Ro(a)d Trip @ Los Angeles, Day 0
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Los Angeles ? Hein ? Gni ? Kesako ? Le Label NOFORMAT, ainsi que Thomas, manageur et tourneu m’a proposé il y a quelques semaines de participer à une aventure incroyable : traverser une partie du globe pour filmer et réaliser un mini film sur un songwriter américain de talent, répondant au code Chocolate Genius Inc.
Dépourvu de passeport – et de manière globale, de papiers d’identité – depuis quelques calendes grecques, j’ai pu acquérir ce dernier à la vitesse de l’éclair – un biométrique, un vrai, en 4 jours ! … et c’est ainsi que je me retrouvais, pour la toute première fois de ma vie, dans un avion le 19 février 2011. Oui, à 35 ans, mieux vaut tard que jamais, mais entre mon vertige, la série LOST, et les chances de survie de 0% lors d’un crash, je n’étais pas particulièrement pressé de prendre ce moyen de transport. Et je n’ai pas été déçu du voyage.
19 février, 8h00. Paris, Gare du Nord. Thibaut m’attend au Terminus. Une grisaille sans nom, une nuit blanche au compteur (excitation de la nouveauté qui va changer ta vie ; la même, dans une moindre mesure, que j’ai pu ressentir parfois dans mon existence, genre … mon passage du CM2 à la 6ème ou encore de la 3ème à la 2nde … et c’est à peu près tout), et un début du parcours du combattant interminable, inextricable et franchement épuisant.
9h00. Aéroport Charles de Gaulle. Tout se passe très bien. Entre les bagages à garder et ceux à mettre en soute, entre le petit déjeuner à base d’un sandwich nucléaire hors de prix et les jolies demoiselles se promenant avec une grâce quasi déplacée avec leurs valises bien trop sophistiquées pour finir en fond de cale, l’excitation est à son comble : je vais vraiment monter dans un avion, ne plus sentir le moindre frottement lié à du bîtume ou de l’acier, et voir le monde d’en haut. De très haut.
Le décollage, à 11h45, se déroule sans anicroche : je retiendrai cette prise de vitesse quasi instantanée indispensable à l’envol, où le décor file jusqu’à ne devenir que des lignes graphiques … et c’est malheureusement tout ce que j’aurai pu emmagasiner comme info, mon siège se situant dans l’allée centrale. Heureusement, dès stabilisation de l’énorme oiseau d’acier, je peux squatter à outrance le minuscule hublot se situant près des portes de sortie d’urgence … et admirer un spectacle qui m’a chamboulé : voir cette mer de nuages était fascinant. Comme Skypea dans One Piece, le monde des cieux au delà des cieux possède sa propre géologie : on y voit clairement des strates, donnant une impression d’immensité de volume surréaliste, ou encore des canyons où des fleuves nuages plus clairs viennent s’engouffrer dans d’autres plus ténébreux … l’immense aile de l’avion reste le seul témoin d’avancée technologique – le bruit des moteurs également, mais ce puissant ronflement finit par « disparaître » par habituation des sens au bout de 6 heures de trajet. Comme je l’ai souvent constaté au fil de ces nombreuses dernières années, la photographie est un excellent vecteur relationnel. Aussi lorsque certains passagers et une hôtesse m’ont vu faire des photos depuis le hublot avec un fisheye, on a commencé à papoter. L’une des voyageuses m’a même avoué avoir pris l’avion des dizaines de fois, et n’avoir jamais pensé à prendre des photos de ces paysages qui avouons-le, feraient presque douter de l’existence d’un être divin tellement le spectacle laissait sans voix de par sa perfection évidente.
