Band of Skulls : Baby Darling Doll Face Honey
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Tracklist
- Light of the Morning
- Death by Diamonds and Pearls
- I Know What I Am
- Fires
- Honest
- Patterns
- Bomb
- Impossible
- Blood
- Dull Gold Heart
- Cold Fame
Ça commence par des paroles scandées d’une voix éraflée sur un bon gros riff bluesy, pour enchaîner sur des guitares craspecs, et boum, ça t’embarque avec une facilité déconcertante dans un rollercoaster blues rock, avec embardées garage, folk ou rock 70′. Les responsables ? Un trio de rejetons illégitimes de Jack White et Allison Mossart (the Kills)/Karen O (Yeah Yeah Yeahs). Et originaires de Southampton, qui plus est, et non d’un bled paumé de l’Ohio ou de l’Idaho, voire du Mississippi, où il n’y aurait rien de mieux à faire que traîner ses boots fatiguées dans ce rock plus acéré que poisseux.
Disons que Russell Mardsen (guitare, chant), Emma Richardson (basse, chant) et Matt Hayward (batterie) sont probablement plus Stones que Beatles.
La première partie de Baby Darling Doll Face Honey est la plus whitestripessienne (tu permets que j’invente un ou deux adjectifs au passage ? Merci), avec l’enchaînement qui déscotche de son siège Light of the Morning, Death by Diamonds and Pearls et l’hymne I Know What I am, qui colle au crâne dès la première écoute.
Après toutes ces guitares bien trempées, on est un peu surpris de tomber tout à coup sur Honest, parfaite ballade folk à trois guitares portée par la voix d’Emma Richardson, au naturel plein d’émotion. La suite part dans une demi-douzaine de directions différentes, forcément, ils sont tous les trois auteurs/compositeurs. Il en ressort le garage Bomb, un Patterns intrigant qui ne demande qu’à être apprivoisé et qui met à nouveau la bassiste sur le devant de la scène, le lascif Blood et Impossible, un des meilleurs titres de l’album, au lancinant riff blindé de reverb.
Même si quelques titres sont plus inégaux, comme Fires ou Cold Flame, l’ensemble est terriblement attachant, sans doute grâce aux voix de Russell Marsden et Emma Richardson qui se répondent et se superposent avec une subtilité qui surprend (Blood, Dull Gold Heart…). Peut-être bien aussi grâce à la basse de la chanteuse, groovy à souhait (la basse, pas la chanteuse)(quoique).
Baby Darling Doll Face Honey est, comme son titre, un peu bordélique mais joliment addictif, rugueux et sexy, aussi troublé que troublant, et qui se paie le luxe de se bonifier au fil des écoutes, on n’en demandait même pas tant !
Et puis comme on est comme ça, on vous donne aussi à écouter trois titres en acoustique qu’on a enregistrés avec nos petites mimines : Impossible, Honest et Patterns, parce que, tout simplement, en un mot comme en cent, sans tergiverser et pour dire les chose telles qu’elles sont dans la vraie vie : ces versions sont belles à tomber par terre.
» www.myspace.com/bandofskulls
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