Mais c’est quoi ce Machin, mon Lapin ?!

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Ce 21 avril, ce n’était pas facile de choisir en dernière minute : Curry & Coco au Point Ephémère, les Bikinians à La Flèche d’Or… et – entre autres encore – les lapins déglingués à l’International.  Prends un dé, mon Dédé. Hop! Direction la rue Moret : Lapin Machin – bon choix : un grand moment que je ne les avais plus vu (ça devait être il y a près de 2 ans au Pop-In, avant la sortie de leur premier album) – cool : des retrouvailles.

» « Hello Lucie, ouais ça va et toi ? »

» « Ah Evelyne (aka « Lily l’Eclair », clavier, drums, voix), alors quoi de neuf ? Vous y allez, okay, cool! »

« Hello Violette (aka « Violette Lapin », voix, guitares, drums aussi par moment), ça va? Ah ouais, vous y allez. Cool… »

Arrivé pile à l’heure, donc. Fin de clope avec Jean-Pierre Lambda, très gentil ami d’ami du groupe, qui me conte avoir jammé récemment à New York avec des blueseux sympathiques et s’est ramené une petite G&L customisé…]

« Ah? Ca commence? Ok on descend, on arrive, on court ! »

Avec une maîtrise de plus en plus pertinente, une précision rythmique en pleine mutation (ils ont un tom, un vrai, pas seulement un truc en carton – « On s’est embourgeoisé » précise sur scène le batteur / bassiste / choriste), les Lapin Machin ont pas mal évolué. C’est carré, puissant, les nouveaux morceaux sont très bons et les anciens sonnent comme des vieux potes à votre porte qui vous dévisagent avec un air intrigué (« Hé, ça fait un baille, comment ça va ? Putain t’as changé »). On est limite Cold Wave par moment, avec quelques envolée de grattes rudimentaires mais tellement comme il faudrait qu’elles soient toujours qu’on y entrevoit sans soucis les post punk que vous savez. A d’autres moments, on est à la limite du psyché, mais à la limite d’un psychédélisme lo-fi sans prog, aussi bruyant qu’entêtant… Malgré tout, la précieuse antifolk foutraque et punky des débuts n’est jamais loin.

Et c’est comme ça que c’est bon.

Les lapins comme les lapines de ce beau machin exhibent toujours aussi fièrement l’approximatif d’un chant qui fleure bon la liberté (de ton, d’accent) et ont su, au moment de sortir leur 2ème album (We don’t Have a Car), ils restent frais, bruts, puissants, généreux, drôles et surtout : ils continuent à écrire d’excellents morceaux.

We Don’t Have A Car (CD) : deuxième album disponible.
myspace.com/lapinmachin

publié par Loïc le 22.04.10

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