoire « simple » de tout transformer en un univers magnifique, riche. Burton c’est la capacité de faire rire un enfant, et de redonner cet éclat de rêve perdu à l’adulte.
Charlie et la Chocolaterie fait incontestablement parti des meilleures productions de Burton. Alors que la Planète des Singes avait déçu les puristes (alors que sa vision est plus proche du livre que de la série des années 70), et là où certains trouvaient Big Fish long (blasphème !!!), ce nouveau rejeton devrait contenter les fans de la première heure, les musiques, la photo, l’univers crée étant un parfait mélange de Ed aux Mains d’Argent et de Beetlejuice. Mais en mieux. Foncez le voir !!!
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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