Christian – Les Tetes Raides
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C’est dans une loge en prefabriques que nous recoivent les Tetes Raides. C’est Christian, l’accordeoniste qui se prete au jeu, sous l’oeil amuse de ses comperes. Une decontraction qui annonce un concert du meilleur cru.
Un petit mot sur ce festival hors du commun, est ce votre première visite ?
C’est notre première fois en ce qui concerne le festival Sziget, en revanche nous étions venus l’année dernière à Budapest pour la fête de la musique. Nous avions aussi joué dans deux u trois cafés ici. On peut parler d’une première rencontre, c’était rigolo de passer par les cafés avant d’atterrir ici.
Un certain Yann Tiersen se produit aussi cette année…
Oui, lui et d’autres, nous nous sommes aperçus qu’il y avait une grosse présence francophone sur le festival. On n’a pas encore eu le temps de voir tout, mais il semblerait que les français soient bien représentés ici. Pas vraiment étonnant puisque je me souviens avoir vu de la pub pour ce festival dans le métro parisien !
D’où vous vient cette envie de travailler avec différents artistes ?
C’est un peu comme la climatisation dans une pièce si tu veux, c’est bien, mais il faut quand même ouvrir sa porte de temps en temps pour renouveler l’air. C’est plutôt drôle de faire des rencontres, même en dehors de la musique.
C’est dans ce sens que vous avez participé à la compil’ « Tôt ou tard » ?
Oui, nous avons répondu à leur demande. Ils avaient fixé des règles qu’on a globalement acceptées. Ils avaient aussi voulu faire un album de reprises, là par contre nous n’étions pas d’accord. C’est un bon projet, autant y mettre des créations. Nous nous sommes bien amusés à faire ça, en revanche, je ne trouve pas l’album délirant.
C’est un peu comme la climatisation dans une pièce si tu veux, c’est bien, mais il faut quand même ouvrir sa porte de temps en temps pour renouveler l’air.
Avez-vous l’impression d’appartenir à une nouvelle famille de la chanson française ?
Peut être qu’on appartient à cette famille, en tous cas nous en sommes les enfants illégitimes ! On ne cultive pas ce côté « famille », on mène notre charrette, il y a déjà du boulot. Après, c’est vrai que ça ne m’empêche pas d’aimer ce que font les autres. Debout sur le Zinc dégage une énergie musicale qui me plaît beaucoup.
N’est il pas frustrant d’être reconnu seulement maintenant, alors que vous proposez votre musique depuis plus de 10 ans ?
Je n’ai pas l’impression d’avoir assisté à un changement, c’est plus une continuité. Les maîtres mots sont toujours « collectif » et « énergie », ça n’a pas bougé.
Pour quelles raisons avez-vous sorti un nouvel album live ? Les morceaux en studio ne reflètent pas vraiment votre façon de faire ?
Nous ne sommes pas spécialement plus à l’aise, puisqu’en l’occurrence, cet album s’est fait en une seule prise. Un concert est égal à un disque. Bien sûr, on y a mis que ce que nous voulions. Le studio ne nous embête pas spécialement, le travail y est juste différent. C’est une autre approche, pas forcément plus simple. Il y a dans un live le côté risqué, on fait le disque de la même façon que les gens perçoivent notre musique en concert.
Un petit mot sur votre actualité ?
Nous venons de terminer le dernier album, il est fini depuis une semaine. Il devrait sortir à la mi Novembre. Nous l’avons bossé à fond pendant trois mois, entre Mai et Juillet. Nous en sommes très content, c’est un super album. Nous enchaînerons avec une tournée « clubs », c’est-à-dire que nous avons décidé de faire les salles de 300 à 600 personnes, une tournée qui se terminera le 12 Décembre à l’Elysée Montmartre.
Peut on espérer vous voir passer en Normandie ?
De mémoire, il me semble que nous serons à l’Abordage, à Evreux, début Novembre.
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