Angus & Julia Stone (+ Steve Smyth) au Trianon
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Festival Les Escales du Cargo (Arles) - 18 juillet
Le Trianon
Ben Howard (24 mai)
E.sy Kennenga (27 mai)
Troisième passage parisien pour le duo australien sur la tournée Down the way : après deux Café de la Danse et deux Cigale, c’est au Trianon qu’ils ont posé leurs instruments pour 5 concerts, tous complets.
- Date : 26, 27, 30.04.11 et 01.05.11
- Adresse : 80, boulevard Rochechouart, 75018 Paris
- Web : www.letrianon.fr
Steve Smyth (stevesmyth.com.au)
Il y a toujours de belles découvertes en première partie d’Angus et Julia Stone : on se souvient de l’excellent Ben Howard, de Moddi - qui jouait cette semaine en tête d’affiche au point Ephémère, et ici Steve Smyth.
Habité, c’est le premier adjectif qui vient à l’esprit en voyant Steve jouer : il ne tient pas en place, fait passer sa guitare électrique de sonorités douces à de grosses envolées saturées.
Ce qui frappe ensuite, et qui nous happe complètement, c’est son incroyable voix, à la fois rocailleuse et aérienne, puissante et douce, changeante selon les chansons …
Et puis sa sympathie et son naturel lui ont valu une adhésion massive du public. Steve n’hésite en effet pas à dialoguer dans un français approximatif, à glisser chaque soir une chanson sur Paris, et à adapter sa setlist en fonction des réactions.
Le dernier soir, une jeune fille des premiers rangs a fait un malaise pendant l’énergique No man’s land, alors il a joué le dernier morceau au piano, ce qui n’était clairement pas prévu puisque l’éclairage n’a pas suivi. Un final dans le noir, très doux, magnifique, qui a achevé de séduire totalement la salle.
Angus & Julia Stone (www.angusandjuliastone.com)
Troisième passage à Paris d’Angus & Julia Stone sur la tournée Down The Way, et si déjà à La Cigale en novembre dernier il y avait beaucoup de changements, ce dernier cycle a comporté également son lot de nouveautés et de belles surprises.
Le concert commence avec la voix de Julia qui s’élève autour d’une reprise d’All Of Me de Louis Armstrong et au moment où elle enchaîne avec Hold On, la ferveur des acclamations du public laissent deviner que ces concerts promettent d’être de très belles soirées.
Les chansons ont été de nouveaux réarrangées, et même si les intros sont parfois trompeuses, elles apparaissent sous un jour plus dynamique. Des titres comme Private Lawns et sa version rallongée, Just a boy et son solo d’harmonica ou encore Black Crow ont ainsi fait partie de ceux qui ont fait le plus participer les gens et monter l’ambiance.
Derrière eux, un décor étoilé, une immense lune qui semble diffuser un aura bienveillant (impression peut-être provoquée par les vapeurs d’encens en provenance de la scène…) et sur Babylon, lorsque Julia accompagne superbement son frère à la trompette au milieu d’éclairages aux couleurs orangées, l’on a vraiment l’image du jour qui se lève sur la ville…
De jolies surprises ont ponctué les différents soirs: la toujours extrêmement poignante Draw your swords s’est glissée parfois dans la setlist, de même que des chansons plus anciennes comme Wasted ou Here we go again. Et surtout, cette superbe reprise de James Taylor, You can close your eyes, où le duo fût rejoint le dernier soir par deux artistes norvégiens, amis de leur violoncelliste, pour un très joli ensemble où se mêlaient tuba, percussions, chœurs et violoncelle …
Dans les nouveautés, Angus s’est montré sous un jour très rock avec Sequoia, un nouveau titre beaucoup plus proche des sonorités de son projet solo Lady Of The Sunshine que des chansons qu’il joue habituellement avec sa sœur. Il y aussi cette nouvelle chanson jouée expérimentalement le dernier soir : Space Man, qui flirte nettement plus avec des sphères reggae que folk.
Le duo a également progressé en français: dès les premiers soirs, Angus et Julia se sont efforcés de saluer et remercier en français, s’enhardissant plus la semaine avançait : Angus lancera même un J’ai kiffé ! Julia quand à elle fera la surprise, les deux derniers soirs, de chanter quelques lignes du refrain d’And the boys dans notre langue, à la surprise générale.
D’un soir à l’autre, l’ambiance avait sensiblement la même intensité : on sent qu’Angus & Julia Stone ont maintenant un public plus que bien installé en France. Cinq concerts archi-complets au Trianon en sont une belle preuve.
Pour ma part, j’ai préféré le soir du 30 avril, le plus chaleureux, avec un duo plus bavard et complice, que ce soit entre eux ou avec le public. Le 27 en revanche, les caméras d’Arte Live Web ont nettement refroidi l’ambiance : pour les gens du balcon, avoir sans cesse sous les yeux la caméra sur grue était vraiment gênant.
La tournée européenne (dont quelques festivals français cet été) d’Angus & Julia Stone se terminera en juillet et puis ils s’attèleront à l’enregistrement de leur troisième album. Ce n’est donc a priori pas avant un bon moment que nous les reverrons à Paris.
A suivre …
(Début de la chanson vers 1min22)
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Aurélie 7.05.11 | 01:20
La consécration :p