Puis vint les abords du Groenland, et la mer de nuage commença à se morceler, à se raréfier, pour laisser place à l’océan atlantique ; cette transition entre la mer des cieux et celle de l’astre m’a vraiment fait planer, même en tentant de filmer, même en voulant photographier, je savais que RIEN ne pourrait exprimer à sa juste valeur ce moment magique, quasi mystique. Alors j’ai oublié pour quoi j’étais venu, avec quel matériel j’avais décidé de venir : je me suis juste accroupi, me suis accoudé tant bien que mal pour profiter pleinement du spectacle, et j’ai rêvé éveillé … et j’ai bien fait de me faire un plein d’images magnifiques, car la suite ne fut pas aussi onirique :)
A 20 minutes de Washington, la capitaine de bord signale que ça va un peu secouer, que les vents sont assez costauds, et que l’on doit attacher les ceintures. Sans revenir sur ma vie, j’ai failli mourir en 1999 lorsqu’avec une tripotée de gens qui allaient devenir plus tard ce que les sans vie ont décidé ont décidé d’appeler, pour exister, blogueurs en prenant le Space Mountain. Tu vois la scène du 5ème Element lorsque Chris Tucker, efféminé à l’extrême, se met à hurler de toute son âme suite au carnage infernal dans le Space Opera ? Et bien voilà, je suis un peu le Chris Tucker 5ème Elément des sensations un peu fortes. Et là, j’ai eu mon quota : les turbulences ont duré 8 minutes, je n’ai jamais vu un laps de temps si court s’éterniser à ce point. Chaque seconde était un calvaire, mon coeur battait la chamade jusqu’à avoir des débuts de panique, mais le petit écran ridicule sur le siège devant moi diffusait un épisode de The Big Bang Theory, et la connerie extraordinaire de Sheldon Cooper m’a permis de rester en vie. De l’aveu même de Thibaut M (label NO FORMAT, qui m’accompagne), cet atterissage fait partie des plus costauds qu’il ait vécu. Je ne pouvais donc espérer mieux – sauf crash, bien évidemment – comme premier baptème de l’air. Mais ces petites secousses pour effrayer gentiment les peureux de mon acabit s’avérèrent la partie la moins galère de l’arrivée sur le sol américain.

On avait 2h10 pour la correspondance depuis Washington. 2h10. dans l’absolu ça parait long. Sauf que voilà. Il fallait passer une série de 3000 tests pour avoir le droit d’être accepté en tant que visiteur. Et il y avait juste 2000 visiteurs avant nous. A passer 1 par les tests de « pourquoi tu viens » « pose tes doigts ici » « fais toi scanner le cul là » … et c’était un peu le bordel (genre toutes les correspondances s’étaient donné rendez-vous au même moment). Comme beaucoup de gens venus depuis Paris, on a donc forcément manqué l’avion. Restent malgré tout quelques anecdotes, comme mon tout premier contrôle de mon passeport à la douane. Quand, avec mon superbe accent anglais, j’ai raconté à l’agent (très cool, j’ai eu du bol, parce qu’il y avait un Lucky Luke à côté de lui qui faisaient chier tout le monde si une fille avait eu le malheur de laisser pousser ses cheveux de 2 centimètres), que j’étais un filmmaker français qui venait filmer à Los Angeles un songwriter américain … et que la seule question décontenancée du mec a été « mais comment le connais-tu si tu habites en France ? » … J’avais envie de lui dire que depuis 1997, un truc appelé Internet avait permis justement de faire fi des frontières, mais ce n’était pas le moment de déconner, je devais me faire tamponner mon passeport, et continuer mes tribulations d’un pauvre frenchie perdu dans un aéroport de fous pour des fous.
