RPA & United Nations of Sound au Trabendo

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Le Trabendo
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Si vous avez manqué le début : après la troisième débandade de The Verve, quelque part en 2009, le Richard Ashcroft a resurgi en janvier pour annoncer la naissance d’un nouveau projet, baptisé United Nation of Sounds, puis lâcher dans la nature Are You Ready?. Depuis avant-hier, on sait que le groupe s’appelle en fait RPA & The United Nations of Sound et que l’album, intitulé bêtement United Nations of Sound, sortira le 19 juillet chez Parlophone. Voilà.

  • Date : 08.06.2010
  • Adresse : Parc de la Villette – 211, avenue Jean Jaurès ― 75019 Paris
  • Web : trabendo.fr

Le Trabendo est plein, malgré la mise à sac du Zénith par les trois gros de Them Crooked Vultures au même moment. Moyenne d’âge 30 ans, à peu près. Alone with Everybody est vieux et Urban Hymns, canonique. Ashcroft, pour sa part, frappe par sa candeur et la joie qu’il affiche en montant sur scène. Enterré, le mec tout gris qui faisait la gueule sur les photos promos de The Verve. Ashcroft donne l’impression de revivre. Au milieu de cette atmosphère de spotlights chamarrés, de chœurs gospel et de mélodies rythmées, sa croix en diamant autour du cou, scandant des titres comme Born Again ou Beatitude, levant les bras bien haut et haranguant la foule, le mec se donne des allures de prédicateur d’église télévisée ricaine.

La soirée, même si elle livre logiquement l’essentiel du nouvel album, est une célébration lumineuse de la carrière d’Ashcroft, passant par quelques incontournables : Lucky Man, A Songs for the Lovers et même Lonely Sound, cet UNKLE sur lequel il avait posé sa voir en 1998. Grosse fête. Encore plus grosse quand Ashcroft, revenu seul pour le rappel, attaque un set acoustique et enchaîne à la demande ― avec le public qui décide et tout, j’avais pas vu ça depuis Suzanne Vega en 2001 ― Check the Meaning, Sonnet et Brave New World. Suivent deux accords de Come on People (We’re Making It), aussitôt interrompus car une fille du premier rang demande The Drugs Don’t Work à la place. Meilleur moment de la soirée, clairement. Ne jamais oublier les vieux pots quand on vient vendre sa nouvelle soupe.

Au retour du reste du groupe, on passe au final fraternel : public qui reprend le refrain de This Thing Called Life en chœur, Ashcroft qui se fend d’une blague de fouteballe, qui ouvre les yeux et qui sourit, soirée qui finit comme il faut, tout le monde qui s’aime comme à la fin d’un concert de U2, mais en mieux, puisqu’il n’y a pas Bono et qu’on entend les oiseaux chanter en sortant. Enfin les vautours, plutôt. Éructer, plutôt. Une soirée sans mauvais choix, en fait, qu’on ait opté pour un concert ou l’autre.

» www.richardashcroft.co.uk

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Un commentaire

  1. Ton introduction ne fait donc que confirmer la supposition que j’avais faite ce mercredi après-midi, en constatant la différence entre la légende de tes photos et le titre du billet ! L’écoute de ce medley/trailer à la tasse de thé est ma foi fort prometteuse… d’un superbe cadeau pour les 30 ans d’Émilie du Mouv’ ;-)))

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