Hokuto No Ken : l’ère de Raoh (Raoh Den Junai-Hen)
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Après une guerre atomique, l’humanité erre dans un monde post-apocalyptique où la désolation et la violence règnent sans partage. Dans ces terres désolées, de puissants guerriers, détenteurs de techniques de combats ancestrales s’affrontent pour imposer l’avenir de l’espèce humaine. Kenshirô est l’unique héritier du Hokuto Shinken, un art de combat ultime qu’il met au service des populations opprimées. Une autre école domine, celle du Nanto dont l’héritier proclamé est Souther dit l’Empereur sacré qui assoit sa domination en terrorisant les populations. Pour accomplir sa destinée de sauveur, Kenshirô doit combattre Souther, mais dans l’ombre du destin, un ennemi plus cruel se dresse devant lui, son propre frère Raoh qui revendique dans le sang des innocents le titre d’unique héritier du Hokuto Shinken. (Fiche Allociné)
109 épisodes de 20 minutes en 1 film : scénario taillé à la hache

Autant le dire tout de suite : vous avez à faire au plus grand fan de l’univers de l’univers Hokuto No Ken. Jusqu’à les regarder avec un certain Guillaume – encore plus geek que moi – en VHS à raison de 3h d’épisodes par jour. Dont certains doublés en italien, ou encore en VO sans sous-titres. Ainsi, il fallut plus de deux mois pour visionner l’ensemble de l’oeuvre (c’est à dire également la presque cinquantaine d’épisodes supplémentaires qui relatent les aventures de Kenshiro 15 ans après la mort de Raoh), et c’est donc avec une impatience non dissimulée que j’attendais énormément le premier film de la trilogie – déjà sorti il y a quelques années au pays du Soleil Levant. 50 salles seulement proposent la diffusion de ce métrage, en VOSTF (Ogouz, honte à toi et tes sbires de S.O.F.I. pour avoir massacré l’adaptation durant les années 80) et le verdict est sans appel : la déception est de taille.
Trop de personnages tuent les personnages
Une des caractéristiques principales de l’oeuvre de Tetsuo Hara est une profusion grandissante de personnages. Les premières aventures de Kenshiro en compte facilement plus d’une centaine. Si résumer en 1h30 l’équivalent de 80 épisodes en zappant certains personnages semblait déjà de l’ordre du miraculeux (pas de Yuria, Ray, Shin … on commence direct avec Souther et Shû), on atteint la folie lorsque l’on sait que le film arrive à ajouter d’autres personnages secondaires ayant une relative importance dans l’histoire (l’innovation voulue étant que l’on voit l’histoire à partir des yeux de Raoh) ! Le temps manque, les développements psychologiques impossibles, et les dits personnages n’apportent absolument rien, si ce n’est une dimension pseudo-tragique complètement noyée dans des enchaînements de plans. Il est totalement surhumain pour une personne en bonne santé mentale (c’est à dire qui n’a pas grandi durant son adolescence avec le Club Dorothée) de saisir la moindre dimension épique de l’histoire. Et pour les puristes, on a juste l’impression de voir une sorte de teaser géant. Mais ce n’est pas le pire …
Putain mais elles sont où les musiques !
Hokuto no Ken, c’est avant tout une bande originale EXTRAORDINAIRE, avec des thèmes qui apportaient une dimension dantesque à l’univers « western post-apocalyptico-madmaxien ». Cet univers sonore vital a été tout simplement supprimé par des loops technoïdes basiques et sans envergure (reste heureusement durant quelques minutes la possibilité de déguster le reliquat « Ai wo torimodose » composé par Crystal King). Quitte à continuer dans les défauts de taille, les graphismes ne sont pas exempts : autant les décors ont bénéficié d’un bond qualitatif de 8000%, autant certaines expressions faciales font terriblement bâclées. Certes, elles sont supérieures en tout point à la version des années 80, mais cette dernière paraissait du coup bien plus homogène, puisque la qualité globale était très moyenne (la force résidant dans le scénario). Enfin, et le comble atteint ici son paroxysme : alors que les toutes dernières aventures de Kenshiro mêlent brillamment images de synthèse et scènes gores poussées à l’extrême (Shin Hokuto no Ken), l’ère de Raoh semble encore plus édulcorée que la série originelle.
Pour nostalgiques only

Finalement, Kenshiro aurait pu revenir pour son 25e anniversaire par la grande porte : faire revivre aux vieux traumatisés de mon genre des souvenirs fantastiques, et drainer un nouveau public avec un scénario moins coupé à la hache, et trop confus. Certes, il faut bien prendre en compte qu’il s’agit d’une trilogie, mais cela n’enlève en rien au fait que l’on sent un problème de cohérence et de précipitation. Du coup, aucun moment fort ne viendra troubler le visionnage – si ce n’est le souvenir poignant de Shura avec Raoh et Reina. La déception est grande, et seuls les puristes lorgnant avec la geek attitude pourront vous dire qu’il s’agit du plus grand film de tous les temps. Remercions néanmoins Kaze / Eurozoom qui offrent 50 copies, ce genre de diffusion aurait été inimaginable il y a encore 5 ans (le magnifique Wonderful Days fut limité à 20 exemplaires, et à peine 10 pour Interstella 5555).
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Blogger de son 10.07.08 | 16:59
PUTAIN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Enorme!!!
Bon, là je suis vert quand même parce que je suis de l’autre coté du monde, et donc je n’aurai jamais accès au film par les voies légales…
Mais j’ai trouvé quelqu’un qui s’y connait royalement sur le Hokuto Shin Ken…
Je verse une larme là, ça se voit pas, mais si.
Perso, je me suis fait toute la collection à la fnac (la première édition, pas la nouvelle qui trainait encore dans les rayons manga il y a 2 ans).
J’ai même acheté en 96 trois manga de Ken, en japonais… Trouver au fin fond d’un vendeur de jeu video, je suis tombé la dessus en extase, et je les relisais sans rien comprendre des textes, mais la beauté des dessins est hors norme…
Je crois que je vais devoir charger la mule bientôt…
Et les deux autres volets sont prévus pour quand?