Parce que bien sûr, j’avais zappé l’histoire des flacons 100ml à ne pas mettre dans son sac à bagage, alors le monsieur m’a arrêté, m’a demandé ce que c’était. J’ai été obligé de lui dire « it’s written on it « shampoo »" … il m’a regardé fixement, dénué de la moindre expression, pour dire « I keep it, it’s too big » et c’était fini … enfin, toute notion de contrôle était finie. Parce qu’il a fallu trouver une solution de rechange pour se rendre à Los Angeles. On était passé jusqu’à maintenant par United Airlines, et c’est donc toujours via cette compagnie que l’on nous a proposé de passer par Chicago. Autant le dire, vu le trajet, c’était comme aller de Paris à Rouen pour se rendre à Reykjavik. On devait arriver à L.A. pour 19h40 heure locale (ce qui, depuis Paris, donnait déjà un trajet de 16h !) … les moults retards à répétition feront que l’on arrivera sur la côte ouest à 22h50. Plus de 24h de trajet, d’attentes, de correspondances ratées … Mais là encore, impossible de synthétiser dans un court paragraphe tout ce qui est arrivé. Entre notre premier test de restau à l’aéroport de Chicago, baptisé … Mac Donalds, très décevant (on s’aperçoit à quel point la firme au logo jaune géant s’est européanisée pour satisfaire nos besoins et caprices : le Mc Do de Bonne Nouvelle comparé à celui de l’aéroport de Chicago est, à titre de comparaison, un 2 étoiles au guide Michelin ! Seules les frites mutantes, qui n’ont jamais eu le goût de pommes de terre, sont similaires en tout point (peut-être davantage salées aux Etats-Unis), les têtes connues du premier vol avec qui l’on a commencé à sympathiser (la voyageuse qui n’avait jamais pris de photos auparavant depuis un hublot, ou encore ce petit couple mignon qui se faisait une semaine off aux Etats-Unis pour célébrer ce que je pense être un amour naissant, naïf et kawaii à souhait), la gueule de l’avion du trajet Washington » Chicago qui semblait avoir traversé au moins 3 guerres et dans lequel je ne me sentais pas rassuré du tout (le décollage chaotique m’a vraiment donné la sensation que j’avais juste le temps de gicler le mode avion, et d’envoyer un message sur Facebook le plus lapidaire possible, genre « au revoir les gens, je suis mort ») … j’aurais du tout noter, tellement mon ro(a)d trip avec Thibaut s’apparentait de plus en plus à une histoire d’Heckel et Jeckel au pays des zinzins de l’espace … et puis, il y eut ce dernier avion à prendre, aux environ de 18h et quelques heure Chicago.

J’avais ENFIN ma place hublot. Certes, j’avais dans mon axe visuel, côté droit, l’aile de l’avion. Mais ce que j’ai vu, ressenti à ce moment là … je n’avais aucun référenciel, si ce n’était peut-être la traversée des mers de nuages dessinée par un être supérieur. Mais là … j’ai vu le décollage, j’ai vu Chicago devenir un amoncellement de points lumineux, jusqu’à devenir un ballet de lumière s’étendant au delà de l’horizon visible, j’ai vu, telle une légère couche de crème chantilly que l’on rajoute sur une crêpes, les premiers nuages diffus et transparents à cacher le décor presque impressionniste que dessinait l’état que l’on quittait … et puis … et puis, à l’instar du passage entre la mer de nuages et l’apparition de l’ocean atlantique, il y eut, dans un ciel noirci, ce passage d’entre au delà des nuages, les lumières de la ville et … « l’espace ». Oh ce n’était encore que le ciel, on s’approchait des 9000 mètres d’altitude, mais l’angle d’environ 15 degrés de l’avion m’a offert cette sensation de partir bien plus loin que ce que ma vision me permettait d’imaginer … j’étais comme un gosse, le sourire ébété à l’extrême, de voir ce prodigieux moment. Qui fut vite gâché par une grosse pochtronne au savoir vivre inexistant, qui nous a gâché avec Thibaut une bonne partie du voyage. On aurait aimé bien évidemment, comme compagnie, cette magnifique jeune femme d’une vingtaine d’année, qui se savait très belle et capable de faire retourner hommes et femmes au moment d’embarquer. Mais non, le destin nous a offert une bonne grosse truie violette qui pendant 5 heures n’a fait que 2 choses bien distinctes : manger des cacahuètes, et fait avec sa bouche ce putain de bruit que font ces gens mal polis lorsqu’ils veulent retirer quelque chose de génant sur les dents, en aspirant très fort, et en projetant au même moment un son aigu … celui là même que l’on fait pour attirer l’attention d’un chat qui n’en a rien à faire de ton existence alors que tu le nourris copieusement jour et nuit … ce bruit atroce a donc duré 5h … enfin, 4h40, puisque dans sa capacité à s’octroyer une place plus grande – comprendre déborder sur nos emplacements – elle s’est renversée son super cola pourri sur tout son jean. Le seul moment de satisfaction. L’atterrissage, comme le décollage pour ce dernier vol, fut parfait. Aucune turbulence, rien. C’était juste LE vol parfait. 22h50 heure locale, nous étions ENFIN à Los Angeles. Et j’entamais par la même occasion ma 48ème heure de non sommeil. Même pas mal, j’avais la pêche, et j’étais trop excité.

