Top des 10 meilleurs albums 2009 selon DPC

AGENDA RELATIF
Franz Ferdinand
  Festival Beauregard (Hérouville-Saint-Clair) - 8 juillet
Kasabian
  Cirque Royal (Bruxelles) - 22 février
  Maag Event Hall (Zurich) - 27 février
The Black Box Revelation
  Le Nouveau Casino (Paris) - 12 avril
  Festival des Artefacts (Strasbourg) - 14 avril

The Raveonettes — In and Out of ControlThe Raveonettes ― In and Out of Control

Présents dans mon top 10, oui. Comme quoi tout arrive. Les Raveonettes ont livré cette année un album qui tient la route, agréable du début à la fin, consistant et complet, ce qui n’arrive plus tellement dans cette époque de zappage constant. Rien que pour ça, le duo danois mérite des félicitations.

Pete Yorn & Scarlett Johansson — Break UpPete Yorn & Scarlett Johansson ― Break Up

Je sais, j’ai honte. Mais depuis 2005 et le premier effort de la curieuse association Lanegan – Campbell, j’ai un sale penchant pour les disques de gars et de filles qui écrivent des chansons ensemble. De ce côté-là Break Up et sa pop sautillante est une réussite, l’association est brillante et on se croirait tout du long dans un léger printemps californien avec des décapotables old school, des robes en dentelles et du soleil acidulé qui baigne le tout. Une fois pelotonné dans le froid de ce mois de décembre, forcément, ce genre d’album ne peut que gagner des places au classement.

The Hard Lessons — Arms ForestThe Hard Lessons ― Arms Forest

Le trio d’Ann Arbor a gagné en épaisseur depuis son primesautier Gasoline de 2005, et c’est une bonne chose car depuis que les White Stripes, Brendan Benson et Blanche ont déménagé, que les Paybacks et Electric Six sont retombés dans l’oubli et que les Von Bondies se sont assis sur les espoirs qu’on avait mis en eux, Détroit ne peut plus vraiment compter que sur eux. Confirmation avec la pop immédiate d’Arms Forest et son brin de folie qui contre-balance son dangereux penchant pour le larmoyant, heureusement passager. Je leur souhaite encore plein d’albums dans le genre pour les années à venir et autre chose que des Batofars quand ils repasseront par ici.

The Pains of Being Pure at Heart — The Pains of Being Pure at HeartThe Pains of Being Pure at Heart ― The Pains of Being Pure at Heart

Difficile de ne pas finir dans le top 10 de l’année quand on marie aussi bien The Jesus and Mary Chain avec les Smiths, point. The Pains of Being Pure at Heart ont rythmé mon année avec leurs morceaux étincelants, réservés, éthérés et jamais saoulants, comme les premiers rayons de soleil juste après la pluie, comme un été avec la tête dans le frigo, en supposant bien sûr qu’on puisse envisager de passer l’été la tête coincée dans son frigo. De ceux-là aussi, on peut attendre beaucoup dans ces années 10 à venir.

Franz Ferdinand — Tonight: Franz FerdinandFranz Ferdinand ― Tonight: Franz Ferdinand

Parce que Franz Ferdinand reste Franz Ferdinand. Parce que même après cinq ans, trois albums et une moustache, Franz Ferdinand passe encore facilement comme un groupe en devenir à qui tout réussit, à qui tout sourit, avec qui tout marche, des percus transes qui allongent Lucid Dreams à perte d’ouïe aux rythmiques chaloupées et anachroniques qui balancent sur Can’t Stop Feeling, en prenant le temps de donner une digne suite à Eleanor Put Your Boots on avec Katerine Kiss Me. Si j’avais un groupe, tant de talent et de belles gueules dans un même projet, ça me déprimerait.

