Phoebe Killdeer + Heliogabale à la Flèche d’Or

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Deux groupes rock menés par des femmes foulent la Flèche d’Or ce soir. L’un dans un style classique, l’autre plus indépendant ; de quoi passer une bonne soirée à priori. Mais c’était sans compter sur le retard …

  • Date : 11.03.10
  • Adresse : 102 bis rue de Bagnolet 75020 PARIS
  • Web : www.flechedor.fr

Heliogabale (www.myspace.com/heliogabale)

Annoncé à 19h30, j’arrive essoufflée devant une Flèche d’Or vide à 20h. On m’explique que le premier groupe ne jouera pas avant 21h30. Je décide de rester car l’envie de revoir Phoebe Killdeer est grande. Le temps passe lentement, la salle se remplit au même rythme avant d’atteindre une capacité correcte lorsque Heliogabale branche ses instruments. Je découvre ce groupe français en même temps qu’une bonne partie du public, qui reste sceptique. Tout le long du set les applaudissements sont respectueux, mais pour sûr il n’y aura aucune effusion de sang. La prestation est inégale, voire ennuyeuse. Sur scène les trois musiciens (basse, guitare, batterie) envoient un son propre et bien rythmé, qui perd de son intensité lorsque les paroles sortent. La chanteuse quant à elle parait absente. Elle psalmodie des chansons dans un anglais, dont bien souvent elle mâche les mots ; ses rares interventions sont futiles car très (ou trop) imagées. Cependant lorsque sa voix déraille, les titres deviennent plus émouvants. Au final un sentiment qui me laisse perplexe, tout comme les premiers mots que la chanteuse prononcés en entrant sur scène Tous sont là, les vivants et les morts (??).

Phoebe Killdeer and the Short Straws (www.myspace.com/phoebekilldeer)

L’heure du concert tant attendu sonne. Phoebe Killdeer et les Short Straws (sauf le batteur) déboulent sur scène et entame leur set avec He’s gone, un titre parfait qui met tout le monde en valeur, autant par le son que par la lumière, et crée une ambiance. Des anciens morceaux s’alternent à de nouveaux dont Fade out line, un titre plein de volupté et douceur. Principalement rock et dansant le concert donne envie d’exhaler nos plus profonds démons. Mais ce n’est qu’à la demande de l’Australienne que le chaleureux public se lâchera. Du reste le groupe reste fidèle à ce qu’on connait d’eux: hypnotisant, qu’il s’agisse des pas de danse de Cédric, des mimiques théâtrales de Phoebe ou du swing d’Alex. Le concert passe très vite, les parisiens réclament un rappel et le groupe revient pour une ultime chanson, plutôt calme Up&down -un titre qui met l’eau à la bouche concernant le nouvel album (très vite on espère).

publié par zecharlie le 12.03.10

myspace.com/charli3adrienn3

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9 commentaires

  1. surpris d’apprendre qu’ Heliogabale a encore une activté, voire une existence. Je m’en etais arreté à leur production experimentale et tres interessante du siecle dernier…

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  2. tout d’abord, il faudrait vous équiper au hiboo de vrais journalistes ayant une « culture » musicale un peu pointue pour pouvoir prétendre écrire sur certains groupes « mythiques » de la scène noise française et non pas confier ces missions à une jeune bourgeoise sortant de son cours de gym et ne sachant même pas lire un horaire sur un programme!… concernant le concert d’HELIOGABALE et pour y être venu avec toute une bande de purs fans de la première heure, je voudrais témoigner de mon bonheur à les voir enfin remonter sur scène pour nous livrer leurs tout nouveaux morceaux en avant première, et le résultat fut à la hauteur de notre attente: fulgurant set d’une heure coupant l’herbe sous le pied du second groupe qui ressemblait du coup à un groupe de reprises ramant de toutes ses forces pour nous faire croire qu’il se passait quelque chose….La tension et la certitude d’un moment rare étaient ce soir du 11 mars définitivement accrochées aux bras d’HELIOGABALE et la grâce ne s’explique pas, surtout pas à certains!…

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  3. charlotte 14.03.10 | 14:43

    Je plaide coupable de mon ignorance. Il faut dire que fin des années 90 j’étais encore dans le mood « boys band »; excuse mon jeune âge.

    En rentrant chez moi, j’étais néanmoins curieuse d’apprendre qqch sur ce groupe, j’ai googlé et appris que plusieurs cd avaient vu le jour. Tant mieux pour eux. Désolé de ne pas avoir été touché par leur soit disant grâce; la musique est hyper subjective. En totu cas j’ai parlé après le concert avec qq personnes, plus vieilles que moi, et 1 elles n’avaient jamais entendu parler du groupe, 2 ils ont trouvé le set chiant.

    Pour terminer, si j’étais journaliste professionnelle, je ne perdrais pas mon temps à écrire bénévolement pour un web. Mon plaisir actuel est juste de partager mon avis, mes découvertes.

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  4. NO COMMENT…
    trop de choses à dire et pas le temps d’en perdre avec une baltringue….

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  5. Je sais pas qui est ce Carlo, à part un gros con. Se la ramener parce qu’il a la culture de connaitre Heliogabale… ouahhh incroyable.
    Et un vrai courageux. Il arrive, lance le débat au milieu d’un flot d’insulte et quand Charlotte répond, il lui dit j’ai pas de temps à perdre avec toi…

    Bordel pour avoir bien connu toute la scène de cette époque là je continue à préférer la musique de ces groupes à tous les connards prétentieux qui l’écoute.

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  6. l’écoutent d’ailleurs !

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  7. Je pense qu’il ne faut pas accorder d’importance à ce type d’individu hautain et si peu ouvert d’esprit.
    Et peu importe si le groupe à présenté un set somptueux ou pas, c’était le set du moment et puis, tous les goûts sont dans la nature (Tout l’égout sont dans la nature?), non?

    Bravo à toi Charlotte !
    Ceux qui te connaissent vraiment apprécient ton professionnalisme et ton talent de critique !

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