HibOO d’Live : Titiyo

Les rencontres dans le milieu dans lequel j’évolue sont comparables à des notes de musique : un air passe d’une oreille à une autre, et puis un jour l’oreille x en parle à l’oreille y et se retrouvent finalement à papoter ensemble alors que rien ne laissait présager une quelconque rencontre.

Un jour, j’ai shooté une jeune fille particulièrement séduisante à un des concerts de Yodelice à la Cigale. Clémentine habite dans le sud de la France et s’est déplacée exprès pour voir l’éphèbe Nucci interpréter dans une ambiance burtonienne son répertoire. Après le triomphal show, direction les tréfonds de Pigalle pour finir la soirée autour d’un verre, qui se finira inéluctablement par un ajout contact sur Facebook. Une histoire ordinaire, qui ne laissait entrevoir rien d’autre qu’un simpiternel « Ho, t’es connectée ! Ca va ? »

Quelques mois plus tard, Clémentine me balance qu’en fait, elle est l’assistance d’un certain Kévin Z, et qu’elle aimerait que je fasse un HibOO d’Live avec Titiyo.

La fraîche quarantenaire est originaire de Suède, et opère dans un registre aux antipodes melancolico-orchestra d’un Thus:Owls. On pourrait sans doute – si on la cataloguait à la française, seul pays au monde à donner une étiquette par « style » lui même contestable – dans la variété pop. Comme toute chanteuse nordique qui se respecte, Titiyo possède une voix unique, une élégance et une grâce qui imposent le respect.

On se fixe donc un rendez-vous aux Buttes Chaumont le 4 mars. A 15 heures. Ce jour là, il fait giga froid. Et pas qu’un peu. Les marmots braillent, le vent cinglant cisellent les visages plissés, quelque peu tailladés par des rafales venteuses. Sauf que voilà, Kevin, Clémentine, Titiyo et sa guitariste n’arriveront qu’à 16 heures. Le temps de recoller mes doigts tombés depuis, je leur présente mes excuses pour la température, et que si cela posait problème on pouvait aller ailleurs. Tout le monde semble prêt à braver le souffle glacial tout droit sorti de King Arthur « What power art thou » (Henry Purcell) – surtout les dernières paroles « Let me freeze again to death » … on n’en était vraiment pas loin.

Histoire d’assurer, malgré 2 bonnettes anti-vent installées, je me suis déshabillé pour enrouler mon pull autour du p’tit Zoom H4n très très sensible aux bourrasques typhonesques. Sur les 2 titres interprétés, un part directement à la poubelle, à cause d’un PUTAIN DE GOSSE QUI A PLEURE PRECISEMENT 4 MINUTES 30 juste parce que sa mère ne voulait pas lui acheter une crèpe et qu’elle ne lui disait pas de se taire.

Reste alors le titre qui a fait connaître Titiyo, Longing for Lullabies, dans une version très acoustique et dépouillée. 16h30, la lumière est jolie, le soleil se faufile entre les arbres séculaires, les flares apparaissent par magie, on sent les 2 musiciennes congelées, mais gardent le sourire (compassion ? pitié ? :)) lorsqu’elles me voient en tshirt.

Une rencontre très cute, très courte aussi (merci NRJ), mais un superbe moment. Titiyo débarquera avec son album « Hidden » en France dès le 23 mars.

T’sais quoi ? Même pas malade.

Titiyo : Longing for Lullabies

» www.myspace.com/titiyo

Mon dieu, en cherchant une version de Cold Song (King Arthur, Purcell), je suis tombé sur une version interprétée par Arielle Dombasle. Ceci dit, la version Klaus Nomi vaut son pesant d’or, ridiculisant, dès 1981, le look actuel de Lady Gaga.

publié par Rod le 05.03.10

archives.le-hiboo.com

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4 commentaires

  1. Punaise il est bon le son malgré le vent dis donc. Très belle lumière propre au Hiboo.
    La Blogo peut aller se coucher et continuer à nous raquetter au Scopitone, on s’en cogne… WE ARE OWL!!

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    • g un petit bug de decalage …. je vais donc le refaire :)

      sinon c’est gentil, mais la blogo c’est encore – pour l’instant – le niveau au dessus hein :) mais j’apprecie la comparaison, ca flatte. forcement.

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  2. La vidéo et la chanson sont juste magnifiques, ton idée de filmer en extérieur était vraiment bien. Le résultat est impeccable!

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  3. Oui, magnifique jusqu’à la dernière seconde (c’est mon côté chouteur naturaliste qui cause, là :) Et c’est une belle histoire avec sa happy end : tant mieux si « la pêchouille est toujours au RDV » (comme disent mes amis Hôtéliens) de ton côté, Rod : c’est une grâce divine en récompense au high level de l’ensemble de ta semaine ;-)

    Sinon, t’sais quoi de ton côté ? Vendredi à 21.12, j’étais précisément avec une jeune fille particulièrement séduisante :) Que tu pourrais bien croiser en partant Hibood’liviser où tu sais… Preuve ultime en tout cas, que comme je te le disais tout à l’heure, « we share the same state of mind » !!!

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