Les Nuits de l’Alligator 2008 : Grace + The Sweet Vandals + Buck 65 à la Maroquinerie

AGENDA RELATIF
La Maroquinerie
  Sharon Van Etten (24 mai)
  Django Django (25 mai)

Troisième édition pour le festival blues, rock/soul/hip hop… des « Nuits de l’Alligator » avec une programmation qui fait le grand écart ce mardi soir à la Maroquinerie avec une Jaymay déprogrammée, et ce à ma grande déception, des espagnols en dignes héritiers d’une funk James Brownienne (un peu trop copycat me direz-vous? certes) et la tuerie de la soirée, le canadien déjanté Buck 65. On en redemande !

Grace

Grace, duo aux mélodies dépaysantes (du reggae, des sonorités hispaniques…) mais à la chanteuse aux mimiques qui poussent à la moquerie car qui ose encore aujourd’hui se boucher l’oreille pour trouver la note hormis les rats de laboratoire télévisuel de la pop star académique? Chose à retenir : l’interprète est-elle anglophone ou une cousine éloignée de notre cher JCVD?

The Sweet Vandals (web)

Autre registre pour les espagnols de The Sweet Vandals : de la funk groovy qui a grandi en écoutant les disques du grand James Brown himself. Musicalement irréprochables, le groupe maîtrise parfaitement ses instruments et son set. La (petite) claque restera la chanteuse, très à l’aise à la fois dans ses rondeurs et dans son rôle de fille illégitime du roi de la Funk. La voix groove et pousse très fort, les musicos assurent. Parfait pour accompagner une pression!

Buck 65 (web)

Ne nous voilons pas la face, 95% du public ce soir là à la Maro. était venu assister au live décalé de l’extravagant Buck 65. Autant l’annoncer tout de suite, ce type n’est pas tout seul dans sa tête. Et quel tête!! Seul derrière son Mac et sa platine, le canadien a ravi les fans à coups de hip hop avant-gardiste dont lui seul à le secret. Les textes sont souvent hilarants pour qui comprend quelque peu l’anglais et le voir danser/gesticuler dans tous les sens reste une expérience à part. Entre oldies et nouveautés, Buck balance son flow personnel sur ses mp3s et enchaîne ainsi une setlist assez confortable mais parfois criarde (l’inconvénient majeur de « jouer » avec ce type de support). Peu avare en paroles, le maître de cérémonie amusera la salle de ses facéties à l’humour souvent très facile (Sarko… Carla, vous (re)voilà…). Qu’à cela ne tienne, son set est un régal. Seul regret : la lassitude que l’on peut ressentir en milieu de set devant ce MC solo qui lancent ses bandes stéréo plutôt que de profiter d’un véritable groupe vivant. Mais qu’il est bon ce Buck 65 !

publié par Seb le 13.02.08

www.flickr.com/photos/fotomato

Contenu relatif

Un commentaire

  1. C’est nouveau ça, Rod qui se paye le luxe d’avoir un photographe qui fait tout le (bon) travail :)
    Je suis un peu déçu d’avoir raté Buck 65 mais c’était pour la bonne cause… à suivre :)

    Répondre
  1. Arrow
    Gravatar


    Pour afficher un avatar
    / votre photo avec votre
    commentaire,
    inscrivez-vous sur
    www.gravatar.com