La Mygale + Dark Jedis au Bâteau Ivre
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Attention, concert dantesque ! Non seulement les prestations de la Mygale et de Dark Jedis étaient orgasmiques, mais que dire d’un Bâteau Ivre plein à craquer, avec une hystérie collective comme on en a rarement vu dans ce lieu ? Retour sur cette soirée anthologique.
Les concerts au Bâteau Ivre, c’est un constat simple : soit on est séparés d’espaces vides intersidéraux, soit on est stocké comme des sardines aux limites de l’asphixie. Dans le premier cas, on se dit « ahhh ces Rouennais ils ne sont pas curieux », et dans l’autre cas « Merci jolie demoiselle d’avoir renversé toute ta bière sur moi ».

Premier constat : énormément de monde … sûrement 200 personnes (ceux qui connaissent le Bâteau arrivent donc à conceptualiser cette notion de manque d’espace). Donc beaucoup d’ambiance, beaucoup de beaucoup. La Mygale entame un set. Nouveau bassiste très charismatique, avec un ampli et des enceintes de plus de 2m de haut … ça en jette. Le set de ce groupe, à la fois hip-hop, métal, blues, rock … est un vrai délice. Les afficionados apprécient, les autres restent parfois stoïques, venus sans doute pour Dark Jedis. A la fin du set, grosse surprise puisque sur une scène qui peut accueillir au maximum 5 personnes, on se retrouve avec La Mygale, Dark Jedis et les MCs de Bad Joke, le tout accompagné par la voix outre-tombe de « Fijdi » l’ancien bassiste de la Mygale … l’ambiance dans le public est survoltée, mais rien comparé à la suite …

Changement de line-up et Dark Jedis entrent en scène. Le public se transforme en une sorte de masse uniforme : les bras sont sans cesse levés, les hurlements nombreux, un semblant de pogo se dessine … et ce sera ainsi pendant tout le show du groupe. Pour les néophytes, Dark Jedis fait parti de ces groupes à connaître absolument : un mélange de drum, de hard tek, des chants saccadés hip-hop, des saturations venant d’ordinateurs, des riffs tonitruants : vous écoutez, vous aimez ! Vous vous sentez même obligés de bouger malgré vous. Le groupe avait déjà été extraordinaire au Zénith lors du Global Project : leur prestation est sans faille, leur musique est communicative, malgré son agressivité mélodique.

Alors que bon nombre de bars étaient déserts, le Bâteau Ivre démontre malgré son côté très ex-centré que des groupes fédérateurs peuvent amener du monde, et que ce monde est capable de payer : puisque pour voir les 2 groupes il fallait payer 5 euros, voire 4 si vous veniez déguisés. Mais à ce prix là, vu l’ambiance et la prestation incroyable des 2 groupes, c’était cadeau.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
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