Sur un air de Gondry : clôture du Beo Festival au Divan du Monde
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Vendredi, 19h au Divan du monde : rendez-vous pour une soirée sous le signe de la musique et du cinéma avec comme invités d’honneur Fayçal Salhi et Jean-Michel Bernard, en clôture du Beo Festival 2008.
- Date : 11.04.08
- Adresse : 75 rue des Martyrs 75018 PARIS
- Téléphone : 01.42.52.02.46
- Web : www.divandumonde.com
La soirée s’ouvre sur la diffusion de deux courts-métrages, Personne n’est parfait de Christophe Clamaron et Pour de vrai de Bertrand Belin. Ambiance calme et concentrée sur les multiples écrans, la soirée se met en place doucement. L’interview de Fayçal Salhi, compositeur de la BO du film La Maison jaune de Amor Hakkar, annonce la partie charnière de la programmation : concerts et découverte (ou redécouverte) des univers musicaux propres au cinéma. Fayçal Sahli, accompagné de ses musiciens, présente quelques titres de La Maison jaune, qui a remporté le prix de la meilleure musique de film au festival Mostra de Valancia : au son de l’oud, on découvre une sublime musique qui n’est pas sans rappeler les plus beaux morceaux de la BO de Babel (réal. Inarritu) composée par Gustavo Santaolalla. Les accords nous transportent en Algérie, un puissant souffle poétique traverse une salle recueillie.
Place ensuite à Jean-Michel Bernard, invité d’honneur, compositeur fétiche de Michel Gondry, pour lequel il a signé les BO de Human Nature, La Science des rêves et Be kind rewind. L’interview lui donne l’occasion de revenir sur son parcours et son œuvre, depuis sa première BO, à 16 ans, pour un dessin animé, Les Canailles de l’espace. Jean-Michel Bernard se met au piano, l’orchestre se met en place, les premières notes se font entendre et nous voilà partis pour une plongée dans l’univers de Gondry et, en avant première, dans celui de Cash, le nouveau film d’Eric Besnard. Le répertoire oscille entre l’atmosphère planante, onirique, des morceaux chantés par Kimiko Ono, à la voix feutrée toute en retenue, et le jazz explosif très 70’s emporté par l’excellent Freddy Meyer. Le public, conquis, admiratif, est à l’évidence composé en grande partie de connaisseurs qui apprécient à sa juste valeur le caractère précieux d’une telle rencontre avec ces grands noms. Le plaisir des artistes est palpable, la communication de la scène avec la salle se fait dans la plus grande simplicité : on croisera à plusieurs reprises certains artistes sortis de scène au bar ou mêlés au public. Tout se déroule avec une très agréable fluidité, et la remise des prix du festival en témoigne : pas de grands mots, de la modestie, l’académisme de l’exercice est contourné dans la bonne humeur. Une très belle soirée qui donne à voir l’élégance des grands !
» www.myspace.com/lebeofestival
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