Avant de continuer, j’ai oublié un détail important, mais le futur épisode que j’aurais pu raconter avec Blanca, de la société de location de voitures DOLLAR, m’y a fait penser … quels que furent les périples plus ou moins « pénibles » (il ne faut pas exagérer, c’était juste chiant, mais il n’y avait pas mort d’homme), j’ai été incroyablement surpris – et je continue à l’être – par la disponibilité de toutes les personnes que l’on a rencontré : qu’il s’agisse des employés du McDonald’s de Chicago, les personnes qui ont changé nos billets d’avion, cette fameuse Blanca, ou encore le soir même à Los Angeles, tu te sens client. Je veux dire, respecté, écouté. Le truc qui n’existe juste pas à Paris, et certainement pas dans les domaines cités. Bien sûr, tu pourrais arguer en disant « ils sont là pour vendre, donc ils font leur gentil ». Sauf que voilà, le côté « je fais semblant », on n’est même pas en mesure de le proposer en France. On sent qu’ils ont été managé pour ça, et dès lors, tu te sens super à l’aise, même avec ton anglais approximatif et ton vocabulaire ne dépassant pas celui d’une nourrisson de 9 mois. Bien évidemment, je ne suis pas dans un état d’esprit manichéen … et la suite va te montrer que le voyage, s’il fut dans son ensemble éprouvant mais malgré tout intéressant, que j’étais loin de m’imaginer de vivre des scènes de films de série Z.
Hollywood Boulevard. Notre hôtel – qui est en fait un truc chambre d’hôtes blindés de jeunes – est situé à Orange District, au 1674. Le ton était donné : au moment de prendre nos chambres, deux femmes d’une vingtaine d’années sont entrées, un peu furax, au moment de notre transaction avec le réceptionniste qui tenait l’accueil … visiblement l’une d’entre elles n’arrivait pas à dormir à cause du bordel causé par l’un de ses voisins. Ca commençait bien. Plus tard, une jolie fille est venue me voir après que je lui ai ouvert la porte d’entrée de la maison (gentleman french touch … mon cul ouais), elle a voulu commencer à me parler, mais je ne comprenais rien à son accent digne de Sawyer dans Lost ; tout ceci pour finir par dire à ses potes alcoolisés au dernier degré « he’s coming from Fance » avec une arrogance absolue … putain sympa le premier contact à L.A. !). On se retrouve donc dans la célèbre rue où plein de noms de stars sont gravés dans des étoiles rouges … et là, dans la série « tiens encore une sensation forte que je n’ai jamais ressenti, mon p’tit coeur enrobé de gras ne va jamais tenir le choc avec ces émotions nouvelles à répétition », j’ai vraiment cru que l’on avait vécu un truc style Watchmen, avec son histoire différente de la notre à cause de l’existence même du Dr Manatthan. Des dizaines, des centaines de gangstas à te faire frémir rien qu’en les approchant (petit détail : histoire de ne me sentir en sécurité, j’avais mon 5d Mark II sur mon épaule … tu vois le genre ?), des filles dont la moyenne d’âge ne devaient pas excéder les 20 ans toutes (et je dis bien toutes) en mini mini mini jupes (avec pour la plupart, des sous vêtements sortis de leur imaginaire – inexistants, donc). Tout le monde semblait énervé, excité, ça parle fort, la moindre boutique ouverte vomit des décibels, les sirènes de pompier et de polices te détruisent le peu de tympans