[Plastiscines] you are good ! à la Cigale

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En ce samedi soir, l’alternative était difficile : la Java avec le retour de Hugh Cornwell, toujours génial sur scène comme sur album, ou la Cigale… Ayant pris ma place depuis longtemps déjà, je me rends donc à la Cigale, mais cela fait partie des jours où l’on regrette amèrement de ne pas pratiquer l’ubiquité…

  • Date : 27.11.10
  • Adresse : 120 Boulevard Rochechouart 75018 PARIS
  • Téléphone : 01.49.25.81.75
  • Web : www.lacigale.fr

Starliners (www.myspace.com/starlinersmusic)

Ouverture des portes à 19h00, mais début de la première partie à 20h00 pétantes, le public très jeune dans l’ensemble (si on excepte les parents sagement assis au fond ou qui surveillent leur progéniture depuis les côtés…) a eu le temps de se chauffer à blanc, ce qui explique sans doute l’atmosphère quasi beatlesienne (cris pré-pubères quasi-ininterrompus…) qui entoure l’arrivée sur scène des Starliners.

Starliners

Le quatuor 100% masculin et assez jeune œuvre dans un style assez éloigné du “Salsa / Surf” annoncé, puisqu’il y a du gros son de guitare, une rythmique bien présente, et qu’il s’agit en première approximation de bon rock solide… Très vite, on constate que les titres, en français ou en anglais (avec un accent plus qu’honorable, ce n’est pas toujours évident !) tirent un peu dans toutes les directions, m’évoquant au hasard Starshooter, les Long Blondes ou Sum 41, ce qui fait un écart assez considérable, et ce sans prendre en compte la voix du chanteur : là, j’y trouve bien plus de Molko, de Yorke ou de Saez qu’autre chose, ce qui me gâche un peu la bonne impression musicale…

La volonté de faire beaucoup participer le public (« le “brandissez tous vos portables !” était un peu surréaliste, à mon sens) est également surfaite et surjouée, tout cela semble manquer un peu de sincérité ! Quand on sait de surcroît que le groupe sort un album dans les mois à venir, on peut estimer qu’il devrait sans doute d’abord cerner un poil mieux son genre, car le risque, à vouloir toucher tous les publics avec des titres radio-friendly, est de n’en toucher finalement aucun, ou de perdre une crédibilité rock que la capacité musicale et les compositions originales laissent supposer réelle : l’accueil de ce soir ne doit pas masquer le fait que la moyenne d’âge du public n’atteint pas ce soir la majorité légale, et que le public rock français est suffisamment difficile pour ne pas donner le bâton pour se faire battre…

Plastiscines (www.myspace.com/plastiscine)

En revanche, s’il s’en trouvait encore pour douter de la crédibilité rock des Plastiscines, la prestation de ce soir ne pourra que réduire à néant cette incrédulité, tant le “Disco House / Trash / Glam” (en réalité, du bon gros rock) des quatre franciliennes est au point, et d’une efficacité redoutable par moments…

Une entrée stroboscopique, pour un i could rob you qui met les choses au point directement, suivie de deux titres issus du premier album qui connaissent une deuxième vie encore plus frappante que la première (un énormissime shake et un mister driver qui ne traîne pas loin derrière), ce concert va comme d’habitude, mais de manière encore plus frappante avec l’expérience de pas mal de concerts, faire le lien entre la sauvagerie des Runaways et la pop plus gentille des Bangles : la rythmique est assurée avec entrain et lourdeur lorsqu’il est en besoin, les guitares sont virulentes à souhait, mais qu’on ne compte pas sur Katty pour singer Cherrie Currie, la tenue est sobre, point de dentelles ici mais de la sobriété, histoire de se concentrer sur la musique ! Le set repose pour l’essentiel sur les morceaux du deuxième album, dont le gros son a été peaufiné aux Etats-Unis et rejaillit de fort belle manière sur scène, et les barcelona ou camera font un tabac dans la fosse, où les candidats slammeurs se prennent parfois de belles gamelles…

Katty - Plastiscines

On a droit, avec également quelques titres anciens (lost in translation est encore incontournable, ce soir) à quelques nouveautés, dont un titre sur lequel un cinquième membre (masculin, celui-là) gère la deuxième guitare, et si on peut regretter la longueur des remerciements (aux techniciens, OK, mais aux labels et tourneurs, ça fait un peu too much, non ?), on constate que le groupe (et sa frontwoman en particulier) recherche plus l’efficacité qu’il y a quelques mois et ne s’enferre pas trop dans des jeux vains avec le public… Après une heure de set, le groupe quitte la scène, puis Katty revient seule avec sa guitare acoustique, et ce sont i am down puis coney island (avec le concours des autres musiciennes) qui permettent au public de quelque peu se reposer (le sol de la fosse doit encore trembler, quelques heures après…).

Mais comme il est hors de question de se quitter calmement, nous avons droit à une reprise inédite (au moins pour moi), celle du be my baby des Ronettes, pas forcément convaincante d’ailleurs, et au tube b.i.t.c.h., que d’aucuns pourraient trouver savoureux de voir chanté par des donzelles de moins de 13 ans…

Au final, une très bonne prestation, encore une fois, avec des titres qui prennent de plus en plus d’ampleur au fil des mois, et la confirmation que le travail paye, en dépit des sollicitations promotionnelles d’un goût plus qu’incertain…

publié par matttbrrr le 28.11.10

www.myspace.com/matttbrrr

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6 commentaires

  1. mais c’est trop ca matt. C’est trop ca. Je comprends meme pas qu’on puisse pas encore les prendre au serieux en fait. Il se passe un truc dingue sur scene. Bref, je pense que leur 3e album sera le « bon » qui fera pencher les incredules definitivement vers la Force.

