Décès d’Amy Winehouse
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Coqueluche de tous les boulets infantiles de Twitter qui aimaient / aiment et vont aimer dans les heures qui viennent se moquer d’elle de toutes les manières possibles et imaginables (elle vient de passer en trendtopic mondial en l’espace de 10 minutes), il n’empêche qu’Amy Winehouse a eu un putain de destin de rock star. Un vrai. Comme on n’en a pas fait depuis 1994 avec Kurt. Tous les ingrédients ont été au rendez-vous. Non, je ne fantasme pas, check :
premierUn album salué par la critique et bien accueilli par le public (Back To Black, 2006) et une tournée mondiale, triomphale. Pour ma part, j’ai eu la chance de la voir aux Eurockéennes en 2007. Je n’avais pas forcément apprécié plus que cela la performance, mais il était indéniable qu’elle faisait partie de ces panthères catchy qui sont nées avec cette aura qui électrise les publics.- Aussitôt ce succès inattendu confirmé, aussitôt une vie non maitrisée, non assumée. Drogues, alcool et plus si affinités. Elle commence à faire le buzz avec des vidéos complètement aware. La plus célèbre étant un délire où elle se filme accompagnée de Peter Doherty : les 2 s’amusant avec une … souris.. Les buzz vidéo ne sont pas forcément méchants pour la santé ou la carrière d’un artiste … en revanche, à Paris, et dans plusieurs autres villes de la planète, elle annulera sans crier gare ses concerts : la prodige se transforme très rapidement en diva, décidant en quelques minutes de ne plus monter sur scène. Rock en Seine et les canards à 2 euros s’en souviennent encore, pour le meilleur et pour le pire.
- 2011. L’année du retour. Alors que l’on ne l’attendait plus, alors qu’elle était devenue la risée mondiale, la junky surdouée et instable, Amy décide de revenir sur plusieurs dates, à Rio ou encore Belgrade. Une fois de plus, grâce / à cause de Youtube, ce qui à l’époque des rockstars sans web aurait pu être un épiphénomène contrôlé devient rapidement LE sujet de buzz mondial : Amy revient sur scène, devant des milliers de fans, complètement saoûle, incapable de chanter ses propres textes, oubliant le rythme des chansons, le nom de ses musiciens … le retour à une carrière flamboyante, même éphémère, semble définitivement utopique
- Pour être une légende, il faut mourir à la fois tourmenté, controversé et jeune. Pour être précis, à 27 ans. Systématiquement. L’alchimie parfaite, la pierre philsophale de l’immortalité : Morrison, Cobain, Hendrix ou Joplin … ces étoiles flamboyantes, au delà du talent manifeste de chacun, resteront gravées dans les esprits pour avoir eu une vie brûlée par les 2 bouts, laissant en contre-partie des joyaux intemporels. Cobain et son Smell Like Teen Spirit, Morrison et son Riding on the Storm, Hendrix et son magnifique Little Wing. Amy et Rehab
Le web continuera à la pourrir (c’est la nouveauté avec les légendes d’antan : les gens étaient sûrement aussi cons, mais n’avaient pas de médiums fédérateurs pour se retrouver dans les propos d’un autre, surtout à l’autre bout de la planète … cela permettant aux fantasmes de s’exprimer par bouche à oreille … et de créer des légendes), mais une chose est sûre : difficile d’espérer un destin plus rock N’ Roll que celui d’Amy Winehouse. Son nom restera. Ceux qui lui défèquent dessus avec autant de facilité que celle de tuer un éléphant au bazooka, on en doute.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Post-it sur la Platine 24.07.11 | 06:55
Elle a vécu à 100 à l’heure. La mort l’a rattrapé… Dommage que je n’ai jamais eu l’occasion de la voir en concert.
Si vous voulez en apprendre un peu plus sur le Club des 27, ces artistes influents mais maudits morts à 27 ans, vous pouvez lire cet article : http://post-it-sur-la-platine.blogspot.com/2011/07/le-club-des-27.html