[New Model Army] these words au Trabendo
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Festival Lez'Arts Scéniques (Sélestat) - 27 juillet
Le Trabendo
John Talabot (27 mai)
Dirty Three (29 mai)
Pendant que le Zénith se remplit de jeunes avides de rap/hip-hop, le Trabendo atteint en ce vendredi soir une moyenne d’âge qui doit voisiner le double de celle de la grande salle voisine, avec pas mal d’Anglais, des Allemands, et un taux de testostérone assez élevé, sans que cela signifie jamais la moindre agressivité, c’est juste qu’ici il y bien plus d’hommes que de femmes… mais celles qui sont présentes ne se cachent pas, loin de là !
- Date : 05.11.10
- Adresse : Parc de la Villette 211 avenue Jean Jaurès 75019 PARIS
- Téléphone : 01.49.25.89.99
- Web : www.trabendo.fr
Pour commémorer les 30 ans de la vie du groupe, New Model Army propose une tournée avec des dates scindées en deux soirs, comme l’ont fait avant eux Killing Joke ou le feront très bientôt Einstuerzende Neubauten. Le principe annoncé : jouer sur les deux soirs au moins 4 titres de chacun des 13 albums du groupe (cette valeur reste incertaine, car il y a des compilations dans le nombre), avec 100% de changement entre les deux soirs ! Pour les petits curieux qui ont cherché les set-lists des précédentes dates de la tournée, on a pu constater que les set-lists sont bien différentes entre les deux soirs, mais également d’une ville à l’autre, ce qui empêche les musiciens de s’endormir sur leurs lauriers, ce qui n’est de toute façon pas dans leurs habitudes… Comme souvent, la soirée commence avec Justin Sullivan qui entame seul les hostilités, avec sa guitare acoustique, avec un better than them de bon aloi, avant d’être rejoint par Dean White à la guitare (électrique) sur deux titres (turn away et high) qui montrent que l’acoustique annoncée ne durera pas vraiment… Un passage au clavier pour Dean (on l’entend un peu trop à mon goût…) pour higher wall, et le reste du groupe vient à la rescousse pour terminer la “première partie”, avec un superbe drummy b, une très calme mais totalement réussie version de space, avec un batteur qui ne gère qu’un tambourin, et encore trois autres titres (si je cite tout, cela va ennuyer du monde…) qui font doucement monter la pression avant un bon quart d’heure de pause, pour remonter les mécaniques en prévision du “vrai” set…
Et il faut effectivement être en forme tout de suite, car l’entrée en matière (over the wire, vengeance, white light, rien que ça !) ne laisse aucune place à la respiration, les chorégraphies dans la fosse sont au point (et les épaules de certains porteurs plutôt carrées !), et comme Justin ne s’attarde jamais beaucoup en parlotte, ça enchaîne de manière incroyable, en passant sans problème de titres récents (l’excellent today is a good day sur les faillites bancaires, par exemple) à de bien plus vieilles reliques plus ou moins reliftées mais qui assument sans aucune difficulté leurs 25 ans d’âge (a liberal education, no sense…). Sur ce dernier titre, comme sur le tribal flying through the smoke, Nelson abandonne sa basse pour jouer des percussions, et on s’éloigne pour quelques minutes des riffs plus durs qui peuvent pour certains faire partie du groupe… Si on fait le compte, la musique est basée sur le punk (le titre final betcha peut faire pleurer les skateurs…), avec une composante folk indéniable (l’utilisation régulière de la guitare acoustique par Justin, des sonorités orientalisantes par moments…), et un sens de l’embrasement du public qui ne se dément pas, année après année. C’est ainsi que sa fanbase ne l’abandonne jamais, et que ses albums réguliers ne déçoivent jamais vraiment, même s’ils ne sont évidemment pas tous forcément géniaux : sur scène, chaque titre passe comme une lettre à la poste, qu’il provienne de “thunder & consolation” (white coats, green & grey), le sommet du groupe, ou des albums plus récents et moins flamboyants comme “eight” avec orange tree roads. Tout au long des 29 titres joués ce soir, les musiciens, qui se connaissent tous très bien, (la stabilité est d’actualité ici) ne cherchent pas à se mettre en avant, mais au service de la musique : si le travail du batteur est remarquable, que ce soit en rythmique classique ou en toutes petites touches, c’est aussi parce qu’il fait son taf sans en rajouter, tout comme la basse ne se fait remarquer que par sa sobriété, ou même le clavier par ses petites touches qui ne réussissent pas à m’énerver ! Quant au guitariste, qui sur ses premières tournées avait parfois tendance à frôler l’envolée heavy, il est totalement intégré, et sans se contraindre (il a droit à s’amuser également avec son instrument), il fait partie de l’univers qui règne sur la scène, et dans la salle aussi bien sûr.