qui te restent, et tu hallucines de voir, aux alentours de 1h du matin, des femmes jouer le rôle de la pure poupée gonflable femme objet cherchant à pécho une caillera qui arrive dans un monster truck jacky qui, quand il passe à côté de toi, te remue les instestins tant les infrasons sont poussés à leur paroxysme. A 1h du matin, tu peux aussi te faire tatouer, des dizaines de jeunes filles en mini jupes sans culotte y font la queue, et leurs yeux témoignent que peu d’entre elles le font dans des conditions où la notion même de raison existe encore un tant soit peu dans leur cerveau imbibé de mille et unes substances illicites. La présence musclée de la police cowboy ne change en rien la donne : la vie nocturne sur Hollywood Boulevard est un film à part entière, où un réalisateur fou aurait voulu mélanger les genres, en puisant dans 30 jours de Nuit, Mad Max, The Substitute ou encore Los Angeles 2013 de Carpenter : j’étais dès lors effrayé. Non pas pour ma vie ou mon matériel … mais par la violence qui se degageait du moindre carré de trottoir, par la démesure des comportements, par les codes vestimentaires, verbaux utilisés par cette jeunesse avide de sensations fortes mais sans réel but. C’est en voyant ce grisant chaos – car avouons-le, ce qui apparaît comme de l’horreur est avant tout un choc culturel de ma part – que je me suis fait la reflexion qu’à Paris, les boulets qui se prennent pour des cailleras Strasbourg St Denis sont à côté de ce que j’ai vu des protagonistes de Oui Oui ou des méchants croisés par le canard Saturnin.

Outre une désinhibition quasi outrancière de cette population nocturne qui me glaçait le corps tel un épisode de Saw, j’ai été sauvé de ce magma de chair souillée par quelques rencontres, certes unilatérales, mais qui m’ont vraiment extirpé du trip dans lequel je m’étais installé. Comme ce black jouant devant un immense bâtiment rouge couvert de calligraphies asiatiques jouant sur des poubelles en plastique des parties rythmiques de batterie hallucinantes – je veux le filmer, je vais tenter de le voir ce soir, ou encore cette déesse brune aux yeux bleu azur qui se situait à côté de moi dans ce restaurant que l’on a trouvé loin du bruit infernal de l’axe principal. Ou encore ces gangstas avec qui j’ai échangé un sourire amusé parce qu’ils prenaien en photo leur deux potes complètement bourrés dont les têtes avaient fini dans son assiette pour l’un, et qui bavait toute sa ferveur la tête penchée en avant pour l’autre (une jeune femme d’une vingtaine d’années) ; photo qui bien évidemment, quelques secondes plus tard, terminai sur Facebook. 4h du matin, retour à l’hôtel … ça fait désormais 52 heures que je n’ai pas dormi ; le lit est confortable, quoiqu’un peu mou, je me suis vautré comme une grosse truie violette à l’agonie, j’ai fermé les yeux, et j’ai rêvé de ces vues d’avion qui m’avaient hanté déjà éveillé … 10 heure du matin, il fait beau, le soleil est au rendez-vous, et avant de me rendre au Shelly’s Café pour manger des oeufs brouillés avec du jambon cuit, je m’apercevrai que j’ai partagé ma couche avec un insecte qui semblait être un croisement génétique entre une tique, un pou et une punaise. Il m’a visiblement mordu, je n’ai pas encore de 3ème bras qui pousse … tout va bien.
