[Wire] moreover au Point FMR

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Le Point Ephémère
  flo (24 mai)
  Cursive (28 mai)

Le Point Ephémère affiche complet depuis longtemps pour ce concert du samedi soir, et le public plus jeune qu’attendu se presse assez tôt devant les portes encore closes, avant de s’engouffrer dans la salle toujours aussi étouffante, et qui ne laisse que peu de visibilité aux spectateurs de moins d’1,65 m : il faut se placer dans les deux premiers rangs, ou risquer de ne rien voir…

  • Date : 12.02.11
  • Adresse : 200 quai de Valmy 75010 PARIS
  • Téléphone : 01.40.34.02.48
  • Web : www.pointephemere.org

Madensuyu (www.myspace.com/madensuyu)

Venus de la très flamande ville de Gant, mais n’hésitant pas à parler en français entre les titres, les deux membres de Madensuyu ne font pas dans le classique, à tous les sens du terme : un batteur et un guitariste-clavier, qui se partagent les parties vocales, dans une atmosphère “Alternatif / Indépendant / Industrielle” qui pourrait selon certains correspondre à la jonction improbable de Sonic Youth et des Pink Floyd, le tout dégageant une énergie assez imposante, cette première partie n’est pas là pour faire de la figuration ! Pendant pas loin de 3/4 d’heure, le duo enquille les titres, tout en tentant le dialogue avec le public, qui apprécie le set, puisque la salle reste bondée jusqu’au bout, et ce que je qualifierai de post-rock hyper-énergique est finalement plus proche d’un Shellac que des liens supposés et loin à mon sens d’être évidents avec les White Stripes ou les Kills…

Une vraie et belle découverte scénique donc, mais qui demeurera pour l’instant encore simplement scénique, car je crains que le passage en studio n’augmente la part “psychédélique” dans la musique du groupe : si certains me confirment qu’on retrouve la même énergie sur album que sur scène, je serai tout prêt à tester !

Wire (www.myspace.com/wirehq)

Après un hiatus d’une bonne dizaine d’années (globalement, les années 90), les vétérans du art-punk / post-punk Wire (l’appellation “Expérimental / Pop / Thrash” ne trompera personne) ont remis le couvert, de fort belle manière jusqu’alors au fil des concerts et des enregistrements divers, et le tout dernier album en date, “red barked tree”, sur lequel le départ du guitariste historique Bruce Gilbert en entériné, semble un bon résumé de l’ensemble de la carrière du groupe, avec son mélange de titres calmes et d’énervement, mais on attend de voir ce que ces nouveaux titres ont dans le ventre, et la scène est le révélateur ultime… Après avoir vu les musiciens s’installer eux-mêmes, les choses démarrent fort, avec un smash issu du dernier album, qui permet de constater que… le son est affreux, on n’entend pas les instruments dans la salle (pas de basse devant, pas de guitare derrière…), et cet état de fait perdurera jusqu’au 3e titre, où enfin on commence à percevoir quelque chose d’audible !

Le groupe est pourtant à fond dès le début, mais ne peut être tenu pour responsable des problèmes techniques inhérents à la salle… et on le constatera alors jusqu’au dernier titre, car le trio original Robert Grey (Gotobed, anciennement, batterie) / Colin Newman (guitares, chant) / Graham Lewis (basse, chant, joli calot militaire écossais à pompon sur le crâne) ne fait pas son âge et tient bien la comparaison avec le petit nouveau guitariste, Matt Simms, une petite vingtaine d’années mais une présence scénique discrète mais incontournable ! Au programme, nous avons évidemment droit à la majeure partie des titres du nouvel album (7 sur 11), qui confirment les bonnes impressions laissées par l’album : les morceaux rapides en studio le restent en live, et les morceaux d’apparence plus soft ne laissent pas leur part de violence sonique mélodique aux chiens… Pour encadrer ces nouveautés, une bonne tripotée de morceaux issus du reste des albums du groupe, depuis le tout premier “pink flag” (le titre éponyme, ainsi qu’une énorme version de 106 beats that) jusqu’au “send” de 2003… Pas de “object 47” de 2008 donc, sans doute encore trop jeune dans les mémoires des spectateurs, mais des retours aux sources salutaires et réussis, avec pour la bonne bouche des versions décapantes des très anciens underwater experiences et two people in a room, ce dernier semblant rallongé (mais pas ralenti) par rapport aux versions d’origine, ce qui confirme que les musiciens continuent de faire évoluer leurs morceaux, ce dont on a d’ailleurs toujours été convaincu, les témoignages auditifs ou visuels des différentes périodes du groupe l’attestant.

Au programme également, plusieurs titres de l’époque la plus pop/new-wave du groupe, avec kidney bingos, boiling boy, ou un drill comme toujours méconnaissable, dans des versions assez éloignées des versions 80’s, et également des spent ou comet qui nous ramènent une dizaine d’années en arrière, lors du grand retour du groupe ! Tout au fil du set, Graham tente de communiquer, bien plus que Colin, mais le son difficile et l’accent assez incompréhensible ne permettent guère qu’aux anglophones (nombreux) de s’esclaffer, mais l’important n’est pas là : en 75 minutes, avec deux rappels bien fournis, Wire a démontré qu’un album se défend sur scène, en déformant ses morceaux s’il le faut, et aussi que l’expérience n’implique pas forcément l’assagissement, le dernier titre d’une violence sonique impressionnante pouvant le démontrer à lui seul…

Et si on pourra déplorer au final que les tarifs pratiqués au merchandising soient excessifs (25 euros le t-shirt…), on se consolera avec la perspective de n’avoir que… 3 mois à attendre avant le retour programmé du groupe à Paris, en mai à la Machine. Que ceux qui n’ont pas pu assister au set de ce samedi se consolent, ils vont avoir très vite une session de rattrapage !

publié par matttbrrr le 13.02.11

www.myspace.com/matttbrrr

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2 commentaires

  1. Eh bien mon cher Matt, ton année 2011 de concerts Parisiens aura mis du temps à démarrer… mais pas autant que la mienne !! ;-)

    Bonne découverte en effet que Madensuyu, que je qualifierais pour ma part de « punk progressif », assez agréable à mon goût, bien qu’ayant beaucoup de mal à kiffer le son de Shellac !

    Quant à Wire… eh bien le virus 271 prend bien !! Géniales ces captations à la Scala… qui visiblement, comme la salle Pleyel, se voit largement détournée de son univers musical premier… ;-)

    Répondre
    • mon cher capitaine, sache que mon année de concerts 2011 avait déjà commencé, mais que tout ne se passe pas sur le hiboo… ;-)

      en ce qui concerne Shellac, j’avais pris une belle claque scénique… mais je n’ai pas non plus testé sur album, il y a certains groupes comme cela que je préfère garder pour le live…

      et la scala, c’est apparemment assez différent du point éphémère, on verra dans 3 mois ce que donneront les Wire dans une salle moins étouffante !

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