Sziget, Day 1 – 10 Août 2005

AGENDA RELATIF
Morcheeba
  Festival Festi'neuch (Neuchâtel) - 2 juin
Têtes Raides
  La Luna (Maubeuge) - 2 juin
  Festival Festiv'été Musicales (Moutiers-sous-Chantemerle) - 22 juin

Sziget festival, version 2005, c’est parti ! Budapest est à nouveau le théâtre du plus grand festival d’Europe et les connaisseurs ne s’y trompent pas. Des festivaliers toujours plus nombreux, des français qui débarquent en force (plus de 8.000 cette année !). On y vient de partout, que ce soit en avion, en bus, en voiture ou en stop, comme Nico, jeune homme croisé hier, venu de Marseille par ce moyen. Il arrivait à Budapest après un périple de trois jours.

2005 ne sera pas l’année des grosses chaleurs, les éditions précédentes s’étaient déroulées sous le soleil et il n’était pas rare de voir le thermomètre avoisiner les 35°c. Les prévisions ne sont pas très bonnes, peut être assisteront nous à un Woodstock boueux à souhaits. Réponse dans quelques jours…

C’est parti et bien parti puisque les organisateurs ont eu la bonne idée de programmer Ska-P en ouverture. Les espagnols ouvrent le feu avec rage. Les spectateurs ne sont pas encore très nombreux, mais tous les ibériques présents sur le Sziget se pressent devant la grande scène. Comme d’habitude, Ska P nous livre du pur ska – rock endiablé, revendicatif et théâtrale, un concert de ce groupe marque toujours les esprits. Des musiciens survoltés qui jouent là l’un de leurs derniers concerts. Le groupe ayant décidé de stopper leur affaire à la fin de leur tournée. A coup sûr, le meilleur show de la journée !

De l’autre côté de l’île, sur la scène « World Music », ce sont les français de Watchaclan qui inaugurent. Peu de monde encore une fois, mais le festival ne fait que débuter. Watchaclan trouve bien sûr tout de suite sa place sur cette scène, même si on préfère les voir évoluer en nocturne, avec un éclairage coloré.

Rendez vous est pris pour les deux premières interviews de ce festival, d’un côté, les Têtes Raides, de l’autre Morcheeba. Si les Têtes se prêtent volontiers au jeu (ambiance sympa dans la loge), Morcheeba offre un frère Godfrey plutôt coincé et pressé d’en finir. Les questions sur le remplacement de la chanteuse affluent et agacent quelque peu notre ami. Et pourtant… Skye, l’ex chanteuse, symbolisait le groupe à elle seule. Il suffit de voir quelques chansons du concert pour se faire une idée. C’est une vraie déception. La remplaçante de la remplaçante (Daisy aurait elle aussi été remerciée) a beau courir aux quatre coins de la scène et bouger les bras dans tous les sens, le chant reste une mauvaise imitation. C’est d’autant plus flagrant sur des titres tels que « Trigger Hippy » ou « Otherwise ». Le groupe terminera son set avec « Rome wasn’t built in a day », pas suffisant pour se mettre le public dans la poche. Un public tellement conquis lors du précédent passage du groupe ici, il y a deux ans.

C’est l’occasion de faire une découverte sur la scène « World », avec le groupe autrichien Cheikha Rimitti et sa chanteuse venue d’un autre temps. Une musique qui puise ses origines dans les contrées tziganes.

Au même moment, le groupe local Quimby succède à Morcheeba sur la scène principale, il jouit ici d’une véritable cote de popularité. C’est d’ailleurs assez fou de constater combien la Hongrie est capable de proposer une scène rock de qualité.

Premier casse tête de la semaine, puisque les concerts du soir, programmés à la même heure nous proposent : Sean Paul, les Têtes Raides, Obituary et Youssou n’Dour ! Si le choix est vite fait pour certains, les curieux se mettront en quatre pour tout voir.

Sean Paul d’abord. Le jeune homme est apparu décontracté et disponible lors de la conférence de presse quelques heures auparavant. Une musique R n’B teintée de Soul, une certaine présence scénique et pourtant, difficile d’accrocher. Il faut dire qu’au lieu d’un concert, on assiste à un clip de R n’ B avec bimbos et mise en scène douteuse et ce, malgré quelques tubes connus de tous, tels « I’m still in love». Sean Paul méritait il une telle exposition ? Va pour la diversité…

Au même moment, Youssou N’ Dour se produisait. Le chanteur sénégalais était encore méconnu chez nous avant son titre phare, fruit d’un duo avec Neneh Cherry, il s’agissait de « 7 seconds ». D’autant plus étrange que ce morceau ne reflète pas vraiment les origines et le travail de l’artiste. Le concert est un fleuve de percussions et de danses africaines. Youssou dégage un charisme énorme, le public ne s’y est pas trompé, c’est une véritable marée qui s’installe devant la scène « World ».

Première visite (et sûrement pas la dernière) sur la scène « Hammer métal », toujours peuplée d’étranges individus habillés de noir. Sur scène ? Obituary. Un vieux de la vieille dont les paroles se résument à des cris d’animaux poussés dans un micro. Cheveux courts s’abstenir, on parle là du « métal de la mort » à l’ancienne.

Dernière étape de cette cavalcade, la scène Wan2, pour voir le groupe français « Les Têtes Raides ». Lumière tamisée, le concert prend un peu de retard. L’occasion d’entamer un « french bazar », la Wan2 prend des allures de camp retranché français. Les drapeaux bretons sont les plus représentés (on imagine même pas l’ambiance pour Matmatah, demain !) Des slams, des mouvements de foule, alors que le concert n’a même pas commencé ! Ce qui suit n’est que du bonheur. Le groupe, qui nous réserve une bonne surprise en Novembre, enchaîne les chansons comme on enfile des perles. Tout y passe, y compris « qu’est ce qu’on s’fait chier », largement repris par la foule.

Ne reste alors qu’à faire le traditionnel détour par la scène « Party Arena » où se produisent les meilleurs Dj’s de la planète. Ce soir, le duo Monkz et surtout les anglais de X-Press 2 pour un set endiablé.

Demain, gros programme encore avec entre autre Natalie Imbruglia, Underworld, Accept ou encore Matmatah. Une fois de plus, il y en aura pour tous les goûts !

publié par Rod le 11.08.05

archives.le-hiboo.com

Contenu relatif

  1. Arrow
    Gravatar


    Pour afficher un avatar
    / votre photo avec votre
    commentaire,
    inscrivez-vous sur
    www.gravatar.com