Et là, tu te dis que tu as lu plus de 3000 mots sans finalement lire quoi que ce soit sur Chocolate Genius, et que j’ai écrit ma vie comme une petite ado le ferait sur SkyBlog. Tu as raison, je ne vois cet artiste qu’à partir de lundi … aujourd’hui, en ce dimanche particulièrement ensoleillé, je vais m’atteler à trouver un cable USB + lecteur de carte mémoire (tous deux oubliés sur mon bureau, magnifique), et à faire du repérage avec Thibaut pour nos futurs plans vidéos pour le dit reportage … Les autres textes seront moins longs, mais certainement davantage chargés en photo et / ou vidéo. A voir si j’ai le temps, car une journée ici passe très très vite.
En attendant d’avoir un vrai contenu Chocolate Genius, va regarder cette belle vidéo réalisée par le nouveau blog Mange Disques
ou encore, cette très belle version de My Mom enregistrée par OFF TV
» www.facebook.com/pages/Chocolate-Genius-Incorporated/118104641587261
A noter que Chocolate Genius sera en tournée en France qui débutera à la Défense dans le cadre du festival Chorus le 24 mars et se clotûrera le 21 avril à Bourges. Il en profitera pour distiller son songwriting inspiré à Lille, Strasbourg, Rouen ou encore Rennes. Pour Paris, réserve ta date du 7 avril, il se produira au Café de la Danse
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Guillaume R. 20.02.11 | 23:22
Rien que ça ! Ca doit juste être fou, vivement la suite de tes aventures ! Et une bonne nuit ce soir, je pense que tu vas bien la savourer !
caro 20.02.11 | 23:23
Je suis restée scotchée à ces lignes comme à celles d’un roman passionnant (avec le son de « my mom » en fond… Vivement la suite. Bon trip Rod !
koupine 20.02.11 | 23:30
Rod tu es magique, j’ai adoré tes pérégrinations d’adolescente ;-) Continue à nous raconter ton escapade ! Profites bien, ces moments là passe toujours trop vite…
Bisous
neldor 20.02.11 | 23:47
merci :)
Céd' 20.02.11 | 23:58
Tu comprends maintenant pourquoi je faisais aussi long dans mes news en Afrique, quoi que tu n’aies certainement pas tout lu… ;-)
J’aurai aimé être avec toi rien que pour analyser ton comportement, tu dois avoir les yeux bien ouverts et plein d’excitation te connaissant :-)
A te lire, je pense que je vais rater un grand moment le 7 avril en France… dommage donc, mais bon !!! profites un max
Capitaine Johnny 21.02.11 | 03:34
Ton récit m’a laissé sans voix, Rod… juste wow !!!!!
1 heure déjà que j’ai achevé de le lire, alors que je prends la plume virtuelle : le temps de me remettre de mes émotions, en savourant la captation bonus d’Off TV, et en retournant chez nos amis les Mange Disques, avec des sessions acoustiques particulièrement réussies ce week-end, sous le signe de la banane :) Et je mets au défi la première petite adolescente tenant un Skyblog de rédiger son journal intime aussi bien que toi, et bien entendu sans orthographe SMS, doubles voyelles, triples x, et autres alternances minuscules/majuscules au sein d’un même mot… mission quasi impossible ;-))
Alors la première grosse surprise de ce billet fut d’apprendre que tu effectuais ton baptême de l’air ce samedi ! Tandis que je faisais précisément allusion au mien lundi dernier sur mon blog, sachant qu’il était tombé à la même période, à l’occasion d’un séjour familial dans les Pyrénées, du 15 au 21 février 1994. Eh bien, rien que le début de ton billet, avant la première image, me donne envie de revivre l’aventure : et pas tant l’étape 9h que 11h45… si si :) Alors pourquoi pas pour marquer mes 35 ans, moi aussi ? Voire mes 30 ? Sachant qu’on ne se baigne jamais 2 fois dans le même fleuve, et qu’avec un petit traitement prophylactique de la cinétose, le trajet devrait se passer nickel, et je pourrais réellement le vivre en mode Strygidé, et surtout avec les yeux d’un adulte, fût-il un grand adolescent, autrement + curieux que ceux d’un gosse de 9 ans et demi… Certes, la traversée de l’Hexagone, c’était pas le passage par le Groenland, non plus… mais bon, quand même ;-)