Mumford & Sons — Sigh No MoreMumford & Sons ― Sigh No More

L’année dernière, j’avais fait la gueule à Fleet Foxes parce que tant de barbes et de neurasténiques en bois dans un même groupe, ça me déprimait. Alors le Ciel m’écouta, alors la mer s’ouvrit en deux, alors surgirent Mumford et ses fils sur leurs fringants poneys avec leur folk cool qui elle au moins se bouge le fion comme aurait pu le faire celle de la baraque à Fleet si ces derniers n’avaient pas trouvé drôle d’assaisonner leurs corn flakes au valium pendant toute l’année 2008. Sigh No More a donc tout de suite marché sur moi, dès la première écoute, comme si je le connaissais depuis toujours ― surtout que l’intro de Winter Winds ressemble au refrain de Comme des enfants de Cure de Picrate, mais on s’égare ― et se retrouve donc devant Franz Ferdinand sans aucun effort [et même sans moustache].

The Black Box Revelation — Set Your Head on FireThe Black Box Revelation ― Set Your Head on Fire

J’ai l’impression de n’avoir écouté qu’eux, cette année. Au risque d’en rajouter une couche, Paternoster et Van Dijck sont donc la meilleure chose qui soit arrivé à la Belgique depuis dEUS. Set Your Head on Fire sent peut-être la peinture fraîche du texte assez creux, on voit un peu les raccords ici et là dans l’idée mais l’exécution, mazette, au point de se permettre de botter le cul à Ghinzu le soir du Bataclan d’avril dernier laisse deviner qu’on devrait revoir le duo plus haut dans le classement pour les albums à venir, peut-être ici-même l’année prochaine puisque le deuxième album, Silver Threats, sort le 1er février. À suivre.

The Yeah Yeah Yeahs — It's Blitz!The Yeah Yeah Yeahs ― It’s Blitz!

J’avoue, quand j’ai vu débarquer en mars les Ouais Ouais Ouais avec leur album sans guitare, j’ai ri. J’ai trouvé Zero pas mal, mais j’ai ri. Ensuite j’ai passé mon chemin, oublié l’affaire et ce n’est qu’à la fin de l’été que l’idée de quand même jeter une oreille à ce troisième effort histoire de ne pas mourir idiot m’a traversé l’esprit. La place à laquelle termine It’s Blitz! raconte la suite d’elle-même : les Yeah Yeah Yeahs ont atteint l’âge de maturité, celui auquel on est plus sérieux même si on pense être toujours aussi rock n’roll qu’avant. Le premier EP est loin mais ce qu’on a là ouvre des horizons en t’emportant plus loin. C’est ça l’expérience, non ?

The Dead Weather — HorehoundThe Dead Weather ― Horehound

Jack White est mon homme de maison. Voilà.

Kasabian — The West Ryder Pauper Lunatic AsylumKasabian ― The West Ryder Pauper Lunatic Asylum

Si on m’avait demandé l’année dernière un classement théorique pour 2009, j’aurais imaginé mettre Editors à cette première place, Ghinzu peut-être, Placebo pourquoi pas, sans même considérer une seconde ce troisième Kasabian. Et puis la déception de Mirror, Mirror, et puis la blague Battle for the Sun, et puis les claviers Bontempi et le colonel de la Wehrmacht qui envoient In This Light and on This Evening rejoindre The Resistance de Muse dans la boîte à choses honteuses de l’année, et puis Kasabian qui livre un album mortel, deux lives énormes et même un écran plasma ― comprenne qui pourra ―. Je n’avais ― étrangement ― pas aimé le premier album, je n’avais pas eu l’occasion de vraiment bien me pencher sur le deuxième et là, vraiment, ça fait du bien de se rattraper.

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10 commentaires

  1. Kasabian c’est pas celui ou Dan the Automator a bossé?

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  2. magnifique, un top ou je n’aime meme pas 20% dedans ! :)

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    • Oh c’est vrai ?? Punaise ça me fait super-plaisir, c’est le meilleur compliment que tu pouvais me faire héhéhé.

