Chorus 20 ans : Loïc Lantoine (+ Romain Dudek) à la MJC Colombes

AGENDA RELATIF
Loïc Lantoine
  Centre Culturel (Chabeuil) - 20 février
  Salle Animatis (Issoire) - 13 mars

Première étape, se rendre à la MJC de Colombes. Bon j’avoue, ça ne sera pas trop difficile : j’habite à un quart d’heure à pied de l’endroit. Ca ne m’empêchera pas d’arriver très en avance : dans mon agenda, le concert était noté à 20h00 au lieu de 20h30. Mais ce n’est pas grave, je peux rester là, juste à regarder les gosses jouer au foot sur la place de l’Avant-Seine qui jouxte la salle.

  • Date : 03.04.08
  • Adresse : 94/98 rue Saint-Denis, 92700 COLOMBES
  • Téléphone : 01 56 83 81 81
  • Web : www.chorus20ans.fr

La salle de la MJC est une salle polyvalente où sont organisées toutes sortes de spectacles vivants (concerts, danse, théâtre, …). Quand les artistes se dirigent vers leurs loges, ils croisent des Colombiens sortant de leurs cours de danse moderne, de Taïchi ou de ping-pong. Cet endroit est un vrai creuset où se mélangent des univers différents. J’aime ces endroits de plus en plus rares.

Romain Dudek (web)

Sur la scène, entrent Romain Dudek et son orchestre ; orchestre qui se limite à un Mac Book et un batteur. Mais quel batteur ! Philippe Istria a un set hallucinant avec des cymbales et des toms dans tous les coins. Et si Romain Dudek n’est pas techniquement très vaillant à la guitare, c’est loin d’être le cas du marteleur de fûts qui lui est un vrai cador. Avec ses balais, ses cloches et ses petites cymbales, il ajoute des sonorités scintillantes aux chansons de son acolyte. Romain Dudek utilise son ordi portable comme instrument supplémentaire « autonome ». Les sons qui en sortent son souvent un peu pathos. Dans « Graine de Voyou » par exemple, il utilise pour jouer une basse qu’on croirait tout droit sortie des sons de base de mon feu Roland D10. Ce n’est franchement pas extraordinaire. C’est la mode maintenant, Romain Dudek se sample sur plusieurs chansons (« Paresseux » par exemple) afin de pouvoir jouer plusieurs guitares simultanément. Et quand le mac n’est pas sollicité, l’artiste fait chanter « les nappes » par le public : ça c’est amusant. L’opération est un peu risquée : si le public n’est pas réceptif, on risque de perdre un des musiciens du spectacle. Mais après quelques tentatives, ce dernier finit par chanter à peu près juste et avec entrain. Mais si musicalement ce n’est pas l’extase (bien mais sans plus), côté paroles en revanche on est dans l’excellence. Tantôt provocateur comme avec « On ne peut pas tout faire à la scie circulaire » qui conte l’histoire d’un homme qui découpe sa femme à la scie circulaire, tantôt engagé comme avec « Salop de pauvres » ou « Paresseux ». On rit quelque fois et c’est toujours agréable : Romain Dudek est avant tout un conteur d’histoires. Mais voilà, il ne nous en raconte pas assez. Son set est incroyablement court et au bout d’à peine trente minutes, c’est terminé.

Loïc Lantoine (web)

Après un bon quart d’heure de mise en place, c’est le tour de Loïc Lantoine d’entrer en scène. Il est accompagné de son ami François Pierron à la contre basse et de trois autres musiciens : un guitariste et deux « multi-talents » (qui prendront tour à tour violons, saxophones, flutes, hautbois et guitare). Loïc est un chanteur atypique. Enfin, quand je dis chanteur, je me trompe quelque peu. On se rend vite compte qu’il ne chante pas vraiment. Avec sa voix d’outre tombe, rocailleuse à souhait et aux accents « Nougaresques », il nous récite ses textes taillés à la serpe. Tout en ébouriffant ses cheveux ou en serrant le micro dans ses mains crispées, il balance ses mots rugueux qui nous submergent d’émotion. François Pierron enfonce le clou et fait de sa musique des enzymes venant dissoudre nos dernières défenses émotionnelles. Il fait crier les cordes de son instrument qu’il torture à coup de bâton ou même de cintre. Tout ça fonctionne si bien que je me surprends pendant « Cosmonaute » à essuyer une goutte d’eau salée qui n’a rien trouvé de mieux que de ramener sa fraise devant tout le monde. Mais voyant que je ne suis pas le seul dans ce cas, je me rends compte que mon honneur de mâle est sauf. Difficile en tout cas de coller une étiquette à la prestation de ce « personnage ». Entre poésie et musique folle (dans tous les sens du terme), j’ai vécu hier une expérience différente ce que j’ai connu jusqu’alors. J’ai été véritablement touché par cette mixture improbable de sonorités rocailleuses. Si vous voulez prendre un (long) bain de pure émotion, Loïc Lantoine est votre homme.

publié par Chris CB le 04.04.08

www.chriscb.org/

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  1. 21.01.2009 | Et des images » Festival Chorus, 20 ans : Loic Lantoine

3 commentaires

  1. Euh le nom du contrebassiste de Loïc Lantoine c’est François Pierron et non Perrier!

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  2. ‘ffectivement… Et j’ai fait la faute plusieurs fois en plus… Je peux dire que c’est la faute au correcteur d’orthographe ?

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  3. oui j’ai vu que tu l’as faite plusieurs fois …
    ça va pour cette fois …
    ;D

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