HibOO d’Live : Da Brasilians
Tweet
Découverts pour ma part en janvier 2008 à La Mécanique Ondulatoire en guise d’ouverture du Festival des Inaperçus qui se tenait lieu au Glazart un mois plus tard, j’avais été plus que séduit par les Da Brasilians, groupe parisiano-normand de son état.
Difficile en effet de ne pas accrocher à ces harmonies purement scarabéennes, à ces polyphonies vocales simples mais efficaces, mais surtout, surtout, a des compos sonnant diantrement bien.
Après un samedi 8 mai relativement bien rempli (HibOO d’Live avec Angus et Julia Stone dans l’après-midi, suivi de leur concert au Café de la Danse), je pensais avoir rendez-vous à St Lo dimanche pour filmer Da Brasilians.
Heureusement, après quelques échanges de textos, je comprends – via les horaires de train – que le lieu de rendez-vous n’est pas celui que j’avais présumé. Exit St Lo, c’est à Granville que je dois me rendre.
3h20 de train dans ma face plus tard, légèrement perturbé par un contrôleur en service vociférant comme un phacochère émasculé avec l’un de ses « collègues » en « off » (ils ne se connaissent pas, mais bossent pour la même boite, suffisant pour déblatérer à 90dB des conneries durant 2 heures) accompagnée d’une famille tout droit sortie du film Détour Mortel, jactant tout aussi puissant (le tout en première classe, le top pour se reposer … SNCF, à nous de vous faire préférer le train), j’arrive aux alentours de 16h45 « là-bas » (tout est fragile, tout est sauvage).
Alors qu’il a fait un temps pourri durant tout le trajet, me laissant redouter le pire pour l’exercice vidéo, Granville (ville de vieux qu’on me dit à l’oreillette) est miraculeusement illuminée ; à la sortie de la gare, un joli minibus m’attend … et je finis par atterrir dans ce que l’on peut définir comme « une maison surréaliste qu’il n’y a qu’au cinéma qu’on croit que ça existe mais finalement non« . Une énorme baie vitrée, ex-balcon réamenagé, dont la vue surplombée donne directement sur la mer, la jetée, la plage … le tout insonorisé à l’extrême. C’est ici même que l’on commencera à enregistrer quelques titres … mais très vite, nonobstant la magie manifeste du lieu, mes instincts de baroudeur reprennent le dessus, et je veux, tel un gosse pourri gâté impatient, filmer en bas. Là où il y a une simili tempête. Là où le sable s’incruste à l’intérieur du boitier et salit le capteur. La où prendre le son est aussi aisé que de faire pousser du maïs sur Neptune. L’appel du défi, en somme.La lumière est magnifique, et le groupe, poussé dans ses retranchements – ahhhhh ils m’ont fait chier avec leur histoire de clavier hein !!! – joue Revolution jamais interprété en acoustique pure. Comme quoi.
Da Brasilians : Shadows
Da Brasilians : Revolution
Da Brasilians : Janis
20h et quelques, on repart … je me suis farci plus de 7h de trajet pour enregistrer environ 1h de vidéo … et c’était juste géant. Donc oui, entre Da Brasilians et Satine, tu comprendras que ton plan de « tu veux filmer un artiste dans sa chambre » est en quelque sorte devenu obsolète. Merci d’avance :)
» www.myspace.com/dabrasilians
Les Da Brasilians joueront ce soir au Baron et le 28 mai à la Flèche d’Or. Quant à leur premier album, ce dernier verra ENFIN le jour à la rentrée scolaire 2010
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions




Capitaine Johnny 10.05.10 | 14:51
En fait, nous étions un petit peu censés le comprendre à chaque Hiboo d’Live, pas vrai ? :)
Mais il est vrai que celui de ce dimanche est l’un des + captivants côté récit et des + plaisants niveau captation : les aléas de ce Rod Trip valaient donc le coup !
Eliz 10.05.10 | 15:29
Superbe atmosphère!
Thibault Pailloux 10.05.10 | 20:07
Exceptionnel .. Extra, j’adore, vraiment.
Il y a tout dans cet HibOO d’Live : la musique, le cadrage, l’expo, les couleurs .. Du trés trés lourd !!
Par contre si j’avais une remarque minime à faire : je trouve que dans la seconde « Revolution », tu mets un peu trop de temps à arriver sur le groupe .. Mais rien de trés grave hun !
Love it.
La Sauterelle 11.05.10 | 09:12
Hé hé, Donville les Bains tres exactement.
(Ville de vieux, pas faux)
Bonnard cette session, encore un groupe que je découvre ici. Et merci pour les images from home ;-)