Iron and Wine ( + Eleni Mandell) au Divan du Monde
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« Ce sera super, juré ! » – Eike, un collègue blogger avait eu avant moi l’occasion d’assister à un concert d’Iron and Wine et me mit dans l’ambiance pour le concert de ce soir! Sam Beam et sa troupe avaient en effet joué en Allemagne avant de traverser le Rhin et donné une représentation dans une église bavaroise, un concert certainement grandiose. Je ne doutais pas une seconde de la véracité de la prophétie de Eike, mais j’avoue que ça a encore largement dépassé mes attentes !
Eleni Mandell (web)
Mais ne nous emballons pas et reprenons tout dans l’ordre ! Cette soirée commença extraordinairement à l’heure, avec la talentueuse américaine Eleni Mandell, que j’avais découvert grâce à… Eike, bien sûr ! Lorsque j’entrais à 20h15 dans la salle déjà pleine du Divan du Monde, cette jeune femme avait déjà débuté son spectacle depuis plusieurs minutes, un quart d’heure selon les informations recueillies. Dommage, mais heureusement ce n’était pas encore tout à fait terminé et je pus ainsi profité de ses jolies compositions qu’elle interpréta seule à la guitare, et dans un style moins jazz que les versions de son album, « Miracle Of Five », au demeurant très réussi. Ce que j’entendis se situait clairement dans le genre folk, et cela rend cette artiste d’autant plus intéressante ! La jeune californienne (elle vit à L.A., la chanceuse !) ne me convainquit pas seulement par sa musique, mais aussi par son naturel charmant et ses bonnes connaissances linguistiques en français ! Certains de mes amis prétendirent même qu’elle avait entre-temps déménagé vers la Ville-Lumière, assertion qui fut réfutée par la chanteuse personnellement, lorsque je lui posais la question après le concert! Elle n’était venue que pour quelques semaines en France et avait prévu de rentrer ensuite aux Etats-Unis. Comme cadeau d’adieu, pour ainsi dire, elle nous avait interprété auparavant un morceau tout neuf! Enfin, des adieux provisoires, puisque j’aurai l’occasion de la revoir à la fin du mois lorsqu’elle fera la première partie des français de Hey Hey My My à la Maroquinerie. Je m’en réjouis d’avance …
Iron and Wine (web)
Aussi ponctuel que sa collègue débuta Sam Beam. Il était pile 21 heures lorsque les premières notes de cet excellent set retentiren t! C’était parti pour 90 merveilleuses minutes ! Et il y en a encore pour se plaindre qu’aujourd’hui, on n’en a jamais pour son argent! Au début je ne pus distinguer à côté de lui qu’une mince chanteuse blonde, sa soeur Sarah Beam, qui s’est déjà fait remarquer pour ses prestations aux percussions et au violon, mais dès la chanson suivante, on vit arriver d’autres musiciens sur scène. Finalement l’équipe au complet se composait de sept membres (le chef Sam compris). Celui-ci attirait d’ailleurs immédiatement tous les regards sur lui avec ses cheveux longs et sa barbe broussailleuse, qui lui donnait un air à la fois excentrique mais aussi très doux. Je me posais alors la question, pourquoi les musiciens à barbe semblent souvent si doués, y aurait-il là un rapport, mais je perdis rapidement le fil de ces profondes réflexions pour me laisser envahir par la merveilleuse voix du chanteur! Je savais déjà, par son album, que l’homme disposait d’un organe vocal fondant, mais je ne m’attendais pas à ce que se soit encore mieux live ! J’ai rarement entendu quelqu’un capable d’une interprétation aussi angélique sans paraître faire le moindre effort! Du début à la fin, ce fut un régal pour les oreilles! Et les musiciens qui l’accompagnaient à la contrebasse, au piano, à l’orgue mécanique, au xylophone… s’accordaient parfaitement pour notre plus grand plaisir ! Il faut dire que Sam Beam a su s’entourer de personnes de talent, qui ont joué pour Calexico ou Lambchop, pour ne citer qu’eux! Rien ne paraissait forcé, chaque note était parfaitement exécutée, de telle manière que les différents instruments semblaient s’imbriquer les uns dans les autres le plus naturellement du monde. Le fait que le niveau du son au Divan du Monde soit limité à 92 décibels, ce qui est peu pour un concert, ne gênait en rien la prestation, car les arrangements de Sam Beam ne nécessitent aucune violence pour déployer leurs effets, et c’était peut-être même un avantage que de pouvoir apprécier à un moindre volume sonore toute la beauté des compositions, ainsi que la voix sublime mais trop rarement entendue de la blonde Sarah.
Parmi les merveilleux morceaux interprétés, le premier titre « Trapeze Swinger » fut particulièrement éblouissant, de même que « Lovesong Of The Buzzard », un peu plus tard, ou encore « Sodom, South Georgia ».Ceci dit il est quasiment impossible de déterminer quels sont les meilleures chansons d’un concert dont la marque principale était de conserver un (très) haut niveau constant! Après 80mn, le groupe se sépara de ses fans avec des sourires sincères et recueillit une salve d’applaudissements largement méritée ! Il y eut donc deux rappels avant de se quitter définitivement, dont l’admirable « Resurrection Fern » ! 90 minutes de spectacle brillantissime venait d’arriver à leur fin et les opinions de tous mes copains rejoignaient la mienne: c’était tout simplement fabuleux !! Eike avait eu raison…
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Mélanie 23.01.08 | 21:27
J’avoue que le concert d’Iron & Wine m’a laissée perplexe. J’aime beaucoup l’album « The Shepherd’s Dog », et sur scène j’ai trouvé ça très joli, très agréable… mais pas renversant. J’avais du mal à comprendre l’enthousiasme délirant du public autour de moi. Pas sûre que je retournerais les voir sur scène.
Cela dit, je dois préciser deux points qui ont certainement influencé mon jugement : je n’écoute Iron & Wine que depuis très peu de temps, et j’étais surtout venue pour voir Eleni Mandell, qui est pour moi l’artiste la plus injustement méconnue du moment. Ses albums sont vraiment bluffants. J’attends impatiemment de la revoir à la Maroquinerie le 31. Mais concernant Iron & Wine, j’ai beau trouver ça très chouette, quelque chose m’échappe dans l’intensité des réactions.