Marie Modiano + John Vanderslice + Comanechi + Nervous Cabaret à la Flèche d’Or

AGENDA RELATIF
La Flèche d'Or
  Minitel Rose (10 février)
  I Break Horses (11 février)

L’entrée de La Flèche d’Or étant gratuite, une bonne affiche assure une salle pleine. Il n’y a pourtant pratiquement personne à l’ouverture des portes, peut être l’effet « vacances scolaires » et pourtant rien que pour Nervous Cabaret, la soirée s’annonce bien.

  • Date : 05.03.08
  • Adresse : [102 bis rue de Bagnolet 75020 Paris]
  • Téléphone : 01 44 64 01 02
  • Web : www.flechedor.fr

Marie Modiano (web)

La soirée s’ouvre avec la douceur folk de Marie Modiano, jeune chanteuse française au timbre légèrement voilé. Pantalon rouge moulant et chemise à la couleur passée, la chanteuse semble tout droit débarquée du bord d’une High way désolée et poussiéreuse. Les sources d’inspirations sont plantées et le son de l’harmonica monte, accompagné par une batterie tout d’abord tempérée puis de plus en plus présente. On se laisse aller en pensant aux ballades de Shivaree et à la voix de PJ Harvey… Marie Modiano est une agréable entrée en matière.

John Vanderslice (web)

La salle s’est remplie, John Vanderslice prend la suite. Un début très pop-rock 90’s, des morceaux bien calibrés, puis la richesse des influences s’affine : la voix du chanteur oscille entre des poussées à la Brian Molko et à la Michael Stipe, et le voyage se poursuit de plus en plus sûrement vers les 70’s avec des sons électroniques et des notes aériennes qui rappellent The Rain Song et No quarter de Led Zeppelin. Le public est réceptif à cette pop expressive qui s’autorise à quitter les sentiers battus et sait jongler avec ses références. Un melting-pot énergique, efficace et aux accents souvent poétiques portés par un son de piano électronique 80’s très présent.

Nervous Cabaret (web)

Changement de plateau…Le public s’est aussi quelque peu modifié, beaucoup sont venus pour Nervous Cabaret : l’excitation est sensible dans la salle, les verres de bières plus présents. Des cuivres résonnent tout à coup depuis le fond, un air jazzy monte, les musiciens traversent l’assistance et montent sur scène en soulevant le rideau… Nervous Cabaret est en piste et la musique éclate. Un rock survitaminé, des cuivres tonitruants, le tout additionné à l’incroyable charisme du chanteur. On passe du jazz accent Chet Baker ou Tom Waits période Alice à la violence des fanfares balkaniques sur des titres comme Sleepwalkers ou Les Enfants du Papillon, les Nervous Cabaret sont explosifs et incroyablement bons. Un live à la hauteur des plus grands.

Comanechi (web)

La soirée se termine avec Comanechi, une fin punk bien bruyante. La chanteuse, look trash baby doll, envoie ses textes façon Courtney Love. Le duo guitare batterie fonctionne bien, et le public rajeuni pogote devant la scène. Une belle soirée à la Flèche d’or avec une programmation de qualité et le bonheur d’avoir entendu les grands Nervous Cabaret.

Contenu relatif

  1. Arrow
    Gravatar


    Pour afficher un avatar
    / votre photo avec votre
    commentaire,
    inscrivez-vous sur
    www.gravatar.com