Sinon, c’est curieux que tu fasses allusion à l’année 1999, puisque moi aussi, le 19 février de cette année de grâce, j’ai ressenti cette sensation d’appartenance à l’infiniment petit, perdu pour la toute première fois, tout seul, dans l’immensité de la foule du métro Parisien… enfin + exactement, de la portion Val-de-Marnaise de la ligne 8, Liberté – Créteil-Préfecture : oui, une distance aussi dérisoire que Châtelet – Bastille, et pourtant, je fus à la fois surpris et heureux d’arriver si facilement à destination, alors que les distances m’apparaissaient comme centuplées : j’aurais donc pu reprendre à mon compte, si je l’avais connue à l’époque, la chanson de Richard Hawley, « Tonight The Streets Are Ours », seulement découverte il y a 6 semaines, le 8 janvier 2011. Et le pire, c’est que j’aurais pu rentrer en voiture comme les autres jours, mais que j’avais en quelques sortes provoqué mon obligation de retour en métro, conformément à l’organisation décidée le matin, en terminant ma partie de Chess 4 à la cafétéria avec mes camarades de classe ! Bref : un autre 19 février, et une intense excitation liée à une nouveauté qui allait changer ma vie, également relative aux transports : y a quand même des similitudes assez incroyables… ;-) D’ailleurs, il y en a même une seconde avec ma destinée… mais qui ne sera dévoilée que dans mon prochain billet : aka, l’art du teasing Capitanien :)
Autrement, ce billet aurait d’ores et déjà gagné à être davantage chargé en photo : « ce petit couple mignon qui se faisait une semaine off aux Etats-Unis pour célébrer ce que je pense être un amour naissant », « cette magnifique jeune femme d’une vingtaine d’année, qui se savait très belle »… oh, et la « grosse truie violette » aussi, juste pour le fun : tous ces passages ne sont pas sans appeler d’incontournables illustrations ! (Tu me dis si je parle trop vite, hein : parce que je checke Facebook à l’instant… et voilà t’y pas que fleurissent des prises de vue célestes, que je n’espérais même plus, compte tenu de ton abandon de shooting au niveau du Groenland, face à un paysage si merveilleux ;-) Sans oublier les demoiselles sur Hollywood Boulevard… enfin là, c’est vrai que c’était risqué, compte tenu de leurs potentielles mauvaises fréquentations ! L’épisode assurément le + frappant de ce Day 0 : je n’aurais jamais imaginé Los Angeles la nuit comme une sorte de Pigalle puissance 1000… ou, puisque tu fais allusion à Strasbourg-Saint-Denis, j’ose la référence à la Seine-Saint-Denis : un concentré de la ligne 601, un mix entre sa partie Raincéenne pour ce qui est des jeunes filles courtement vêtues, et Clichy-Montfermeil pour les centaines de gangstas : le tout puissance 1000 encore une fois, bon nombre de jeunes filles de moyenne d’âge 20 ans résidant au Raincy étant lycéennes ou étudiantes, et pas vraiment représentatives d’une génération « sans but » et consommatrice de « mille et une substances illicites » ! Cette comparaison à mes propres « référentiels » peut donc paraître quelque peu déplacée… mais pas tant que ça, en fait : sachant que sa grandiloquence, comparable à celle de notre capitale dans la journée, laisse ensuite place, la nuit venue, à la promise cuitée à l’hôtel (compte tenu de l’anecdote de ton premier contact à L.A, le pun était trop tentant ;-) et à des scènes riches en montées de testostérone et d’adrénaline, à en faire pâlir de jalousie bon nombre de jeunes habitants des quartiers les + hardcore du 93 !!!
