Olivia Ruiz au Trianon Transatlantique
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Que rêver de mieux, le jour de son anniversaire, que d’assister à un concert complet, avec une artiste incroyable, des musiciens charismatiques ? Alors que pour beaucoup, anniversaire rime avec souffler des bougies, j’ai pu manger des yeux et des oreilles la femme chocolat … récit d’un délice aux pays des merveilles.
Concert complet. Cela devient une habitude au Trianon Transatlantique depuis la rentrée. En effet, sort similaire pour Anaïs 2 semaines auparavant, et sort déjà clôturé pour les Ogres de Barback (10 mars). Olivia Ruiz, petite crème délicieuse, démarrera devant une salle comble aux alentours de 20h45.Comme l’avait précisé Olivia quelques heures auparavant en interview, elle aurait aimé avoir de nouveau Claire et Ses Radis, mais le Trianon ne fait jamais de première partie : dommage. C’est ainsi que « Le tango du qui » ouvre le bal, les lights sont majestueux, le son est comme à l’accoutumée dans cette salle parfait. Le public rouennais comme à son habitude aura du mal à se dérider, mais c’est mal connaître la fille du vent, qui va réussir à mettre l’ambiance.
Juste avant d’interpréter « I need a child », un jeune homme de casquette vêtue vouera sa passion à Olivia en l’insultant de « grosse salope ». Comme dirait Anémone « c’est fin, c’est très fin, ça s’mange sans faim ». La chanteuse sera choquée, avouant que c’est la première fois que ça lui arrive. Cela ne l’empêchera pas de rebondir avec humour, le jeune homme ayant quitté la salle entre temps.

La playlist ne diffère que de très peu du concert de Gravenchon donné en novembre dernier. On retrouvera les magnifiques « de toi à moi », murmuré et intimiste donnant des frissons, l’explosif « Escalier », le remanié sauce Dionysos « J’traine des pieds », le tube « la femme chocolat », le récurrent « qui sommes-nous », le subjuguant « Vitrier » ou le très drôle « thérapie de groupe ». Chaque morceau est interprété différemment, Olivia jouant de son timbre vocal au même titre qu’une actrice jouant un rôle : parfois touchante, parfois excessive, parfois drôle, parfois révoltée … on peut parler de schizophrénie artistique :)
Ce qui différencie les concerts d’Olivia Ruiz avec bon nombre de groupes, c’est la part d’impro laissée. Les musiciens ne cessent de se vanner, Olivia change la playlist au dernier moment, elle rebondit sur les propos du public : on est d’ailleurs plus proche d’un spectacle car l’interaction humoristique est omniprésente. On notera aussi les arrangements légèrement modifiés non seulement par rapport à l’album, mais par rapport à son dernier passage en Normandie.
Cerise sur le gâteau, lors de la traditionnelle fin de concert made in Olivia (qui demande au public de rester pour photos et autographes), les plus téméraires auront la chance de croiser Mathieu de Dionysos (présent dans la fosse pendant le concert), jadis venu en ces lieux pour leur premier album. Un concert absolument dantesque, un public lent à démarrer mais impossible à arrêter (2 rappels, ovations tonitruantes), technique son et lumière irréprochables … pour ceux et celles qui auraient encore des doutes sur l’effet Ruiz et la gourmandise qu’elle suscite, cours de rattrapage au forum Fnac le 22 mars prochain, pour un show case avec formation réduite …
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benijbenja 16.10.08 | 11:43
c’est lourd de vérité ce que tu raconte… Lire ces lignes et regarder tes photos, c’est un peu y être… Félicitations. BC