Mon nom est Tsotsi
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Dans un bidonville aux abords de Johannesburg, en Afrique du Sud, un jeune homme de 19 ans orphelin a occulté tout souvenir de son passé, jusqu’à son propre nom. Il s’appelle donc Tsotsi, qui signifie « voyou », « gangster » dans le jargon des ghettos. Sans nom, sans passé, sans ambition, il n’existe que dans un présent plein de colère. Il dirige une bande de marginaux : Boston, un instituteur raté ; Boucher, un meurtrier de sang-froid ; et Gorille, un costaud à l’intelligence très moyenne. Lors d’une soirée arrosée, Tsotsi tabasse Boston dans un accès de violence extrême, puis il disparaît dans la nuit, traverse le bidonville et se retrouve dans une banlieue aisée. Une femme descend de sa BMW et tente en vain d’ouvrir le portail de sa maison. Tsotsi sort son arme, l’agresse, tire et s’échappe avec la voiture. Un enfant pleure sur la banquette arrière…
Oscar du meilleur film étranger en 2005, Mon nom est Tsotsi débarque sur nos écrans. Et s’il était attendu, on ne peut pas dire que ce long métrage soit à la hauteur de sa réputation. Les images, superbes, n’éclipsent malheureusement pas l’approche ratée du côté psychologique du thriller. Un film surestimé donc, à ne pas jeter pour autant. Explications…
Ce scénario est tiré du roman de Athol Fugard, célèbre écrivain blanc d’Afrique du Sud. Deux sentiments dominent à la sortie de salle : D’abord la beauté des images. Un film travaillé au 35mm, qui donne aux couleurs quelque chose d’irréel, qui vous plonge dans l’univers des bidonvilles sud africains, juste là où le voulait Gavin Hood, réalisateur ici de son premier film. Un ciel orangé, des rayons de soleil perçants, aucun détail n’est laissé au hasard, l’esthétisme est quasi parfait. Maintenant, la grosse déception de ce Tsotsi, c’est le faible accent mis sur l’intrigue psychologique, alors qu’on attendait ça de manière plus subtile et plus forte. Le dénouement, tellement prévisible, aurait mérité une autre tournure.
Presley Chweneyagae, ce nom ne vous dit sûrement rien, c’est pourtant celui de la révélation de ce film. Tsotsi, c’est lui. Un premier rôle qui crève l’écran, tant dans le côté doux que dans l’ombre de la pire fripouille. Vraiment dommage cette baisse d’intensité au fur et à mesure du film, ce Presley avait les épaules pour porter son personnage plus haut. Les quelques regards qu’il échange avec sa partenaire féminine tombent aussi à plat, ces scènes auraient pu, auraient dû être soignées. Deux ou trois scènes sont à la limite de l’insoutenable, on ressort troublé, on ne passe pas au travers de ce Tsotsi comme ça.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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