We Are Only Riders – The Jeffrey Lee Pierce Sessions Project
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Tracklist
- Nick Cave - Ramblin' Mind
- Mark Lanegan - Constant Waiting
- The Raveonettes - Free to Walk
- Lydia Lunch - When I Get My Cadillac
- Debbie Harry - Lucky Jim
- David Eugene Edwards - Ramblin' Mind
- The Sadies - Constant Waiting
- Mark Lanegan & Isobel Campbell - Free To Walk
- Lydia Lunch - St Marks PLace
- Crippled Black Phoenix - Bells on The River
- Cypress Grove - Ramblin' Mind
- Johnny Dowd - Constant Waiting
- Nick Cave & Debbie Harry - Free To Walk
- Mick Harvey - The Snow Country
- David Eugene Edwards & Crippled Black Phoenix - Just Like Mexican Love
- Lydia Lunch, Dave Alvin & The JLP Sessions Project - Walking Down The Street (Doin' My Thing)
Muziekcentrum Trix (Anvers) - 3 mars
Lydia Lunch
Caveau des Trinitaires (Metz) - 29 février
Heretic Club (Bordeaux) - 8 mars
Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Découvrir The Gun Club, par une froide soirée de février fait partie de ces choses là. Je ne résumerais pas ici l’histoire de ce mythique groupe de blues punk des eighties et de son leader torturé Jeffrey Lee Pierce, mort dans la misère en 1996, d’autres l’ont fait bien plus talentueusement que je ne le ferais.
Je vous parlerai juste de cette cassette que Cypress Grove, le guitariste de Jeffrey Lee Pierce, a retrouvée dans son grenier un beau jour de 2006, une vieille cassette intitulée ‘JLP Songs’. Dedans, il y redécouvre des démos d’excellents morceaux jamais finalisés, enregistrés lors de sessions pour leur album Ramblin’ Jeffrey Lee and Cypress Grove With Willie Love, sorti en 1992.
Trois ans plus tard sort We Are Only Riders : The Jeffrey Lee Pierce Sessions Project, qui réunit des amis de Jeffrey Lee Pierce et parmi ses plus fervents héritiers, de Debbie Harry (Blondie) aux Raveonettes, de Nick Cave à Lydia Lunch, sans oublier Mark Lanegan, Isobel Campbell, Mick Harvey ou David Eugene Edwards (16 Horsepower) – et Cypress Grove, évidemment.
Aux trois chansons de la cassette (« Ramblin’ Mind », « Constant Waiting » et « Free To Walk »), d’autres inédits seront bientôt ajoutés, après avoir été envoyés par des proches et amis.
We Are Only Riders pourrait être un peu facilement rangé dans la catégorie « tribute », après tout on ne compte plus les projets de compils, tributes et autres best of, qui envahissent les rayonnages, et qui ne sont qu’un moyen supplémentaire pour les labels d’engranger un peu d’argent facilement. Ici, il n’est bien évidemment pas question de ça : d’une part parce que le casting est aussi prestigieux que cohérent et surtout, parce que les différentes interprétations sont globalement superbes et d’une sincérité indubitable. Dans ce registre résolument blues-folk, Nick Cave et Mark Lanegan livrent parmi les plus belles versions de « Ramblin’ Mind » et « Constant Waiting », mais on aurait tort de ne pas mentionner le « Free To Walk » crépusculaire des Raveonettes, ou « Just Like A Mexican Love » de David E. Edwards & Crippled Black Phoenix tandis que Lydia Lunch livre le déchirant « When I Get My Cadillac ». Le nombre d’invités n’entame en rien l’homogénéité du disque, bien au contraire, les sessions semblent définitivement avoir été hantées par le fantôme du fondateur du Gun Club. Face à la figure de l’artiste maudit qu’incarne Pierce, face à ses excès, à ses fulgurances, les morceaux dépouillés de We Are Only Riders paraissent comme apaisés, et sont à coup sûr une invitation à découvrir ou redécouvrir le Gun Club, influence majeure de Noir Désir, des White Stripes ou encore des Pixies.
Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Ecouter We Are Only Riders, hommage débordant d’admiration, touchant, hanté d’une mélancolie poignante, fait partie de ces choses là.
» www.myspace.com/jlpsessionsproject
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Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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