C’est drôle, ma perception du fameux rêve américain s’affine considérablement depuis 3 mois, et d’autant + cette nuit sur le HibOO : mais alors, je ne l’imaginais pas du tout comme ça… et puis, comme ton texte le souligne, si ce rêve n’était en fin de compte que désillusion ? Pas pour toi, hein : au contraire, j’espère que tu vas continuer à vivre pleinement ton rêve tout au long de cette semaine… mais pour la jeunesse locale ? Ce qui n’est pas sans rejoindre une certaine question existentielle qui me taraude depuis quelques temps, et qui a donc retenu toute mon attention ce samedi, car posée noir sur blanc, ou + exactement rose sur blanc, en vitrine chez les libraires : « les filles sexy sont-elles si libérées » ? Bon, je laisse cette interrogation en suspens, sans quoi je suis capable de repartir pour une dissertation de 4 heures en 3 parties ;-) J’espère juste que ma rockeuse américaine préférée, qui est encore un ange aujourd’hui en ce début 2011, ne va pas prendre le même chemin dans les années à venir, et devenir une Courtney Love, comme certains en rêvent déjà sur leurs blogs…
Bon, eh bien… 3 heures 30 du matin en France, si mes calculs sont exacts, ça doit faire entre 17 et 19 heures pour toi, non ? Autrement dit, bientôt l’heure de l’apéritif : tu peux donc te préparer à sabler le champagne, d’une part pour ton baptême de l’air, si ce n’est déjà fait, et aussi… parce que je viens sans doute de battre mon propre record établi le 14/05/10, du commentaire le + long au pays des Strygidés !!!
Marie K 21.02.11 | 15:54
Ton article est génial Rod! J’avais hâte de lire tes impressions sur l’avion et les US!
moe tee 21.02.11 | 16:39
Welcome to LA!!!!!
Capitaine Johnny 22.02.11 | 04:40
Hey Rod !! BREAKING NEWS !!!
Enfin pas forcément :) Tu le sais sans doute déjà, pour avoir croisé des affiches… Mais pour répondre à ta requête, quant à la possibilité de shooter d’autres artistes, il se trouve que j’apprends à l’instant, sur son site officiel, que Rufus Wainwright présentera une nouvelle chanson, en compagnie de son producteur Guy Chambers, demain mercredi 23 février, à l’Hotel Café : une équipe de tournage de la BBC est déjà dépêchée pour la captation de ce concert, en revanche… tu pourrais sans doute avoir la primeur de ce nouveau titre, en le hiboodlivisant quelques heures auparavant ?
Enfin, si tu peux… vu que ce mercredi semble s’annoncer comme ta journée la + chargée avec Chocolate Genius, comprenant vraisemblablement un HibOO d’Scène…
NicoBozino 22.02.11 | 16:31
Très bel article, en plus je l’ai lu dans l’avion à mon retour de New York, ça marche encore mieux !
En tout cas enjoy L.A., le Melt’s Drive In mais surtout Chocolate Genius !
Jipes 23.02.11 | 09:32
Un vrai bonheur de lire tes périgrinations et ta découverte de ce fabuleux spectacle que représente la couche de nuage, un vrai rêve de chantilly ou de coton hydrophile par instants Je ne m’en lasse pas ! Les ciel d’orage sont aussi fabuleux mais hélas ca se couple de turbulences et de méchant trous d’air ;o)
Sinon j’ai reconnu plein de choses qui m’avait fait tripper lorsque je me suis rendu aux States notamment en Californie. La gentillesse des gens n’est pas feinte ils osnt vraiment heureux de te rendre service tu verras que ca ne se limite pas aux serveurs ;o)
Sinon filmer cet artiste ca va être juste géant parce qu’il me remue les tripes ce type ! Prends ton pied et éclates toi !
Julia 7.03.12 | 16:38
Salut Le Hiboo,
J’ai adoré lire ton récit, surtout quand tu racontes à l’agent que tu es un cinéaste français !! Et la réponse du type est formidable… Comme quoi, plus rien ne m’étonne. J’aurais voulu voir ça en vrai, en tout cas ;)
A bientôt !