Phénomènes – The Happening
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Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n’y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu’est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d’attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l’air, par l’eau, ou autrement ? Pour Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, ce qui compte est d’abord d’échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en compagnie d’un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans. Très vite, il devient évident que personne n’est plus en sécurité nulle part. Il n’y a aucun moyen d’échapper à ce tueur invisible et implacable. Pour avoir une mince chance de survivre, Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace l’avenir même de l’espèce humaine… (Fiche Allocine)
Mais pourquoi ? Hein, dis pourquoi M. Night Shyamalan, tu t’es senti obligé de faire un twist pourri ? Tu étais à deux doigts d’être considéré – par moi en tout cas … enfin, moi je personnellement – comme le successeur d’Hitchcock. Mais non, tu as été obligé de nous refaire le coup de l’amour, de la famille, de la foi … Je m’emballe. Phénomènes est donc un – presque – très bon film.
Je pensais ne plus aimer un film de ce réalisateur surestimé ; en effet, depuis le très bon 6ème Sens, et le superbe Incassables, le réalisateur a toujours trouvé le moyen de parler de Dieu, de l’Amour, de raconter une histoire pendant 1h20 pour en changer la direction un quart d’heure avant le générique … et ça devenait lourd. Bien sûr, le fond a été atteint avec Signes, un sorte d’épisode d’X-Files mais sans le talent de Chris Carter, ou la Jeune Fille de l’Eau, véritable incompréhension dans sa filmographie – un Shyamalan sans twist, ça choquerait presque ma bonne dame – mais grâce à la fête du cinéma, investir 2 euros semblait la somme maximum pour se forcer à aller voir une énième arnaque. Sauf que, dès les premières secondes, les préjugés s’envolent, et l’on se retrouve dans une tension incroyablement incontrôlable. Les scènes de suicide sont choquantes, de part leur côté cru et sans artifice ; on n’est pas loin de ressentir les mêmes frissons que les Oiseaux du « Master » du genre, c’est pour dire. Et cette montée d’adrénaline va, à l’instar du vent, se propager ainsi une heure durant. A savoir là où le film aurait dû presque s’arrêter.

Mère Nature met la fessée à l’humanité, et Shyamalan’s touch oblige, dans ce tourbillon alarmiste, des gens. Et parmi ces autochtones en quête de survie, quel que soit le moyen pour y parvenir – 90% des êtres visibles mourront – des amoureux. Et l’amour permet des miracles, c’est connu (le deuxième volet de la trilogie d’Hélène et les Garçons est là pour le rappeler). Entre un Mark Wahlberg plus malin que les autres, et la magnifique Zooey Deschanel -et ses yeux sublimes permettant d’oublier à chaque apparition l’horreur ambiante – Shyamalan oublie son message écologique pour se focaliser sur le destin de ses héros. Jusque là, rien d’anormal : un film catastrophe sans figure emblématique, ça ne serait pas politiquement correct. Non, on reprochera juste au réalisateur d’avoir poussé dans le méga too much qu’on n’y croit pas une seule seconde – si vous voyez le film, vous comprendrez – les conditions de leur dite survie. Et comme si cela ne suffisait pas, il se permet d’en rajouter une couche sur les dernières minutes, rendant quelqu peu caduque tout ce qui a été joliment et brillamment filmé auparavant (un peu le genre de fin à la Critters, La Mutante … vous voyez, quoi). Le chef d’oeuvre était à portée de caméra, mais non. Néanmoins, le « prodige », bien que repompant sans vergogne un bouquin sorti dans les années 90, propose ici l’un de ses meilleurs films. Ahhhh, vivement le jour où il comprendra que les sentiments à l’eau de rose façon Docteur Quinn, on s’en tape un peu …
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adèle 3.07.08 | 12:37
bé dis donc, on est sacrement d’accord!