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  3. Bah, pour un Emouvu, c’est un top qui se conçoit très bien… sauf quand on veut jeter Muse, les Editors et Placebo aux oubliettes… Bref, viendez sur mon blog, vous verrez jeudi :)

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    • Alors :
      - Jeter le dernier [enfin espérons qu'il le soit] Muse est un devoir.
      - Le Placebo, quant à lui, aurait été mortel s’il avait été enregistré il y a 10 ans avec un peu plus d’humilité, moins de fioritures lourdes et inutiles et sans l’envie flagrante de séduire les États-Unis [une manœuvre on ne peut plus hasardeuse puisqu'ils risquent au passage de se mettre leur historique public européen à dos sans pour autant conquérir les USA et se retrouver Gros-Jean comme devant.].
      - Pour Editors, enfin, je soutiens la thèse de l’erreur de parcours. Certains aiment, je ne leur en veut pas, mais à mon sens il y a des aspects des années 80 qui auraient mieux fait d’y rester, t’vois.

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  4. Un devoir ? Impossible : j’ai l’édition spéciale de « The Resistance », avec le DVD ! De toutes façons, désobéir aux devoirs, et sans mauvais jeu de mots, résister, c’est bien là l’essence même du rock & roll !!! And I live on an equal footing with Tonio, le + grand fan de Muse de tout le 93, à égalité avec mes 3 amis du groupe Hotel, qui en viennent à être considérés comme « le Muse Français » ;)

    « Battle For The Sun » de Placebo ? Disons que le single éponyme ne m’avait pas emballé à l’origine, certes, mais les suivants m’ont beaucoup + conquis !

    Quant aux Editors, j’ai également acheté leur nouvel album, sur la base de « Papillon  » (un premier single qui reste finalement le meilleur titre :) et des morceaux de leur précédent opus qui firent les grandes heures de l’Indé 30 (« An End Has a Start », « The Racing Rats ») et c’est vrai que j’ai été légèrement déçu à la première écoute, de même que du fait de retrouver un son saturé dans un titre bonus ! Mais bon, la couv’ est tout de même de toute beauté, et en live, si j’en crois la review que j’ai lue ici tout récemment, la présentation de ce disque déchire tout, apparemment ! Par contre, pour ce qui est des « aspects des années 80″, étant natif de 1984 et ayant véritablement plongé dans le rock seulement en 2005, je te laisse l’entière responsabilité de ton jugement ;-)

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    • - Héhéhéhéhéhéhé. Non mais sérieusement, désolé mais The Resistance reste une vaste blague pour moi. Point.

      Après Placebo et Editors, question de goût, mais vraiment, vraiment, ce Muse… J’en suis au point de me demander comment ils ont empli leurs Stade de France. Ça me dépasse.

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  5. TiJean2910 30.12.09 | 09:10

    Résolument rock, ce classement! Je suis loin d’aimer tous les groupes présentés ici (on pourrait parler du manque de saveur de Scarlett J., de cette fichue tendance à faire du rock à la sauce 80’s comme les Kasabians). Tous les goûts sont dans la nature mais le dernier Muse n’est quand même pas la comédie musicale Mozart. The Resistance sonne au moins juste et cohérent du début à la fin de l’album, contrairement au précédent. Même s’il s’éloigne de l’esprit original, il a au moins le mérite de montrer que le groupe peut se renouveler et continuer à proposer des albums intéressants. On en reparle dans 4 albums de Dead weather!

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    • Ah ça oui c’est cohérent dans la mégalomanie et le pompeux, je ne puis qu’acquiescer. Mais même réponse qu’au capitaine Johnny : je ne comprends pas comment on peut apprécier. Quelques personnes de mon entourage l’ont acheté, certaines ont même aimé et j’ai eu de loooooooooooongs débats avec eux pour comprendre POURQUOI cette chose leur plaît (et surtout pourquoi se penchent-ils sur Muse seulement maintenant après avoir loupé les premiers disques), mais ça reste inexplicable. Je suis devenu hermétique à ce groupe. Pourtant c’est pas faute de les avoir défendus en mon temps, hein.

      [Arf t'inquiète pour DW mon avis sur eux sera éternellement subjectif, comme avec tout ce que pond White. Faut que je vive avec, c'est tout.]

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