Brisa Roche (+John Mitchell) au Divan du Monde

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Alors que l’automne se montre dehors en laissant tomber la pluie, au Divan du monde c’est une toute autre ambiance. Dans cette salle intimiste et chaude, Brisa Roche a donné rendez-vous à son public. Tout juste dans les bacs All right now confirme le tournant musical pris par la Californienne, depuis le précédent album; au revoir le jazz et bonjour le pop-rock édulcoré.

  • Date : 23.09.10
  • Adresse : 75 rue des martyrs 75018 PARIS
  • Téléphone : 01.40.05.06.99
  • Web : www.divandumonde.com

Ca ne rigole pas avec l’heure rue des martyrs. Lorsque j’entre dans la salle, John Mitchell a déjà abordé son set. Seul, derrière sa guitare et coiffé d’un haut-de-forme, le leader de Bad Mama Dog a des allures de Pete Doherty – en plus sage bien sûr. Ses chansons arrivent à nos oreilles puissamment grâce à une voix intense et mélancolique. Le californien – vivant désormais dans notre capitale – a un charisme certain, ce qui n’est pas pour déplaire. Côté voix, on peut le rapprocher facilement de Neil Young, auquel il emprunte la sublime Harvest Moon. Ce soir marque la fin du ukulélé de John, après réflexions il ne voit qu’une possibilité pour se défaire de l’instrument (et investir dans un meilleur), le jeter dans le public après Badaboom. Les chansons passent rapidement (surtout quand on arrive en retard) et j’aurais aimé en entendre plus de ses compos qui se baladent entre force et douceur.

S’il fallait résumer en un mot cette soirée, ce serait « radieuse »; et je ne dis pas cela parce que Brisa Roché attend un heureux événement. Le sourire aux lèvres et les yeux pétillants de bonheur, elle n’a qu’à ouvrir la bouche pour déployer sa magnifique aura. C’est ça la magie Roché.

Entourée par quatre musiciens talentueux et multi-instrumentistes (le batteur et la clavier échangent parfois leur place), la jeune femme nous présente ses nouveaux titres -laissant peu la place à d’anciennes chansons. On retrouve Whistle dans des arrangements reggae; les autres morceaux deviennent encore plus aériens qu’on ne pouvait imaginer à l’écoute du disque. La californienne propose un voyage kaléïdoscopique permanent; un set où se mêlent grâce et fougue, où sa céleste voix rencontre les mélodies entraînantes. Sur Stone trade, John Mitchell viendra prêter main forte; les deux américains ont plaisir à partager un moment commun. L’artiste parle peu avec son public, car tout est dit dans ses chansons; néanmoins elle saura glisser des gentils mots à notre attention. Moment sublime sans équivalent lorsqu’elle nous interprète seule à la guitare Open your lock: un titre criant d’amour (ne vous privez pas pour regarder la session de Soul Kitchen). Impossible de résister à cette beauté froide et ses compositions en double teinte.

Pour terminer en beauté, les parisiens ont le plaisir d’entendre une reprise de Blondie – qui aura certainement influencée la carrière de Brisa Roché. On en attendait pas moins pour être comblé.

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2 commentaires

  1. Je n’avais pas lu cet article– qui me fait tres tres plaisir. MERCI HIBOO!!!! Kisses et peutetre à La Maroq le 4? Brisa

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  2. Ah okayyy… C’était donc dans ce billet que j’avais entendu parler pour la première fois de la bande à John Mitchell ! Parce que je l’ai vu le 12 mars à l’International, en première partie des Molly’s, et comme je l’ai notifié dans mon live report, rédigé sur leur Space, j’avais un vague souvenir, mais je croyais que c’était dans un article de Matt, vu la consonance très punk du nom de son ancien groupe Bad Mama Dog :)

    Bon bah c’est cool, de retomber comme ça sur cette archive de septembre dernier… qui par ailleurs, vient d’ouvrir mes yeux de Strygidé sur le « Harvest Moon » de Neil Young, auquel je prête forcément mieux attention à présent en 2011, en raison d’une connexion avec un prochain minimix… donc merci Brisa :)

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