Chorus 20 ans : Daphné (+ Loane) au Théâtre 71 (Malakoff)
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Ce soir il faut aller à Malakoff pour enfin retrouver Daphné ; j’ai manqué sa Cigale à quelques jours près pour cause d’un autre concert de Chorus (trop de concerts tuent les concerts). Le rendez-vous est à 19h30 et c’est à cette heure sonnante et trébuchante que le concert va commencer. Après une mise en condition sans conviction, c’est dans des abîmes musicales et textuelles que je vais faire un voyage hors du temps.
- Date : 03.04.08
- Web : www.chorus20ans.fr
Loane (web)
Récemment signée chez Warner/Virgin (son album sort le 12 mai) je ne m’étendrais pas sur Loane, car ce n’est pas tout simplement pas mon style de musique. Rencontrée en 1ère partie de Louis elle m’avait laissé indifférente. J’ai eu ce soir la confirmation qu’il me manque quelque chose pour accrocher totalement. Rod est fan je vous laisse donc à son ancienne critique pour les éloges. Ce que l’on ne peut enlever à Loane c’est son charme fou, sa jolie voix et son côté candide ; seul souci à mon sens elle ressemble beaucoup trop à Rose, dont je ne suis pas fan non plus. Mais voilà, parfois la vie est mal faite Loane tournait déjà avant que Rose ne sorte son disque. Espérons pour la demoiselle qui est loin d’être sans talent trouve son public. Cette sortie de cd, en même temps que d’autres artistes dans la même cible type Zoé Avril ou Berry, risque de fondre la qualité de Loane dans cette catégorie musicale, dommage.
Daphné (web)
Laissons place à Daphné, paradoxe de ne pas aimer Loane alors que je suis plus que fan de Daphné. C’est simple, une fois de plus c’est une artiste qui propose un univers particulier, bien à elle et c’est cela qui me touche avant tout. C’était un soir d’avril en première partie, de Pierre Lapointe, que le hasard n’avait pas été un rendez vous manqué à la Cigale mais une révélation. Démarrage en beauté avec « Les Phénix » qui s’enchaîne avec « L’homme piano », idéal amour des histoires impossibles. L’inspiration autour de ces textes pourrait me faire disserter quelques heures. Faites donc un tour d’écoute pour comprendre que mots et musique peuvent être symbiotiques. Son 2ème album « Carmin » sera décliné dans sa totalité pour ce concert. Sur scène, lumières et musiciens sont en osmose totale avec la chanteuse. En fait, il semble que Daphné soit une sorte de magicienne qui embellit tout ce qu’elle a autour d’elle. Afin de frémir un peu et atteindre l’émotion totale il suffit de fermer les yeux et de se laisser porter. Cette petite fée est à la fois d’une autre époque et résolument moderne, une antithèse à elle seule. Surprise totale lorsqu’elle va jusqu’à rassembler à Bjork dans certaines de ses improvisations. Au rappel, la claque est totale avec la reprise de « Losing my Religion », qui vaudra un sympathique fou rire à la chanteuse et à la salle. Princesse avec ses robes, enchanteresse avec sa voix, magicienne avec ses mots, elle est un peu inclassable. Et si, « Par la fenêtre » enivrée la vague à l’homme en retard vous avez poussé à rejoindre les estuaires, vous auriez surement loupé un pur instant suspendu dans l’ailleurs. Un concert de cet acabit est un moment hors du temps qui donne envie encore de s’arrêter plus souvent dans sa vie, de prendre chaque instant et les rendre précieux en heureuse compagnie.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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