Lepil + Tcheky Karyo + Caracol à la Flèche d’Or
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Les Arcades (Albi) - 5 juillet
La Flèche d'Or
The Bishops (23 mai)
Princess Chelsea (25 mai)
Difficile de trouver comment résumer la soirée lorsque les artistes affichent des univers différents. Peut-être est-ce à cause de cette diversité que la salle a du mal à se remplir convenablement. Pourtant la qualité était là.
- Date : 23.03.10
- Adresse : 102 bis rue de Bagnolet 75020 PARIS
- Web : www.flechedor.fr
Lepil (www.myspace.com/lepil)
Connu comme guitariste aux côtés de Mademoiselle K, Pilou profite du repos du groupe pour se focaliser sur lui. Il devient alors Lepil, un garçon qui échange la basse pour la guitare, et qui chantonne ses textes aux airs naïfs. Derrière lui on retrouve David (batteur du crew MadK) et à sa gauche Marc à la basse. Sur scène l’équilibre entre musique et parole n’a pas encore été trouvé. Les morceaux sont bien enchaînés, certains passages instrumentaux sont déments notamment grâce à sa guitare caméléon (le fruit de divers branchements et pédales), mais il manque quelque chose. Quoi me direz-vous? La lumière? non celle-ci colle avec justesse à l’ambiance. Quoi alors? La voix ! trop souvent noyée par une musique péchue, il est quasi impossible de comprendre les textes. Certes sa voix de non-ténor n’aide pas, mais lorsqu’il s’agit de titres plus acoustiques c’est le pied pour mes oreilles. Je ne saurais alors que vous conseiller d’écouter à Ma place, qui révèle selon moi au mieux son univers « lunaire » ; l’alchimie parfaite entre texte et musique. La salle compte ses spectateurs sur le doigt de la main, ce qui n’empêche pas Lepil d’être décontract’ et de déconner entre les chansons (perte de médiator, oubli de paroles, dédicace à un mec de myspace).
Tcheky Karyo (www.myspace.com/tchekykaryo)
Autant l’avouer de suite, je ne connaissais pas Tcheky Karyo avant ce soir. Qu’il s’agisse de sa carrière de comédien ou de chanteur, son nom ne m’évoquait rien. C’est avec surprise que je découvre un homme à la voix chaude, à la prestance remarquable et aux textes d’une grande richesse. Il commence son concert, seulement accompagné par un clavier; puis les musiciens arrivent mais le set n’en demeure pas moins intimiste. Le public de tout âge est attentif, l’artiste reste concentré. La majeure partie des chansons sont nouvelles et composeront son prochain album, c’est donc avec fragilité qu’il nous les offre. Les titres suivent mais ne se ressemblent pas. Tcheky Karyo alterne l’anglais, le français et l’espagnol; de même que ses chansons passent du blues, au jazzy ainsi que la ballade. Homme de scène, il exprime singulièrement la musique et proposera un moment de poésie où la salle plongée dans le noir n’aura qu’à se fier à ses oreilles et à écouter les mots couler comme l’eau versé dans un seau à ses pieds. Il s’agit vraiment d’une belle découverte, et il faudra attendre l’album pour mieux apprécier les plumes qui l’accompagnent (Jean Fauque pour ne citer que lui).
Caracol (www.myspace.com/caracolmusique)
Caracol a coupé ses dreads, et quitté son binôme Doba mais pour rien au monde elle n’abandonnerait la musique. Même enceinte (à vue de nez 7mois) elle continue d’être sur la route. Son set est très acoustique, pas de batterie, ni de basse; en guise d’accompagnement trois musiciens au banjo, guitare, tambourin/choeur. Quant à elle c’est plutôt le ukulélé, qu’elle pose joliment sur son bidon. La salle a déserté pourtant la Canadienne garde le sourire. Elle joue pour les présents, tant pis pour les autres. Tel un mouton de Panurges (et ma montre me faisant de l’oeil) je suivrai le mouvement et quitterai à reculons l’ancienne gare.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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