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    • merci chef, encore un (rare) point de compréhensions entre nous… C’est vrai que pour moi qui les suis depuis 5 ans et une étonnante première partie des Hollywood Porn Stars à la Maro, elles continuent à prendre de plus en plus d’assurance sur scène, et leur maturité musicale leur permet d’envisager encore bien mieux avec ce 3e album…

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  2. Moi qui trépignais de découvrir le son des Starliners depuis dimanche, suite à la galerie de Rod : c’est donc chose faite depuis ce mardi matin (j’ai tenté de déposer ce commentaire sur le coup de 07h30, avant de partir taffer, mais petit souci technique : pas grave, je recommence :) en attendant une exploration + poussée sur MySpace, lors d’une prochaine session en médiathèque : merci Matt pour le partage de cette super vidéo de live ! En effet, super mix entre Placebo et Sum 41, avec un morceau « Supernova » qui flirte aussi musicalement avec un track électro/rock homonyme (oh la belle idée de bootleg que voilà :-) mais impossible de remettre la main sur le nom du groupe ! Par conséquent, le coup de faire brandir au public, qui plus est « chaud comme une baraque à frites » (comme les profs de philo en novembre 2010 selon Émilie du Mouv’… enfin, tout du moins les garçons :) dans l’attente de la tête d’affiche, leurs portables comme des briquets, ne me paraît nullement surjouée ! Et puis je suis moins impressionné pour l’avoir déjà vu sur le set de De la Soul, mais le bassiste qui glisse discrètement sous son blouson une dédicace à tous ses potes, c juste trop chou :)

    En fait, y a simplement 2 choses que je n’aurais pas aimé vivre conformément à ton live report : la première, être surveillé par mes parents pendant le concert. Mais bon, de ce point de vue, j’peux être tranquille, je crois que jamais ils ne supporteraient l’un de mes concerts de rock bien « radical » ! Quand bien même je leur ai confié la veille du 14 septembre (Control à l’International) que « j’allais voir une chanteuse dont j’étais amoureux », ils n’ont pas débarqué pour autant malgré la localisation directe de la salle via la ligne 8 (t’imagines, si je m’étais fait prendre en flag entrain de dessiner un HibOO en pleine rue, près du QG Fargood’livique… ;-) La seconde, me prendre une belle gamelle, en bon vieux briscard du rock & roll que je suis, devant les yeux de 3 des rockeuses de mes rêves !

    Enfin, je ne sais pas trop à quelles sollicitations promotionnelles tu fais allusion en évoquant leur « goût plus qu’incertain » : car le lancement d’Envy, à mon sens, c’était plutôt la grande classe à Caracas ! Et dans l’interview, très orientée fashion, que Louise et Katty ont donnée en backstage du festival Indétendances au mois d’août, que certains ont décriée, j’ai trouvé au contraire qu’elles nous givaient tellement de rêve… By the way, toi qui ne vois « point de dentelles », comment décrirais-tu le haut de Katty sur la 31 ?

    J’espère juste que Rod ne veut pas dire par là qu’un garçon peu sérieux comme moi a dorénavant perdu toutes ses chances… :)

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    • ouap, OK pour la dentelle de la 31, mais si tu as déjà vu des photos de Cherie Currie, tu dois sentir une grosse différence, quand même, non ?

      quand je parle des sollicitations promotionnelles, c’est tout ce trip autour de la marque jennyfer qui me dérange, je trouve ça dommage de mélanger rock et pub, avec en point d’orgue la distribution à la sortie de la cigale de jolis petits sacs promotionnels jennyfer… mais peut-être suis-je le seul à être dérangé par ce genre de collusion malencontreuse ?

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      • Je viens d’en googliser en fait ! Eh bien… je trouve Katty beaucoup + jolie ! Mais je l’imagine déjà habillée comme Cherie Currie… et je salive d’avance dans la perspective de la tournée de présentation de leur LP 3… The highest level ;-)))

        Quant au fait de mélanger rock et pub, ma foi… Non, tu n’es pas le seul à t’en offusquer, au vu de certains commentaires vidéo que j’ai pu lire en août, mais disons que ce n’est pas mon cas ! Ainsi, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir il y a 15 jours en résidence que « Chugjug », mon titre préféré de Family of the Year, a été utilisé outre Atlantique dans un spot pour l’Advil ! Tout comme je fus super heureux pour Cocoon en apprenant une mise en lumière similaire de leur premier single « On my Way » ! Ou encore fier de mes potes Spacéens d’Eldia en tombant sur la pub Allianz utilisant « Favorite Murderer » ! De même, c’est plutôt cool en entendant Barth, de se dire : « Tiens, on prendrait bien un petit jus d’orange ! » Enfin, pour les Émouvus qui se posaient la question dimanche, « Working Together » de Gonzales est le track d’une pub pour les sandwichs Sodebo, unfortunately retirée de Dailymotion, et comme exceptionnellement, je ne suis pas en résidence en médiathèque, je ne peux pas savoir ce qu’il en est sur YouTube… Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter une séance de TP un mercredi aprém ??? :(

        Bref, pour en revenir à notre sujet, les rockeuses et la mode font à mon sens plutôt bon ménage… mais ce n’est que mon avis, que je ne suis pas nécessairement censé partager :)

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  3. eric herault 2.12.10 | 09:35

    Bonjour,
    désolé de ne pas être d’accord avec le commentaire mais j’ai trouvé la reprise des ronettes excellente et trés bien exécuté pour une reprise tant de fois mise à partie depuis sa sortie….question de goûts certainement…
    enfin elles déchirent vraiment ces quatre filles!!!!
    biz.

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