Ce qui peut également surprendre, c’est d’arriver au bout des 2h30 de concert (avec moins d’une demi-heure de pauses) en se disant que la set-list était parfaite (51st state, wired ou wonderful way to go étaient de la partie), mais qu’il manque encore plein de titres qu’on adore dans la discographie des Anglais. Mais on se dit très vite que c’est une très bonne chose, puisqu’il reste la deuxième soirée, ce samedi donc, pour remplir les trous et permettre de garder un souvenir inoubliable de ces deux concerts qui n’en forment qu’un !
» www.myspace.com/newmodelarmymyspace
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Capitaine Johnny 7.11.10 | 08:57
Alors ça par exemple… c’est fou : on aurait pu se croiser, Matt !! D’ailleurs, j’ai pensé à toi, et à ta review sur les UK Subs en particulier, en passant devant la Pena Festayre : car avec les travaux d’aménagement du quartier, dans lequel je n’étais plus retourné depuis 1998 (pour me rendre à la Cité des Sciences à l’époque, lorsque ma culture rock se limitait grossièrement aux classiques des Stones découverts en marge de la Coupe du Monde :) j’ai dû côtoyer un bon moment le pavé Parisien avant de parvenir à trouver le Cabaret Sauvage ! Et à mon avis, tu me diras si je me trompe, mais le 211 du Trabendo doit être tout aussi ardu à repérer que le fameux 59 ;-)
Les bords du Canal de l’Ourcq m’ont donc rappelé de lointains souvenirs d’une petite balade en marge d’une expo, mais de jour, et la tension en moins : pas tant celle intérieure, du fait de flipper d’être grave à la bourre au concert, que celle générée par un petit groupe passablement excité : et quand j’ai demandé mon chemin à un groupe de 3 personnes qui ne semblaient pas à vrai dire typiquement avides de hip-hop, escortées par 2 agents de sécurité qui s’affairaient, et qu’elles m’ont répondu « nous on cherche le Zénith », je me suis dit : « Oh my God ! J’croyais pas que c’était juste à côté de ma destination, en fait : finalement, j’ai bien fait d’arriver just on time dans le quartier, sur le coup de 20h30 !! » (même si au final, j’ai loupé les premières minutes de mon concert, et ça c pas cool… )
Et même si la fin de ton introduction titille un petit peu ma curiosité de Strygidé Raincéen, je n’ai strictement aucun regret concernant mon choix ! D’autant que grâce à toi, l’on peut se rattraper honorablement en vidéo pour New Model Army… et puis après tout, comme tu le laisses entendre, ça devait être essentiellement des quadragénaires… un petit peu trop âgées pour moi, malgré mon côté vieux briscard du rock & roll qui me fait quelque peu craindre la dizaine inférieure avide de rap ;-))
Enfin ceci dit, au final, je ne vais pas le cacher : ton live report donne tout de même bien envie d’assister à une prestation live de New Model Army !
matttbrrr 8.11.10 | 14:57
effectivement, les diverses salles sises à la villette sont assez perdues, et je ne suis pas sûr que la plupart des logiciels de positionnement y arrivent si bien que ça…
et sinon c’était bien ton concert ? ;-)
Capitaine Johnny 9.11.10 | 09:49
Grave !!! Et je ne peux que confirmer le conseil de Rod, c’est en shootant qu’on devient HibOO, vu que je pratique pas mal actuellement, or ce vendredi, comme je l’ai notifié dans mon live report, allant jusqu’à qualifier « d’effet Rod » une sorte d’anti-bokeh (!), j’ai presque réussi à égaler au Lumix la qualité de ses clichés au 5D Mark II… Bon, faut dire aussi que dès que je shoote l’une des + jolies chanteuses de la Terre, j’suis over motivé pour proposer un beau set au final ;-)
Je t’invite donc à te rendre sur le Space d’Amandine Bourgeois… Oui je sais, habituellement je pratique dans des salles entre 0 et 10 €, or en sévissant exceptionnellement dans un concert à 25, avant de balancer mes clichés sur MySpace et les giver gratuitement en fixant les conditions en vigueur sur le HibOO, je m’expose à des relations frigorifiques avec les autres photographes ! Mais de toutes façons, dans le cas présent ce vendredi, je n’étais visiblement pas en concurrence avec le moindre Strygidé officiel… épi c’est mon choix :)
Enjoy !
Thieum 9.11.10 | 01:00
juste pour etre totalement complet sur la setlist, NMA a joué 2 titres supplémentaire : Wired et Betcha…
matttbrrr 9.11.10 | 09:28
c’est exact, ils apparaissaient d’ailleurs sur ma version initiale, mais ont dû disparaître dans les limbes… En plus, je parle de betcha dans le CR… ;-)