Anaïs

Drôle, sensible et talentueuse, Anaïs, chanteuse marseillaise, sera de passage à Rouen le 27 Janvier prochain. Plus qu’un concert, un véritable « one woman show » nous attend. D’abord à la FNAC, en show case l’après midi, puis au Trianon Transatlantique de Sotteville-lès-Rouen en soirée. Le concert du soir affiche d’ores et déjà complet. Rencontre avec cette jeune femme qui aime la scène, ses fans et les jolis textes.

Comment se passe la tournée Anaïs ?

Ca se passe bien, j’ai juste une petite bronchite qui m’embête un peu. Autrement tout se passe très bien.

Quel souvenir gardes-tu de ton dernier passage au Zénith de Rouen ?

Oui, il me semble que c’était en première partie de Florent Pagny. C’était une jolie rencontre. J’en garde un souvenir un peu particulier parce qu’on a pas forcément le même public. J’étais assez impressionnée de jouer dans une salle comme celle là, alors que je n’étais pas connue.

On sent en toi une vocation de comédienne, c’est aussi ton avis ?

Oui, je joue pas mal là-dessus dans mon « Cheap Show ». J’écris mes chansons sous un angle personnel, des choses m’échappent parfois assez vite. C’est vrai, je suis un peu comédienne, je ne suis d’ailleurs pas frustrée du tout puisque je peux ainsi jouer avec mes chansons. Le côté « One woman show » n’est pas volontaire mais naturel. L’important, c’est que les gens aient la banane lorsqu’ils sortent de la salle.

On a l’impression que tu vas un peu à contre courant de toutes les chanteuses qui parlent en permanence de la trentenaire célibataire ?

Je trouve que j’en parle un peu quand même, enfin on me le dit assez souvent. J’aime bien mon côté « rentre dedans ». J’utilise des textes classiques pour toucher toutes sortes de gens. De ce côté-là, on peut dire que je suis un peu comme les autres. Après, c’est vrai que j’ai plus un côté punk, je suis plus Pixies que Jeanne Cherhal !

Pourquoi ton premier album est-il un live ?

J’ai écrit mes chansons dans un contexte de scène, en ne pensant pas du tout à en faire des morceaux pour CD. Je me suis aperçu qu’en leurs rajoutant des musiciens, elles perdaient de leur force. J’aime écrire sur des moments, choper ces moments, chose que je fais beaucoup dans mon spectacle. J’avais surtout envie que l’album soit le reflet de ce que je faisais sur scène. Lorsque j’étais dans mon ancien groupe, nous avions traîné des morceaux pendant trois ou quatre ans avant de les enregistrer. Je trouve que ce n’est pas bon de les jouer trop avant. Il s’appelle « The Cheap Show », parce qu’il reflète une réalité crue, vraie. Ca aurait été n’importe quoi, à mon sens, de mettre des morceaux arrangés sur un cd.

J’ai un côté punk, je suis plus Pixies que Jeanne Cherhal !

A quoi ressemble le public d’Anaïs ?

On trouve de tout, des vieux, des jeunes. Je ne suis pas calculatrice, je fais des choses pour les gens. Les papas et les mamans viennent me voir avec les enfants. La plus belle chose au monde, pour moi, c’est de voir un enfant chanter « Mon cœur, mon amour ».

Ton site Internet est plutôt bien fait, participes-tu à sa vie ?

Oui, je gère tout ça moi-même avec un ami infographiste de Marseille. Un webmaster va bientôt nous rajouter un forum. J’ai voulu un site assez sympa, qu’il y ait des choses à écouter, des choses à découvrir. J’en suis contente parce qu’il plaît aux gens. Je le regarde assez souvent, notamment lorsque je sors d’une grosse journée de promo. Ca fait toujours plaisir de lire deux ou trois messages sur le livre d’or.

Es-tu occupée au point de te dire « Je ne sais plus pourquoi je fais ce métier » ?

Oui, bien sûr, ça m’arrive. Quand on arrive à rentrer chez soi seulement deux jours par semaine pendant un an, on est parfois un peu perdu.

Le mot de la fin ?

Keep the fesses !

http://anaisinyourface.free.fr

publié par Rod le 23.01.06

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